Parler d'Amour
Tonight journal d’une Marième en déprime (internaute)

Tonight journal d’une Marième en déprime (internaute)

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J’ai eu le malheur de rencontrer une housse sur un sac d’os, un bel homme quoi, tout ce qu’il faut pour que je reproduise l’eternel et incomparable  « bipbip et coyotte » ! Un vrai cartoon les yeux en ressort qui tombent et dévalent les escaliers. Oui j’ai rencontrer un peu mon idéal, (physiquement ), parce que mentalement, c’est juste un sac d’os dans un endroit creux. Il a ce charme décapant, et il a en effet décapé mon cœur.
Tourner mon coeur et visser mon esprit, un vrai bricoleur.

J’ai ce défaut que je me reproche et sur lequel je travaille en me faisant du mal pour rendre mon coeur tenace a toute situation : je m’attache vraiment trop vite.
Mais ça va, rien de dramatique ce n’est pas une plainte. C’est juste que c’est comme une recette, je me sens folle. C’est comme quelque chose de divin, comme un os pour un chien ou une musique pour une oreille (aucun lien mais quand même) C’est me poser sur un plateau d’argent le sexe opposé avec le parfait profil pour que je craque. Et je craque.
Mais monsieur A ( qui a mon avis souhaite garder l’anonymat ) dans ce recueil non public, je ne vois pas pourquoi se prendre la tête. ARNAUD, je disais, a tout pour lui : le sourire qui fait scintiller les yeux et frétiller le corps.
Arnaud du bon coté, Arnaud pas en entier. C’est en fait l’être le plus détestable parce qu’il ne s’intéresse plus à moi. Il fut un temps, moins d’une semaine quoi : on riait, parlait et j’en rêvais. Ca m’occupait, j’avais l’impression de vivre une autre vie. Je veux dire une nouvelle vie dans celle qui est déjà la mienne. Il est arrivé sans prévenir et comme j’aime les surprises ben… j’ai pas su me poser les bonnes questions. Et j’ai tout de suite déballé ce que j’ai considérer comme un cadeau. Je ne culpabilise pas, qui ne tomberait pas devant une telle situation ?

Alors en tant que lionne dégénérée je n’ai pas hésité, ni une ni deux. Je ne me suis même pas vue me lancer dans ses bras où je me suis sentie si protégée. Alors qu’en fait c’était un endroit clos plein de liberté où je me sentais comme appartenir à son monde entier, et lui n’y voyait rien.Il était déjà libre et se voyait encore à l’avenir toujours aussi libre sans se poser de questions, toutes celles qui m’ont torturée. Car oui, j’ai pensé car j’ai jamais été aussi vivante et comme quand on pense on nait, on n’est. Ben j’ai été conne de penser si fort que ça aurait pu marcher.
Genre avec des jambes et des pieds, ça aurait pu marcher jusqu’à en courir d’amour.

J’ai beaucoup d’imagination, alors  j’ai tout imaginé :  les enfants, la télé le chien sur le canapé, la belle mère qui riait. Mais bon il a fallu se calmer. Parce qu’en réalité un mauvais présage me guettait.
L’aveuglement, la précipitation, l’excitation, la nouveauté, ce piment du Mexique auquel j’ai osé goûter.
Cet Arnaud bien charmant, que j’ai considéré comme un prince alors qu’il était armé jusqu’aux dents. Il est bien 2h38 à l’heure où j’écris, mais ma fatigue ne change en rien ma survie.
C’est le désespoir, la désillusion qui parlent et je suis pleine de fonctions, il n’y a que mon coeur qui fonctionne mal parce qu’il a mal et que je sens une pointe. C’est mignon à dire mais dur à vivre, je sens une pointe au fond de mon coeur comme si l’épée d’Excalibur avait construit un mur de roches et de pierres avant d’y siéger et d’y prendre une place à part entière.
J’ai mal moralement mais pas physiquement, je me sens bellement conne, et franchement utilisée, comme un objet de déco du supermarché et comme si ma vie n’était pas assez compliquée, il a fallu que j’y ajoute à ça un connard à deux pieds.

Et l’histoire commence à partir de cette phrase, Arnaud et moi avons partagé de  nombreux moments complices souvent dans l’eau. L’eau qui s’agite, cet élément entre la plage et la piscine. Ca sentait bon l’été, l’air frais. Et comme l’amour n’est pas dans le pré j’avais oublié que c’est en été que se cassent de nombreux coeurs en apnée, sous l’eau….des coeurs abimés par une fausse sincérité, une distance, un amour mal digéré.
Et tout ça sans rime, surtout que je ne fais pas exprès. Je tenais à dire que je vais me venger, parce qu’Arnaud ne me porte aucun intérêt, il m’a refusée.  J’ai suivi comme une imbécile parce que voila quand on aime on ne compte pas et je me suis rendu compte que je faisais trop de pas, vers lui, soudainement, je me suis regardée dans un miroir et je ne me suis pas reconnue. J’ai toujours juré de ne jamais me faire avoir ! Tête sur les épaules, lasers dans les yeux, coquille sur le coeur et pinces entre les mains, je me suis toujours dit qu’on est toujours mieux quand on est un ange-un. Juste un ange mais un ange, engin.
Belle image, pour sa belle gueule de connard. Son coeur tout petit, sans flamme, et surtout pas pour moi.

Bisouvore bisoupathe, un mangeur de femmes. Un real. En tout cas, j’ai décidé de me venger parce qu’il ne m’apporte pas ce que je souhaite et comme une sirène, je le considère comme Ulysse usant des charmes d’une autre pour l’aiguiser à ma guise. C’est son coeur que je veux attaquer sans pour autant le tuer. Je n’ai rien d’une meurtrière. Et me voyant écrire ça, je me fais peur à moi-même. Trop de prises de tête, la vie n’est pas un casse-tête normalement… quoi que ?  Et comme tout se paie je veux bien faire moitié-moitié, je ne suis pas égoïste 😉 faisons-nous mal, je me fais passer pour une autre et ça fera une Lionne de vengée.

Pour toutes ces sirènes qui ont le coeur ému, toutes ces larmes sur ces beaux visages déçus. Pour toutes celle qui sont naïves d’aimer.
A toutes et pour toutes celles-là je me venge sur Un seul mais j’espère faire tellement fort que ça redonnera du baume au coeur. Je ne suis pas féministe mais c’est comme au golf : la balle et le trou. Et pour une fois c’est le trou qui se ferme et la balle qui se perd sur un terrain vaste et inconnu dévastateur et peu charnu, le terrain où il ne faut pas jouer : Le coeur d’une femme.

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