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Lettre de colère au père de mon fils

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Lettre de colère au père de mon fils

Par Audrey

« N’importe quel homme peut être père, mais il faut être quelqu’un de spécial pour être un papa. »

Grâce à toi, j’ai reçu le plus beau cadeau que la vie puisse donner, un enfant, et j’ai depuis plusieurs années la chance de remplir ce rôle merveilleux, unique de mère. Oui grâce à toi, à notre histoire, j’ai aujourd’hui un magnifique petit garçon qui m’appelle chaque jour maman. Alors pour cela, je peux te dire merci. Nous avons vécu la plus incroyable des aventures humaines, réalisé ensemble le plus beau des miracles, celui de la vie. Oui nous avons donné la vie et ça c’est d’une valeur inestimable.

Mais pour le reste ?

Tout ce que tu n’as pas fait, pas dit, mal fait ? A quel moment t’es-tu dit que détruire ce que nous avions essayé de construire était devenu ton but dans la vie ? A quel moment t’es-tu dit que me gâcher la vie allait donner de la valeur ajoutée à la tienne ? Que t’est-il passé par la tête pour tout renier, tout compliquer, tout oublier ? Tout, sauf toi…

Tu as décidé que ta priorité dans la vie c’était toi et toi seul et alors nous n’avons plus été à tes yeux que des obligations, des contraintes. Était-ce un marché de dupes depuis le début ? Je le crois aujourd’hui, car changer à ce point c’est impossible…

Tu voulais un enfant mais c’était pour la galerie comme on dit.

Pour l‘ego, pour te vanter d’être père, d’être un homme responsable. Mais il n’a jamais été ta priorité. Je ne parle pas de sacrifice. Etre parent ne veut pas dire de ne plus être un homme ou une femme à part entière avec des envies, des projets, des rêves. Mais fonder une famille, c’est en toute logique éprouver le désir de partager ses rêves et réaliser ses projets avec sa femme et son enfant. Et non pas d’avancer seul, de ne penser qu’à soi et de ne se souvenir de son couple qu’en cas de besoin, de coup dur. Du soutien de ma part, tu en as eu, dans ton apprentissage pour être père, face à ta famille, dans ta vie professionnelle, pour réaliser tes projets, concrétiser ta passion. J’ai conscience aujourd’hui que j’ai sacrifié mon bien-être pour le tien, mais je ne m’en rendais pas compte, car pour moi c’était normal d’être là pour l’homme que j’aimais et de tout faire pour être une maman attentive.

Mais toi, tu nous as utilisés, autant que possible, et aujourd’hui que nous sommes séparés, que ce lien toxique est enfin rompu je suis soulagée pour moi mais attristée pour notre fils.

Comment peux-tu te considérer comme un père aimant et concerné après tout ce que tu as fait ? Et ce que tu ne fais pas ?

J’ai, hélas, tellement d’exemples à donner pour étayer mes propos. Tes absences, tes colères pour m’intimider, tes chantages affectifs, tes ultimatums qui ont rythmé la dernière année de notre vie commune et surtout les années depuis notre séparation. Il y aurait tellement à dire, à écrire, par où commencer ?

Par le fait que tu as trouvé cela normal, logique, naturel à notre séparation de ne rien faire pour voir ton fils le plus souvent possible, à un rythme régulier ? J’ai toujours tout fait pour que tu puisses le voir, mais tu avais toujours un prétexte tout prêt, une bonne excuse pour justifier un retard ou carrément une absence : le boulot bien sûr mai aussi tes hobbies, un jour un match, la fois d‘après la musique… Puis sont venues les femmes, tu as voulu te reconstruire une vie privée, soit, mais au détriment du petit qui une fois de plus passait en dernière position dans l’ordre de tes priorités, de ta to do list.

Et que dire des trois mois où tu as disparu à des centaines de kilomètres sans revenir le voir ?

Et des six mois où tu n’as pas versé un euro de pension alimentaire, trop occupé à tenter de refaire ta vie ailleurs tu en as oublié ton rôle de père. J’en ai tant des exemples, hélas…

Et que dire de tes beaux discours devant les personnes officielles, médecins, psys, juge aux affaires familiales, promettant une garde classique renforcée pour aller ensuite vers une garde alternée ? Comment peut-on mentir à ce point ?

Un an et demi de garde chaotique avant de tomber sur un accord pour cette fameuse garde classique, ce revirement de situation due à ta peur suite à la décision du tribunal. C’est le seul moment où tu as réalisé que tu ne pouvais pas considérer notre fils comme un bagage, un colis encombrant, que tu ne pouvais pas le prendre quand cela te chantait, faisant fi de son équilibre de vie.

Alors oui, j’ai tenu bon cette fois-là, j’étais dans mon droit, tu ne m’as pas fait culpabiliser une fois de plus, je n’avais plus peur de toi et j’ai été au bout de cette démarche.

Heureusement. Après ta colère, tes menaces, tes mensonges, tu as fini par te plier au verdict et redescendre sur terre.

Mais tes vieux démons ne sont jamais loin et sans explication, sans préavis, tu remets en cause la garde établie, pour des raisons obscures, ne cherchant même pas de solution pour le bien-être du petit. Toi, toujours toi, cela ne changera jamais je le sais aujourd’hui, je l’ai sans doute toujours su…

Aujourd’hui tu ne vois ton fils que quatre petits jours par mois dans le meilleur des cas pour conserver un lien de plus en plus fragile. Elle est loin la promesse d’une garde alternée… Cela n’a pas été sans conséquences sur le comportement de notre fils mais cela aussi tu refuses de le voir car l’admettre voudrait dire que tu te remets en question et tu en es incapable. Alors depuis un an tu le vois au mieux quatre jours par mois au gré de tes pseudo impératifs, tu t’en occupes ou délègues à ta mère ou ta sœur. Pour toi c’est normal. Et pour lui, t’es-tu posé la question ? Quatre jours par mois seulement avec son papa cela ne mérite-t-il pas de vrais moments de partage à deux ?

Tu as ce besoin maladif de vouloir avoir le dernier mot, de garder une emprise et surtout d’utiliser les autres pour servir ton intérêt et les modeler à ton image ; avec moi tu as échoué, et je ne te laisserai pas utiliser notre fils dans ton petit jeu malsain, afin de le transformer à ton image, jamais.

« Un père n’est pas celui qui donne la vie mais celui qui donne l’amour. »

Il existe des pères qui se battent pour voir leurs enfants, pour établir une vraie garde respectée, et qui sont malheureux de ne pas voir grandir leurs enfants toutes les semaines, qui culpabilisent. Mais pas toi. Toi, tu as la chance de pouvoir voir ton fils quand tu le souhaites, tu sais que malgré le dégoût que tu m’inspires parfois, je ne serai jamais un obstacle dans ta relation avec lui, mais cela t’est égal. Cet enfant que tu as voulu, tu es incapable de lui faire une vraie place dans ta vie. Es-tu trop égocentrique, indifférent, détaché, sans cœur ?

Pas un appel ou un message entre chaque moment de garde deux fois par mois, pas de nouvelles après un rendez-vous médical ou une sortie scolaire, rien… C’est cela que tu veux ? N’être plus rien pour ton fils ?

Méfie-toi car il grandit et son regard sur toi change, même s’il t’aime car tu es son père, il a conscience que tu n’es pas le papa qu’il lui faut, que tu ne l’aimes pas assez et que chez toi ce n’est pas chez lui. Ce sont ses mots et c’est douloureux à entendre. Je ne comprends pas et ne comprendrai jamais que tu puisses y rester insensible.

Tu avais tout pour être un vrai papa pour notre fils mais aujourd’hui à mes yeux tu mérites de moins en moins ce titre et il ne reste que le géniteur…

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