Une belle histoire d’amour au temps du covid

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

La crise sanitaire qui s’est installée depuis mars 2020 a changé nos quotidiens. Au gré des confinements et déconfinements, des horaires de couvre-feu et des fermetures des commerces, lieux de convivialité et lieux culturels. Pas facile donc d’entretenir du lien social, de voir ses amis. Et encore plus difficile, pour les célibataires, de faire des rencontres. En ces temps de covid, les occasions de rencontrer quelqu’un sont en effet très limitées. Aborder une personne dans la rue peut déranger, masque et mesures barrières obligent. Il reste les moyens virtuels, sites et réseaux sociaux, mais encore faut-il savoir où se retrouver pour un premier rendez-vous ! Bref, depuis un peu plus d’un an maintenant, sortir de son célibat a pu s’apparenter par périodes à un véritable parcours du combattant. Et pourtant, fort heureusement, l’amour trouve toujours un moyen de voir le jour. C’est en ce sens que Parler d’amour voulait partager une belle histoire d’amour au temps du covid, avec vous. Au milieu de tous ces aléas qui rythment nos vies depuis des mois, lire l’histoire de la rencontre de Théo et Sarah, redonne le sourire et permet de garder espoir en l’amour. N’en déplaise au coronavirus !

Une belle histoire d’amour au temps du covid

« Je m’appelle Théo, j’ai 26 ans. A l’annonce du premier confinement, comme beaucoup de monde je pense, je n’ai pas saisi la gravité de ce qui était en train de se passer. Mais très vite, vivant seul, j’ai réalisé que mon quotidien était en effet totalement bouleversé. Je travaille dans le service informatique d’une grosse boite à Bordeaux. Et du jour au lendemain, j’ai découvert les joies du télétravail. En soi, cela ne m’aurait pas dérangé de bosser de chez moi si en fin de journée, j’avais pu sortir boire une bière avec mes potes ou rejoindre mes coéquipiers au basket. Là, plus rien, que dalle, nada, j’étais en tête à tête avec moi-même dans mon appart en centre-ville.

Je n’ai pas envisagé de partir me confiner à la campagne dans ma famille, pur citadin que je suis ; et je l’ai regretté certains jours, je le reconnais. Mais je pensais que les choses n’allaient pas durer. Ce que je peux être naïf – ou beaucoup trop optimiste ?! – parfois !

J’ai fini par trouver mon rythme entre le boulot, les séries, le sport chez moi, la lecture, les échanges virtuels avec les amis et les sorties autorisées ! Cette espèce de métro-boulot-dodo sans le métro devenait pesant pour moi qui aime sortir, voir du monde, parler, bouger.

Mais paradoxalement, cette introspection forcée m’a fait prendre conscience de certaines choses, et notamment du poids de mon célibat.

Seul depuis plus d’un an à ce moment-là, je prétendais être très bien ainsi et pas prêt à m’engager. Mes histoires n’en étaient pas tant elles étaient éphémères. J’allais toujours trop vite, ne prenant pas le temps de savoir si la femme rencontrée était vraiment faite pour moi. Je faisais les choses à l’envers.

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Là, vu la situation, les applications de rencontre comme Tinder par exemple me faisaient de l’œil, mais je ne le sentais pas. Alors qu’on vivait tous confinés, voilà que moi je comprenais enfin que j’aspirais à une vraie rencontre. C’est ce qu’on appelle un problème de timing je crois !

Ne me voyant pas aller draguer toutes les jolies caissières de mon supermarché avec mon attestation ni louer un chien pour prétendre à une sortie supplémentaire autorisée, je me suis rabattu sur une application. Mais le cœur n’y était plus, j’avais l’impression de connaître ça par cœur, et de me mentir à moi-même. J’ai vite laissé tomber. Je me suis promis de me concentrer sur de belles vraies rencontres quand la situation le permettrait enfin. Il ne me restait plus qu’à être patient, comme tant de célibataires !

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Mais c’est bien connu, l’amour nous tombe dessus quand on ne s’y attend pas, et surtout pas comme on l’imagine.

A mon boulot, une nouvelle salariée a eu la bonne idée d’intégrer nos bureaux à peine deux semaines avant l’annonce du confinement. En formation pour ma part à ce moment-là, je ne l’avais jamais vue, nos échanges s’étaient faits par mail.

Depuis, la plupart d’entre nous étions en télétravail. Comme beaucoup de boites, voyant que cela durait, nous avons mis en place des visioconférences plusieurs fois par semaine. Histoire de se tenir au courant, d’aider mes collègues avec leurs galères de connexion et de maintenir le lien entre nous.

Elle a d’abord été une voix, puis un rire avant d’être une image floue sur mon écran d’ordinateur. Jusqu’à apparaitre plus nettement, des yeux verts magnifiques, un regard expressif, un joli sourire. Je venais de « rencontrer » ma nouvelle collègue, Sarah.

Et voilà que j’attendais avec impatience chaque visio. Que je cherchais des prétextes pour lui envoyer un mail ou pour l’appeler.

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Une belle histoire d’amour au temps du covid : une rencontre originale entre collègues

Sur le moment je ne savais pas si elle aussi avait senti un petit truc. Une sorte de déclic, de curiosité, alors que la rencontre, en quelque sorte, était virtuelle entre nous jusque-là.

Petit à petit, j’ai profité de mes mails pour y glisser des messages plus personnels. Oui je sais, il ne faut pas mélanger travail et plaisir, et ce n’est pas forcément une bonne idée de draguer une collègue de bureau…

Mais je me donnais bonne conscience en me disant qu’on ne travaillait pas directement ensemble. Et puis de toute façon, c’était plus fort que moi, j’avais envie d’en savoir plus sur elle. Par chance, elle était réceptive à mes messages et nous avons échangé en parallèle de notre boulot.

La fin du confinement a alors été annoncée, mais je ne voulais pas la voir pour la première fois en vrai sur notre lieu de travail. Et pour l’inviter à boire un verre ou à diner, c’était plutôt compliqué vu que les bars et les restaurants n’ont pas rouvert de suite. Mais au final, l’important c’était de se voir et ces pseudo codes de séduction n’étaient pas figés. D’ailleurs, ils me rappelaient trop les dates après un contact sur un site de rencontres.

Là, j’avais envie que ce soit différent.

Notre premier rendez-vous a donc eu lieu de façon très simple, autour d’un pique-nique improvisé dans un coin de verdure de la ville. Original de se voir arriver chacun avec notre masque sur le visage, et avec en mémoire ce que nous avions vu de l’autre sur écran.

Quand elle a enlevé son masque, je crois que je suis tombé amoureux immédiatement.

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Une belle histoire d’amour au temps du covid : réinventer les codes de la séduction

On a très vite ri de la situation, du fait de réinventer la rencontre. Et on a crevé l’abcès rapidement par rapport au travail. D’autres rendez-vous ont suivi le premier, et en fonction des aléas de la crise sanitaire, on a privilégié les balades et les footings aux verres et aux restaurants. On est devenu les champions du pique-nique improvisé et des séances de cinéma à domicile.

On a glissé dans l’aventure du couple sans que je ne me pose un million de questions, sans se dire justement qu’il ne s’agissait que d’une brève aventure. Je ne sais pas à quoi est due cette évidence, la magie de cette rencontre.

Mais avoir échangé différemment avant de se voir, réinventer notre rencontre à cause du covid, avoir envie de profiter malgré la crise, tout cela a renforcé notre lien très rapidement.

Notre couple s’est construit en pleine crise sanitaire et plutôt que de la subir, nous avons su tirer partie de la situation pour rendre notre histoire originale.

Quelque part, cette période inédite, qui a fait réfléchir à ce qui est important, nous a servi à mieux avancer, à nous concentrer sur l’essentiel. Notre histoire s’est créée sur quelque chose de sincère d’emblée. On était connectés, tout simplement, on voyait les choses de la même façon. On s’est trouvés au bon moment, aussi bizarre que cela puisse paraitre.

Aujourd’hui, voilà un an que nous sommes ensemble et nous avons fait évoluer notre couple en fonction de nos envies, sans nous laisser piéger par les nouvelles mesures de confinement et de couvre-feu.

Ainsi après plus de 5 mois de relation, nous avons passé le confinement de l’automne chez elle. Etape franchie avec succès. Puis, en avril avec les nouvelles restrictions, elle s’est installée chez moi. Entre deux, nous nous sommes amusés du couvre-feu en faisant des nuits alternées chez l’un ou l’autre selon nos envies et nos obligations.

J’aime penser à toutes ces étapes qui définissent notre relation, elle ne ressemble à rien de ce que j’ai vécu jusque-là et je sais que nous voyons les choses de la même manière. Notre prochain projet est de partir en road trip cet été, en pleine nature. En rentrant, on partira à la recherche de notre futur appart. Disons qu’on parie sur un confinement volontaire ensemble pour une durée indéterminée ! »

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