Fuir les relations vides de sens : « Je ne veux plus être celle que tu vois faute de mieux »

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Fuir les relations vides de sens : « Je ne veux plus être celle que tu vois faute de mieux »

Par Audrey

Je ne veux plus…

Je ne veux plus être celle que tu vois faute de mieux, par besoin, par dépit, par intérêt, pour te réconforter, tromper ton ennui ou combler un manque.

Je ne veux plus être celle qui est à ta disposition, qui demeure dans l’attente d’un prochain rendez-vous, qui va bouleverser son emploi du temps pour le faire coïncider avec ton planning soit-disant surchargé.

Je ne veux plus gaspiller mon temps et mon énergie dans une relation pleine de vide, creuse, faite de déséquilibre, qui existe à peine et qui pourtant me perturbe déjà.

Je ne veux plus être cette femme. Celle qui te donne tout, sur laquelle tu peux compter, qui est à la fois ta maîtresse et ta psy, qui te donne du plaisir et te rassure, mais avec laquelle tu ne partages que ton égoïsme.

Je ne veux plus me sacrifier. Croire que je ne mérite rien d’autre, que ce que tu m’apportes est suffisant, que je ne peux pas demander plus, que je ne peux avoir mieux que ce simulacre de relation.

Voilà, je ne veux plus de tout ça. Mais l’important, c’est aussi et surtout l’affirmation de ce que je souhaite.

Je veux…

Il faut que j’arrête de penser que je ne mérite pas cette sincérité et cette réciprocité qui sont pour moi les ciments d’une vraie relation.

Alors oui, je veux être une autre et plus celle à qui tu accordes quelques heures à peine par semaine pour combler un manque, une pulsion, une envie, je ne veux plus me contenter de brèves étreintes et d’échanges sans relief.

Je veux être celle qui manque, qu’on a envie de revoir. Je veux être celle que tu voudras connaître, avec qui tu aimeras échanger, rire, partager. Je veux être celle que tu as envie d’entendre et d’écouter, pas seulement être une oreille attentive. Je veux ressentir le manque de toi et te manquer, que nos prochains rendez-vous soient des envies communes et non des efforts ou des faute de mieux. 

Je veux autre chose que la tiédeur, le réconfort et l’affection. Autre chose que « je t’apprécie, je t’aime bien, on passe du bon temps ». Je veux cesser d’entendre cette phrase toute faite, vide de sens, conjuguée à tous les temps et dans toutes les situations, « ne nous prenons pas la tête ! » Débattre, échanger, réfléchir, approfondir, construire, ce n’est pas se prendre la tête !

Je veux de la passion oui mais aussi de la profondeur, de la réciprocité, et de la sérénité. Etre en confiance.

J’attends mon évidence.

J’ai atteint un point de non-retour. Il m’est désormais impossible de me contenter de cette légèreté, de ce manque d’émotions, de cette absence de sentiments. Parce que je suis trop passionnée, trop investie pour m’épanouir dans une relation qui ne comble pas mon cœur et n’élève pas mon esprit.

 Je veux tout ; les étoiles dans les yeux, les papillons dans le ventre et le cœur qui bat la chamade, et je l’assume. Je veux ressentir à nouveau la brûlure du manque de l’autre, l’excitation du prochain rendez-vous mais aussi la douceur qu’apporte la sincérité d’une vraie relation.

J’ai eu des histoires faute de mieux, en me disant « et si… » mais je sais aujourd’hui que je n’y croyais pas au fond de moi, qu’il y avait toujours cette petit voix qui m’alertait que j’allais m’investir pour rien, en prenant les choses trop à cœur. En acceptant cela, je suis devenue une femme que l’on apprécie, à laquelle on peut s’attacher mais dont on ne tombe pas amoureux, voilà mon ressenti. Je me suis fourvoyée, tirée une balle dans le pied en envoyant de faux signaux, en pensant pouvoir assumer un rôle qui ne me convient pas. Le costume n’est pas le bon, la carapace inutile, je ne sais plus faire semblant. J’assume mes erreurs et mes choix, je n’ai pas de regrets, j’en tire des leçons pour apprendre sur moi-même et les autres, cela m’a permis de comprendre où j’en suis pour avancer.

J’ai trop souvent sacrifié mon bien-être, j’ai bâillonné celle que je suis vraiment en faisant taire mes émotions, au détriment de mes réelles envies, pensant que la chaleur d’une étreinte, la légèreté d’une aventure et l’absence d’attachement me conviendraient.

J’ai ouvert les yeux

C’est en se trompant de direction que l’on réalise ce que l’on ne veut plus, ce qui peut nous blesser ou nous nuire et donc a contrario ce qui va nous épanouir. Il était juste temps pour moi d’ouvrir les yeux, de me confronter à mon moi profond, d’accepter d’être celle que je veux être, pour moi et avec un homme.

Lorsque je te rencontrerai, je veux être libre de toute entrave émotionnelle, être bien avec moi-même, sereine pour pouvoir m’épanouir avec toi.

Je veux pouvoir croire en moi afin de t’accorder ensuite ma confiance, que mon passé soit porteur de leçons mais qu’il ne soit plus un poids, je veux juste être moi-même avec mes envies, mes émotions et un jour, mes sentiments.

Je veux aimer et être aimée tout simplement, avec cette alchimie des émotions, cette fusion des corps, cette osmose des cœurs et cette connexion des âmes.

Oui je veux tout ça et je n’ai plus peur de le clamer haut et fort. On veut nous faire croire aujourd’hui que l’amour est une vaste fumisterie, que cela fait forcément mal, qu’il faut prendre les choses avec insouciance et ne plus considérer les relations que comme un bonus, que les sentiments sont un concept suranné et éphémère.

J’ai partagé ce point de vue un temps, pour me protéger je crois. J’ai cru que je ne tomberais plus jamais amoureuse, que mon cœur était devenu sec après avoir tant souffert, que je ne pourrais jamais plus faire confiance et que j’étais devenue indigne d’être aimée. J’ai construit un mur entre moi et les autres fait de faux-semblants, de sourires de façade et d’émotions enfouies. Mais je me suis menti à moi-même et j’ai laissé mes peurs prendre le dessus et gouverner ma vie. Je me suis interdit tout sentiment et me suis tournée sans m’en rendre compte vers des relations qui ne pouvaient pas m’apporter ce que je souhaite réellement, car cela me permettait de rester cloisonnée dans mes fausses certitudes. J’ai cru ainsi me créer une zone de confort en me protégeant des hommes mais en fait j’ai trahi la seule personne que je ne peux pas tromper ; moi-même.

 Alors j’ai laissé le vide entrer dans ma vie, je me suis perdue dans mon paradoxe, noyée dans mes contradictions, paralysée par mes peurs et mes croyances limitantes, « tu ne mérites pas, tu ne peux pas, tu n’es pas prête… »

La seule barrière entre nous et les autres, c’est nous-mêmes. On attire ce que l’on dégage, pas forcément dans le sens de semer ce que l’on récolte, mais par l’écho que font les ondes que l’on envoie aux autres.

Aujourd’hui, j’ai décidé de reprendre le pouvoir. De ne plus m’interdire d’avoir des envies, des espoirs, des rêves. D’accepter d’être émotionnellement investie, mais de ne plus me laisser dépasser par mes émotions, et d’apprendre à dire non à une relation qui ne me convient pas. D’être patiente et positive.

Mon évidence, je l’espère et je l’attends, mais avec une nouvelle sérénité, et la certitude que tout ce chemin parcouru a un sens. Il me mène vers toi.

Audrey

 

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4 réflexions au sujet de “Fuir les relations vides de sens : « Je ne veux plus être celle que tu vois faute de mieux »”

    • Merci à vous. Si ces mots ont pu faire écho en vous et vous aider à avancer pour être en harmonie avec vous-même, j’en suis heureuse, vraiment.

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