Parler d'Amour

Un magnifique texte d’amour triste de Céline : « Mon deuil, c’est celui de l’amour »

Un magnifique texte d’amour triste de Céline : « Mon deuil, c’est celui de l’amour »

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Aujourd’hui, je suis très heureuse de vous présenter une nouvelle plume, extrêmement talentueuse, celle de Céline. Son texte m’a réellement bouleversée et je suis certaine qu’il vous plaira et vous parlera autant qu’à moi. Un texte d’amour triste qui m’a mis des frissons…

Un magnifique texte d’amour triste de Céline : « Mon deuil, c’est celui de l’amour »

J’ai eu envie de réécrire. Enfin, tout a changé. Ce n’est plus la même qui écrit. J’ai vingt-trois ans maintenant. Je ne suis plus la fille de seize ans que tu as connue. Enfin, je ne croyais plus l’être jusqu’à que je te revois cet été. Je suis aussi malade. A vrai dire, je ne suis pas malade, car cela ne me définit pas. J’ai simplement une maladie. Juste une, mais moi, je suis forte, je suis une battante, un soldat ; ce que je ne suis surtout pas, c’est “être” malade. Je ne suis pas la maladie.

Enfin, j’ai eu l’occasion de parler de ce “monstre” dans d’autres écrits, ce n’est pas le sujet que j’ai envie d’aborder actuellement.

Beaucoup l’ont dit avant moi et beaucoup le diront après, la tristesse, cette douleur est l’une des plus belles inspirations que l’Homme a à connaître. Elle vous prend aux tripes, vous étouffe, vous submerge, vous ronge, et finit par vous détruire. Et même lorsque le bonheur resurgit dans votre vie, il reste toujours un arrière-goût sombre et amer de la douleur. Souffrir est le sentiment le plus pur, et certainement le plus beau. Le fardeau est une bénédiction, ce n’est pas Baudelaire ou Balzac qui dira le contraire. Je suis tout ouïe, pour vous faire une Ode à la souffrance, c’est une relation si fidèle, que je ne puis en faire une complainte.

Aujourd’hui je parle de moi, enfin un « moi » en deuil. Personne n’est mort, je vous l’assure, et pourtant, mon cœur ne bat plus de la même manière. Ce deuil, c’est celui de l’amour, celui du rêve, du mirage, et d’un « nous ». Ne dit-on pas que Vénus est l’Amour, mais par vengeance, elle déchaîne les passions. Vénus, me tourmente. Je suis obsédée par lui. Obsédée par un souvenir. Je croyais qu’on aurait eu un avenir, je l’ai toujours cru. Ai-je pu caresser la joie à ses côtés ? Je ne sais pas, enfin, c’est loin maintenant, il me reste si peu de souvenirs, seulement des illusions. J’ai envie de le voir de l’appeler, de l’embrasser, revenir en arrière au moins pour une journée, et que nous fassions comme si la vie nous appartenait. Comme si, nous allions passer les cinquante prochaines années ensemble, que nous y croyons, ne serait-ce qu’une minute, je l’accepterais et je le garderais en souvenir pour l’éternité.

Malheureusement, il ne nous a pas donné une chance, il l’a brisé, avant même qu’elle ne débute.

Et, le plus triste, c’est les regrets, mes regrets. Il fait sa vie, sans moi, sans une pensée, sans souffrance et sans tristesse. Moi ? Chaque jour, je promets de ne pas lui envoyer un message, de ne pas craquer, de ne pas être faible. Quelle injustice. Il m’a fait souffrir, mais son cœur est léger, tandis que le mien est si lourd.

Il referme le livre si vite, pendant que moi je lui en écris des chapitres.

Il n’a ni l’envie de me parler, ni l’envie d’être à mes côtés, et même s’il le voulait. Il n’en fait rien. Qu’est-ce que je lui ai fait ? J’ai juste voulu l’aimer, c’était une erreur.

Lire aussi : Lettre pour dire que je suis triste

Je dois le bloquer pour mimer un semblant de force et de courage. Mais, il me manque.

Cet homme est un poison, ôtez-moi le souvenir de ses lèvres, que je ne saurais voir.

Je rêve de lui, je pense à lui plus que de raison. De toute façon, il est clair que de raison, je n’en ai plus. La folie s’en est substituée. N’ est-ce pas folie d’aimer une personne qui ne vous a rien donné, rien promis, vous a souillé, trahie, et rejetée ? Pourquoi ai-je ces démons ? La personne qui doit être tourmentée c’est lui, pas moi. Je devrais être apaisée. Je me déteste tout autant que je le déteste pour ça. Je ne comprends pas, j’essaye de reprendre ma vie, de retourner dans mon présent, en vain. Je me force d’être heureuse, de reprendre ma vie d’avant, de faire des projets avec quelqu’un que je suis censé aimer, mais que je n’arrive plus à faire. Je suis paumée. J’ai mal. J’ai essayé d’en parler avec Maman, j’ai voulu lui expliquer, mais comment expliquer l’inexplicable. Je suis amoureuse du passé, un passé qui n’a jamais existé.

Céline

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