Comment faire le deuil de sa vie de famille après une séparation ou un divorce ?

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Vous venez de vivre une rupture et votre moral est au plus bas ? Vous voulez oublier votre ex et passer à autre chose ?

Lorsqu’on se sépare, qu’on divorce, au-delà de la peine amoureuse, ce qui est difficile à affronter, c’est l’échec de sa vie de famille. Il est en effet douloureux  de réaliser qu’on a échoué à se créer une vie de famille harmonieuse et heureuse. Si faire le deuil de son couple est déjà une étape à elle seule, celui de la famille est d’une toute autre ampleur. Comment faire le deuil de sa vie de famille après une séparation ou un divorce ? Cet article vous aide à y voir plus clair et à vous apporter quelques clés pour surmonter cette épreuve de la vie.

Comment faire le deuil de sa vie de famille après une séparation ou un divorce ?

Comprendre et accepter les raisons de l’échec de son couple

1/ Franchir les étapes du deuil amoureux

Avant toute chose, il faut que le deuil de son couple soit fait. C’est souvent plus facile de faire le deuil amoureux par rapport au deuil de sa vie de famille. Pourquoi ? Parce qu’on choisit de quitter l’autre ou on prend la décision d’un commun accord. Les sentiments ne sont plus là ou, dans le cas où c’est l’autre qui part, la route du deuil est plus longue mais on a que soi à gérer. Son chagrin, sa tristesse, sa peine. On l’assume et on ne fait subir ça à personne d’autre. Il n’y a pas d’enfants qui peuvent en souffrir.

Faire son deuil amoureux est plus facile que faire le deuil de sa vie de famille mais il est indispensable pour pouvoir avancer. Si on ne comprend les raisons de la rupture, alors on ne peut pas faire ce qu’il faut et mettre toutes les chances de son côté pour s’offrir une nouvelle vie de famille épanouie et heureuse ensuite.

2/ Faire du bien-être de ses enfants une priorité pour faire le deuil de sa vie de famille

Peu importe la raison de la séparation ou du divorce, qui a quitté qui et pourquoi, tout cela fait partie du deuil amoureux à faire. L’important pour faire pleinement le deuil de sa vie de famille, c’est de penser à ses enfants. A leur bien-être. Tout simplement. Mettre l’intérêt de l’enfant au centre de ses préoccupations est d’une logique implacable.

Pourtant trop de couples se déchirent et se servent des enfants comme otages, comme marionnettes d’un chantage affectif malsain. Les raisons de votre rancœur à l’égard de votre ex ne doivent jamais prendre le dessus. C’est toxique et bloque toute possibilité de faire sainement le deuil de sa vie de famille. Et donc de repartir sur de bonnes bases.

3/ Faire du bien-être de ses enfants la priorité est la clé pour une future vie de famille monoparentale harmonieuse.

Pour cela, l’idéal est d’être en accord avec l’autre parent concernant la garde, l’éducation et l’intérêt des enfants. Bien communiquer pour eux est essentiel. C’est parfois difficile voire impossible selon le raisons de la séparation. Dans ce cas, il faut agir en adulte responsable et trouver un autre mode de communication, via un médiateur ou un avocat par exemple, qui permette aux enfants de ne pas subir plus qu’ils n’ont déjà subi avec la séparation.

4/ Se laisser du temps pour se construire un nouveau foyer

Bien sûr, on ne peut pas tout résoudre en un jour, il faut accepter que les choses puissent prendre du temps. On ne peut pas claquer des doigts et tout régler. Même s’il faut se projeter dans l’avenir et offrir le plus rapidement possible un nouveau foyer à ses enfants, il faut accepter d’avoir besoin de temps pour trouver ses marques. Se construire de nouvelles habitudes, prendre de nouveaux repères pour avoir un rythme de vie sain. Pour cela, il faut apprendre à fonctionner différemment, à s’assumer en tant que parent solo et famille monoparentale.

Comment faire le deuil de sa vie de famille après une séparation ou un divorce ?

Se projeter comme parent solo pour faire le deuil de sa vie de famille

1/ Ne pas sombrer dans la culpabilité

S’il y a bien une sensation inhérente à tous les parents qui se séparent et qui sont concernés par le bien-être de leurs enfants, c’est la culpabilité. Elle est puissante, prend beaucoup de place. La culpabilité est insidieuse et au début elle a tendance à se glisser partout, tout le temps. Quand on regarde ses enfants, qu’on essaie de leur construire un nouveau schéma familial stable,  selon le mode de garde.

Quand on laisse ses enfants à l’autre parent, la culpabilité s’invite aux côtés de l’absence et de la peine. Elle est encore plus forte en cas de chagrin d’enfants ou de question existentielle comme « Pourquoi papa/maman est parti-e ? Pourquoi vous n’êtes plus amoureux ? »

2/ La culpabilité est là, tenace. Il ne faut pas rêver, on ne peut pas y échapper.

Il y aura toujours des moments où on se sentira coupable. De ne pas avoir su offrir à nos enfants l’image idyllique de la famille classique. C’est ainsi.  Mais il faut garder à l’esprit que si on a pris cette décision, c’est qu’il y avait une bonne raison. Et qu’on a fait au mieux. Alors cela peut prendre du temps selon les rapports entretenus avec l’autre parent, la raison de la séparation. Et aussi le regard des autres, la présence ou pas de soutien familial et amical. C’est une certitude.

Mais la chose à ne pas faire, c’est laisser la culpabilité prendre toute la place. Pour faire le deuil de sa vie de famille, il faut absolument réussir à doser cette culpabilité jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Que cela vous prenne des semaines, des mois parfois une année ou plus. Elle peut ressurgir en période de crise, mais l’important c’est qu’elle ne soit plus à l’origine de toutes vos émotions.

3/ Se détacher du regard des autres pour faire le deuil de sa vie de famille

Il faut garder à l’esprit que votre vie ne regarde pas les autres. S’il est toujours triste de faire subir aux enfants un divorce, personne n’est en droit de juger votre décision. Pour pouvoir faire le deuil de votre vie de famille, il faut réussir à vous affranchir du regard des autres.

La curiosité malsaine, les jugements hâtifs déguisés en faux conseils, les « si j’étais toi »… On n’a pas tous la chance d’être bien entourés. C’est un constat amer qu’on fait souvent quand notre vie change brusquement. Se préserver et préserver ses enfants est la priorité absolue.

 L’important, c’est eux, les sécuriser, les rassurer au maximum, voilà tout ce qui compte. Il est donc important de savoir « faire du tri social » quand cela s’avère nécessaire afin de bien s’entourer. Accordez de l’importance aux gens bienveillants qui veulent juste le bonheur de vos enfants et le vôtre. Un point c’est tout. Ne prêtez pas attention aux autres, c’est énergivore. Cela n’apporte rien à votre reconstruction personnelle et au bien-être des enfants.

4/ Assumer son nouveau rôle de parent solo et son statut de famille monoparentale

Se séparer ou divorcer quand on a des enfants, c’est entrer tout droit dans la case « parent solo ». Maman ou papa, peu importe, le fait est là. De couple on devient célibataire ; de parents on devient parent solo. L’important, c’est de l’assumer. Comment ? En mettant en place une nouvelle zone de confort. En leur créant un nouveau foyer avec des repères, des règles, des rituels, un cadre rassurant. Se créer des habitudes, un nouveau rythme de vie de famille monoparentale assumée.

Tout cela aide à ce que les enfants se sentent bien et puissent se projeter dans une nouvelle vie malgré l’absence d’un des deux parents. C’est primordial de construire un nouveau schéma familial, de lui permettre de prendre vie et de s’y épanouir sainement.

5/ Penser à soi en tant que nouvelle personne célibataire pour faire le deuil de sa vie de famille

Votre rôle de parent solo va prendre beaucoup de place dans les semaines et les mois qui suivent votre séparation. C’est tout à fait normal, il faut du temps pour trouver un nouveau rythme de vie, pour sortir de ses émotions négatives.

Le mode parent solo est donc activé. Mais il ne faut pas oublier que le deuil de sa vie de famille s’accompagne de celui de son ancien couple. Gérer son célibat, même si ce n’est pas la priorité première pour faire le deuil de sa vie de famille, et qu’on pense d’abord à ses enfants, est une des clés.

 En effet, il faut aussi penser à soi en tant qu’homme ou femme et pas seulement comme parent. La solitude affective est souvent une étape obligée mais elle n’est pas une fin en soi. Une fois prêt-e, il ne faut pas hésiter à s’ouvrir à une nouvelle rencontre, à refaire sa vie. Il ne faut faire de cette envie une culpabilité supplémentaire à celle déjà occasionnée par la perte de son ancien schéma familial.

6/ Ce n’est pas parce qu’on devient parent solo qu’on n’a rien le droit de vivre d’autre.

A chacun son rythme. Mais il ne faut pas oublier que derrière un parent solo, il y a aussi un homme ou une femme.

Se positionner en tant que famille monoparentale est une des clés pour réussir à faire le deuil de sa vie de famille. On ne passe pas aisément du statut de couple au célibat. De la vie de famille classique à une famille monoparentale en un clin d’œil.

Mais l’important, c’est de garder en tête qu’il vaut mieux des parents séparés heureux que des parents ensemble mais malheureux. Pour le bien des enfants comme pour le sien. Il n’y a pas une règle unique et absolue pour le bonheur familial. Les images d’Épinal de la classique « famille Ricoré » ne sont pas le seul gage d’une harmonie familiale et d’un foyer heureux.

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