Noël sans mes enfants un an sur deux : témoignage émouvant de Jessica

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

Se séparer quand on a des enfants n’est pas sans conséquences. Il faut imaginer sa vie différemment et trouver une organisation qui soit dans l’intérêt des enfants. Mode de garde, weekends, vacances… Le but est de faire au mieux pour que les enfants y trouvent une stabilité. Et que les parents conservent chacun leur rôle. Seulement, d’un point de vie pratique, il n’est pas toujours possible de satisfaire tout le monde. Selon la distance et le mode de garde, les moments importants de la vie d’un enfant, initialement d’une vie d’une famille, sont chamboulés. En effet, comment satisfaire tout le monde pour les anniversaires, Noël, les vacances ? On ne peut pas couper son enfant en deux. Alors si certains, proches géographiquement, se partagent l’anniversaire sur le weekend ou encore Noël entre le réveillon du 24 décembre et la journée du 25, pour beaucoup, c’est impossible à mettre en place. Et nombreux sont les parents solos qui se retrouvent sans leurs enfants à Noël, une année sur deux. C’est le sens de ce témoignage émouvant de Jessica, Noël sans mes enfants un an sur deux, une conséquence douloureuse de ma séparation.  

Noël sans mes enfants un an sur deux : témoignage émouvant de Jessica

Il y a une chose à laquelle je ne me ferai jamais, c’est l’absence de mes deux enfants pour certains événements dans l’année. Et Noël en fait partie. Quelque part, cette fête familiale et traditionnelle par excellence, cristallise ce manque. En tout cas pour moi, car j’ai toujours fêté Noël en famille et ce moment de l’année est particulier.

Depuis toute petite, j’ai considéré Noël comme une parenthèse féérique, presque enchantée. Arrivée à l’âge adulte, cette magie a perduré, et je l’ai transmise à mes enfants.

Pendant plusieurs années, alors que leur père et moi étions un couple heureux et une famille unie, nous avons passé de très belles fêtes de fin d’année.

Il ne fallait pas se séparer, me direz-vous ; mais dans la réalité, les choses ne sont évidemment pas aussi simples. On s’est aimés très fort et on a eu la chance d’avoir ensemble deux magnifiques enfants. Malheureusement, notre couple n’a pas survécu à d’autres aléas, aux sentiments qui s’en vont, aux incompatibilités.

A notre séparation, nous avons mis en place un mode de garde à l’amiable, entre la garde classique et la garde alternée. Cela a bien fonctionné pendant presque 2 ans. Mais mon ex conjoint a déménagé, suite à une opportunité professionnelle.

La distance ne permet plus, depuis bientôt quatre ans, aux enfants de voir leur père aussi souvent.

L’organisation se fait autour des vacances scolaires, comme beaucoup d’enfants de familles séparées et il essaie de les prendre un weekend quand un jour férié se profile par exemple.

Si on s’habitue, cela n’empêche pas le petit pincement au cœur à chaque fois que je laisse mes enfants à leur père sur le quai de la gare ou après plusieurs heures de voiture. Le déchirement des débuts s’est un peu apaisé, mais l’émotion est toujours là. Je crois qu’on ne s’y fait jamais vraiment, en tout cas moi je n’y arrive pas.

Et cette vive émotion est très forte pour les vacances de Noël.

Nous n’avons plus la possibilité, vu les centaines de kilomètres qui nous séparent, de nous arranger entre le réveillon du 24 décembre et la journée du 25.

Lire aussi : La difficulté de fêter Noël en famille… Surtout pour les familles recomposées

Noël sans mes enfants un an sur deux : maintenant, nous alternons entre Noël et le Nouvel An. Et je ne m’y fais pas.

Lorsque le 1er décembre est là, on décore le sapin, j’offre à mes enfants leur calendrier de l’Avent et la magie de Noël se met en place tout doucement. Seulement je sais qu’elle s’arrêtera prématurément, quelques jours avant le 24 décembre, selon le début des vacances scolaires.

Un an sur deux, pendant la semaine de Noël, mes enfants sont avec leur père. Et moi sans eux. C’est comme si les guirlandes du sapin clignotaient pour rien, une fois qu’ils ne sont plus là. Et comme me le dit mon fils, ils partent avant d’avoir fini de manger les chocolats de leur calendrier. On y trouve un subterfuge, bien entendu !

Je sais que cela peut paraître futile, sans importance, mais je ne peux m’empêcher d’être triste à cette période de l’année, sans eux.

Alors évidemment, je profite d’eux avant, et nous fêtons Noël en décalé, à leur retour. Je fais le maximum pour que leurs souvenirs des fêtes de fin d’année demeurent joyeux.

Comme beaucoup de familles monoparentales je suppose, et de familles recomposées, cela peut être un vrai casse-tête chinois, j’en ai bien conscience. Je ne suis pas la seule et après une séparation, il faut assumer et savoir s’adapter.

C’est ce que nous faisons, en inventant nos propres rituels et traditions, en nous organisant différemment, en profitant au maximum de la magie de Noël, autrement.

Mais ce petit pincement au cœur, malgré les années qui passent, demeure. Je pense qu’il sera toujours là. Je l’accepte, je l’accueille et une fois qu’il est moins douloureux, je retrouve mon sourire pour profiter de mes enfants.

Ils n’ont pas demandé à vivre cette situation, et s’ils ont su trouver cette force incroyable pour s’adapter à notre séparation, je dois être forte également et assumer nos choix.

Alors j’attends qu’ils soient montés dans le TGV ou arrivés chez leur père pour craquer. Avant cela, je les couvre de toute ma tendresse, de tout mon amour. Et je fais comme eux, je compte les dodos jusqu’à ce que je les retrouve enfin. Une fois installée dans le TGV ou au volant de ma voiture, selon les fois, j’autorise alors à mes larmes de couler, à l’émotion de me submerger quelques minutes.

De retour chez moi, alors que le silence est sinistre et les décorations de Noël semblent déplacées, je fais une chose qui me redonne le sourire. Je place leurs cadeaux au pied du sapin, peu importe que Noël ne soit que dans quelques jours. Cela me met un peu de baume au cœur, et m’aide à trouver le temps moins long.

J’imagine leur retour, leurs sourires, leur joie, leurs yeux qui brillent, et cela apaise un peu ma peine de devoir me passer de mes enfants un Noël sur deux.

Des lecteurs ont réagi

Cet article a suscité des réactions puisque 7 lecteurs ont laissé un commentaire. Vous aussi, participez à la conversation, partagez votre point de vue, votre accord, votre désaccord dans les commentaires. Ce site est fait pour ça ;)

Voir les commentaires

Vous aimez lire sur l'amour ?

Recevez 1 e-mail par mois contenant les nouveaux articles les plus appréciés par la communauté Parler d'Amour

7 réflexions au sujet de “Noël sans mes enfants un an sur deux : témoignage émouvant de Jessica”

  1. Je me permets de laisser un commentaire car je vis ce moment comme vous un Noël sur deux. Aujourd’hui,elles sont parties pour 7 jours et c est un supplice. Cette période est tellement creuse sans elles…. j ai envie d enlever le sapin, et tout ce qui le renvoie à cette période. Mais je les laisse en pensant à elles…. et en me disant qu elles aimeraient que je les garde et que je les vois à travers cela..

    Répondre
  2. Comme je vous comprends tout simplement car je vis la même chose. J’ai passé Noël seule, ma fille de 4 ans est partie avec son père en Corse.
    Il est partit quelques mois après sa naissance alors je devrais encore passer de nombreux Noël sans elle. C’est dur, même si le temps aide je m’y habituerai jamais, c’est une sacrée punition… J’ai mis aussi ses cadeaux au pied du sapin et j’imagine ses éclats de joie quand elle va rentrer. Noël sans ma fille c’est pas Noël.

    Répondre
    • Je vous comprends … ma belle fille ( la fille de mon mari ) cela fait des années qu’elle ne fête plus Noel chez nous … maintenant elle a 23 ans et nous sommes à 1200 km ( nous habitons dans le Sud et elle le Nord ).Mais même si mon mari ne le montre pas , je sais qu’on fond de lui , qu’il est triste … après elle vient en été avec son copain.( 1 fois par an en été )mais c’est différent… courage à vous …

      Répondre
    • Ce soir je ressens ce manque… La séparation a ete brutale inattendue et il est difficile meme si on les entrevoit de prevoir ses sentiments de separation. depuis bientit 3 ans cela reste toujurw un creve coeur pour moi. Je pen sais que le temps arrangerait les chosesmaos il n en est rien. Je pleurez a cahque separation de vacances meme si les moments ment passses avec mes filles sont bt plus intenses que ceux qu elle auraient vecu en vue de famille

      Répondre
  3. Comme je vous comprends, je viens de passer le 1er Noël sans mes enfants. Ce jour fut comme un jour de tous les jours et non un jour de fête. Il me manquait qlq chose… j’avais un vide en moi.

    Répondre
  4. Avec le divorce le changement de garde c’est un yo-yo émotionnel perpétuel et à Noël c’est le summun… Le 24 arrive les enfants sont excités comme des puces Noël arrive mais aussi triste parce qu’on se sépare, ils demandent pleins de câlins et on en fait pleins, je fais bonne figure on en profite jusqu’au bout on joue on rigole on fait des blagues jusqu’à ce que la sonnette retentisse la porte se ferme et voilà la chappe de plomb tombe plus un bruit, le sapin qui clignote sans bruit devient très bruyant, j’adore Noël mais je n’arrive même plus à l’allumer les autres jours je sais que c’est dommage mais je ne peux pas
    On est le 27 plus que 4 dodo et on ouvrira les cadeaux 🙂

    Répondre
  5. Ça fait 10 ans que je ressens la même chose. Je ne m’y habitue pas, Noël sans mes enfants, ce n’est pas un jour de fête. C’est une déchirure. Je pensais qu’au fil des années,
    ça aurait pu changer, mais …non. c’est toujours aussi difficile… Bon courage. Chris

    Répondre

Laisser un commentaire