Texte de déclaration d’amour de M. dont les sentiments ne sont pas partagés

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

Je remercie M. de m’avoir envoyé son texte de déclaration d’amour pour un homme qu’elle aime depuis plus d’une année mais dont les sentiments ne sont pas réciproques. Difficile d’écrire une lettre de déclaration d’amour quand l’amour n’est pas partagé. J’ai été très touchée et très émue en la lisant et espère qu’elle pourra aider d’autres personnes à s’identifier.

Texte de déclaration d’amour de M. dont les sentiments ne sont pas partagés

Je t’écris pour te dire que je n’ai pas été honnête avec toi. Je t’ai menti sur mes intentions et je me suis menti à moi-même par la même occasion.Quand tu es venu me rendre visite, j’ai joué la carte du détachement, or il n’en est rien.J’aurais préféré pourtant et je pensais qu’après tout ce temps écoulé, je pouvais te revoir sans ambiguïté mais la vérité c’est que je suis amoureuse de toi depuis un an et demi maintenant. Même si je pense que tu l’avais deviné, où lors de mes moments de faiblesse alcoolisés j’en ai trop dit.

J’en ai été la première étonnée, crois-moi, tout a été fulgurant, viscéral, je ne pensais pas être capable de tomber amoureuse aussi rapidement, moi qui n’avais jamais aimé quelqu’un de cette façon.

J’ai conscience que cela est absurde, insensé, pourquoi me mettre dans des états pareils pour quelqu’un qui vit à 900 kilomètres, avec qui j’ai passé à peine deux semaines ?

Et bien tout simplement parce que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’à tes côtés, alors je tenais à te remercier pour ça. 

Combien de fois j’ai essayé de me perdre dans mes errances nocturnes, à essayer de ressentir ne serait-ce qu’un dixième de ce que j’ai ressenti quand j’étais avec toi. J’étais prête à me contenter des miettes que pouvait bien m’accorder l’existence pour deux jours par an passés en ta compagnie. A Nancy, tu as vu à quel point j’étais troublée certains jours, où je ne pouvais même plus te regarder, cette réticence à te toucher.

Maintenant je sais que c’est parce que ces sentiments naissants m’effrayaient, je ne contrôlais plus rien, je n’arrivais plus à profiter de l’instant présent, je savais que ce que nous vivions était éphémère et cela me brisait. 

Puis je me suis emballée, je t’ai fait peur et je me suis haïe pour ça. 

C’était tellement difficile pour moi de te quitter et si humiliant de pleurer dans tes bras la veille de mon départ de Nancy. Même si je ne t’avais pas réellement donné les vraies raisons de ma tristesse, à l’époque j’étais en mode « plutôt crever que de me rabaisser devant un mec et d’avouer mes sentiments.». Mais j’ai tant pleuré dans ce train du retour, de laisser derrière moi une personne si exceptionnelle.

Alors bien sûr ça s’est estompé avec l’éloignement, le fait de ne plus communiquer pendant quelques mois, mais tu étais toujours là dans un coin de ma tête. Même pendant mes voyages, mes pensées allaient souvent vers toi, j’aurais aimé partager ces moments avec toi. Pourtant, j’ai essayé de faire sans toi.

Je ne peux pas dire que je t’ai attendu ou que je t’attends, quand j’ai un coup de coeur, je me laisse porter, je me dis peut-être que j’aurais une aussi bonne surprise que ma rencontre avec toi.

J’ai même eu une relation de six mois l’année dernière, j’ai essayé de faire les choses bien, ne plus communiquer avec toi par respect pour cette personne. Je savais que revenir à Nancy pour le festival n’était pas une bonne idée et que je si je faisais, je pourrais replonger à tout moment mais je me suis très vite lassée comme souvent dans mes relations, l’agressivité prenait le dessus.

Tout m’agaçait chez cette personne parce qu’elle n’était pas toi.

J’ai l’impression qu’il n’y a que ta présence que je pourrais supporter chaque jour et dont je ne me lasserais jamais.Puis, j’ai appris à vivre avec cette idée, c’est justement ce côté éphémère qui faisait que ce que nous avions vécu était spécial, ces souvenirs que je chérissais, ne pas laisser la routine tout abîmer c’était plutôt positif finalement. 

Puis, nous nous sommes revus et toutes mes certitudes se sont ébranlées.Depuis, tu t’invites souvent dans mes rêves sans que je t’envoie de carton d’invitation.  Alors j’ai besoin de savoir, que tu me dises que de ton côté il n’y a rien, et j’arrêterai d’espérer. Quand tu m’as embrassé et qu’on a couché ensemble, cela faisait partie du jeu ? C’était pour l’hygiène ? Je suis prête à tout entendre, sache qu’en tout cas moi je ne jouais pas.

Je n’ai pas osé le faire parce que je ne savais pas si tu avais quelqu’un, nous n’avons pas eu cette conversation et je n’avais aucune envie que nous l’ayons d’ailleurs et comme à un moment tu m’as dit que tu ne savais pas dire non, ça m’a stoppé net. 

Mais sache que c’était une torture que tu partages mon lit sans m’autoriser à te toucher, t’enlacer, t’embrasser.

J’aurais pu tout te dire quand tu es venu me voir mais je n’en avais pas encore le courage, je ne voulais que les bons moments sans les discussions encombrantes.  Alors même si nous ne sommes pas très expansifs tous les deux, je tente ma chance, sache que je suis lassée du silence et qu’aujourd’hui plus que les autres jours, j’ai eu envie d’aller envoyer valdinguer ma fierté qui au final m’aura rendue plus malheureuse qu’heureuse. 

J’aime tout chez toi, ta curiosité, ton humour, ton indépendance aussi, le fait que comme moi tu puisses te ressourcer dans la solitude avec tes bouquins, tes films et ta musique, tu donnes un éclat si particulier aux gens et aux choses.Même si je m’épanouis seule, ta présence dans mon esprit contribue à rendre mon quotidien plus brillant. Savoir que tu es là quelque part, imaginer ce que tu fais, ce que tu regardes, ce que tu écoutes suffit même la plupart du temps à faire mon bonheur.

Mais certains jours, comme aujourd’hui, où tout se pense mais rien ne se panse, quand j’imagine d’autres mains que les miennes sur ton corps et que tu me manques atrocement, tout me paraît insurmontable. 

J’ai la conviction que même si ce n’est pas moi, tu rendras quelqu’un très heureux un jour. C’est très difficile pour moi de livrer mon amour comme ça, d’ailleurs c’est la première fois, moi qui ai l’habitude de toujours tout garder pour moi, j’ai l’impression de te laisser avec un fardeau sur les bras.

Mais confinée dans cette grande maison avec deux parents qui ne s’aiment et ne se respectent même plus, où il est si facile de se sentir seule, me renvoyant à l’adolescente introvertie et mal dans sa peau que j’ai été, pour elle au moins je me devais de trouver la force de tout t’avouer et me libérer de tout.

J’ai conscience que je risque de perdre complètement une personne à laquelle je tiens énormément, c’est peut être cela le plus dur, ne pas être capable de me contenter de ton amitié ou en tout cas de quelque chose de plus léger.

Alors quoi que tu répondes, je te remercie pour tout, de m’avoir fait ressentir si intensément, de m’avoir démontré malgré toi que ce que je recherchais chez quelqu’un existait réellement et que je n’étais pas idéaliste comme je l’ai si souvent entendue. Je t’aime. 

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