J’ai arrêté de te courir après : témoignage de Camille

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Le jeu du chat et de la souris définit de trop nombreuses relations amoureuses. Mais ce jeu auquel on attache souvent l’expression « fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis », n’est que la preuve d’une histoire déséquilibrée, manquant de réciprocité et de sincérité. Ce sont souvent des personnes qui manquent de confiance en elles qui se retrouvent dans une telle situation de dépendance affective. Leur peur de l’abandon sous-jacente les maintient malgré elles dans l’acceptation de ce qui n’est pourtant pas tolérable en couple. Ne fais pas à l’autre ce que tu ne veux pas qu’il te fasse, voilà l’adage que les deux partenaires devraient respecter. Hélas, ce n’est pas toujours le cas. Mais il n’est jamais trop tard pour avoir un déclic et comprendre qu’on mérite mieux qu’une relation vide de sens. C’est le cas de Camille qui nous livre son témoignage. J’ai arrêté de te courir après, c’est avec soulagement qu’elle nous explique comment elle se sent aujourd’hui.

J’ai arrêté de te courir après : témoignage de Camille

Mes journées (et même mes nuits !) ne sont plus rythmées par toi, toi, toi et cela fait un bien fou !

Je me sens libérée d’un poids, de ce fardeau pourtant invisible mais que je portais bel et bien, celui de mes émotions et de mes sentiments, de mes espoirs déçus et de mes attentes inutiles.

Tellement de temps à espérer tes messages, tes appels, un signe de toi. A guetter bêtement mon téléphone, à me préparer pour un rendez-vous pour lequel tu avais une heure de retard. Mais j’acceptais tes excuses, tes manquements. Tes mensonges…

Heureusement j’ai fini par ouvrir les yeux, par comprendre, par me confronter à la réalité. A accepter de te voir tel que tu es réellement. Et ce n’est pas beau à voir.

L’homme que je voyais en toi n’existe pas. Je t’ai idéalisé, ne voulant pas voir tes ombres, ta vraie personnalité.

Et ce que j’ai constaté est un triste tableau. Tu es un homme qui ne mérite pas qu’on se remette en question pour lui.

Je suis si heureuse aujourd’hui de t’avoir vu sous ton vrai jour, enfin.

Tournent en boucle dans ma tête les paroles obsédantes « Libérée, délivrée » de la Reine des neiges de Disney et je me dis que ce n’est pas grave ! Je veux bien avoir la migraine une semaine à cause de cette chanson tant que je suis guérie de toi ! Et je me sens solidaire de toutes les femmes qui, comme moi, ont connu une forme de dépendance affective et qui en sont sorties aujourd’hui !

Oui, je ressens une nouvelle légèreté depuis que j’ai arrêté de te courir après, que j’ai cessé d’espérer et de t’attendre pour rien. En vain.

Pendant des jours, des semaines, des mois, j’ai été celle qui a essayé de faire exister notre histoire. J’ai eu honte parfois d’avoir mis autant d’énergie dans une relation qui était vouée d’emblée à l’échec. Mais je ne le voyais pas alors.

C’est comme si c’était un défi pour moi, comme si je devais te mériter. Triste et puérile comme façon de faire. Quand on se voyait, tu te positionnais comme si tu me faisais une faveur, comme si j’avais de la chance que tu aies du temps à me consacrer.

Toi tu décidais, moi je subissais.

Aucun équilibre là-dedans, aucune réciprocité, pas de sincérité et encore moins de respect. De l’amour ? N’en parlons même pas. Je ne pense pas que tu saches aimer de toute façon. C’est un sentiment qui t’est étranger.

Tout ce que tu dis, tout ce que tu fais, ce n’est que par intérêt.

Tu interagis avec les autres en fonction de ce qu’ils peuvent t’apporter. Et quand ils deviennent inutiles à tes yeux, tu les sors de ta vie sans regard en arrière.

Adepte de toutes les pratiques malsaines actuelles de la séduction, tu m’as fait connaître à la fin l’enfer du ghosting. Cette expérience extrêmement humiliante aura au moins eu le mérite de me faire comprendre qui tu es réellement.

Depuis que j’ai arrêté de te courir après, de te relancer, d’espérer, tu t’es bizarrement souvenu que j’existais.

Tu es tellement prévisible au final que ça en devient risible et pathétique. Crois-moi, je n’ai plus rien à t’offrir.

Il paraît qu’on guérit de tout, des absences et des dépendances. C’est vrai même si je ne vais pas mentir, cela peut demander du temps, quelques insomnies et des larmes.

Mais je me suis aperçue que ce que je croyais insurmontable ne l’était pas et c’est le plus important. Je suis une femme forte et indépendante qui n’a pas besoin d’un homme pour se sentir complète et heureuse.

Quant à toi, tu n’es pas indispensable, irremplaçable et encore moins inoubliable. Je n’ai plus envie de t’appeler, de t’écrire, de te parler, de te voir. Tu ne m’intéresses plus et cette saine indifférence m’a rendu toute ma joie de vivre.

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