Parler d'Amour
La vérité vous rendra libre

La vérité vous rendra libre

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Comment se remettre d’une rupture alors qu’on n’était techniquement pas ensemble? Comment guérir de quelque chose qui n’a pas vraiment existé?

C’est allongée sur mon lit, me retrouvant là comme une idiote devant mon ordinateur et surtout en ayant marre me sentir idiote que j’écris ces lignes.

Dès le début, je savais que je ne devais pas écrire à propos de lui parce qu’écrire revient pour moi à rendre les choses réelles et je voulais me convaincre que j’étais une grande fille qui maitrisait très bien la situation et qui n’allait pas s’attacher à ce mec qui est déjà un peu trop génial pour le seul usage que je voulais faire de lui au départ. Passion utilitariste.

Sauf que j’ai commencé à penser à lui avec mes émotions, du coup j’ai saboté le truc, j’ai provoqué des disputes bêtes parce que je savais comment ça allait finir: moi qui espère qu’il y ait une chance minime de l’avoir fait tomber amoureux à coup de parties de jambes en l’air mémorables, et lui qui  en fait a su très bien faire la part des choses et ne pense à moi avec aucune autre émotion que celle de l’excitation de recevoir un de mes textos prometteur d’une nuit de luxure.

On se disputait, enfin.. Je me disputais toute seule, bien consciente de ne pas arriver à faire bonne figure et paraître aussi émotionnellement indisponible que lui et un an plus tard, j’ai l’impression qu’il s’est un peu ouvert, que je l’ai assez travaillé au corps mais non, il me montre toujours que je me fais des films.

Mais c’est la dernière fois.

Quelqu’un a un jour dit que lorsque les gens vous montre qui ils sont, croyez-les. J’ai voulu m’acharner à penser qu’on avait quelque chose, autre chose que cette harmonie physique incroyable qui nous avait rendu littéralement accro l’un à l’autre, et aujourd’hui me voilà à me sentir comme une idiote. Je me sens bête parce que finalement, ma douleur aussi présente, aussi existante soit-elle n’est pas à la hauteur de ce que je croyais éprouver pour lui.

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Je n’ai pas si mal. Ou bien je me tiens assez occupée pour ne pas me sentir mal et ne pas penser à lui. Enfin sauf la première semaine.. C’est comme la clope en fait.. Saletés d’addictions.

Ce n’était que du sexe. Je n’ai rien perdu. Juste de l’estime de moi peut-être. Je n’en suis même pas si sûre. J’aime ma sexualité, j’aime la jeune femme que je deviens, j’aime ma façon d’aimer.

J’ai juste fait l’erreur de vouloir absolument partager tout ça avec lui quand lui ne le voulait pas.

Je ne l’ai pas écouté quand il me disait qui il était et visiblement je n’ai pas voulu m’écouter non plus.

Il a fallu que je le rencontre pour saisir le sens de l’expression “se protéger”.  Il ne m’a offert que son corps quand moi j’étais définitivement prête à tout partager et c’est là où je me sens bête: comment ai-je pu être prête à donner autant quand il ne donnait que si peu..? J’avais arrêté d’écrire à cause de ce grand bordel d’émotions que j’avais crée et que je n’arrivais pas à gérer, et je me rends compte que je n’écrivais pas ce que je n’arrivais pas à m’avouer et à lui dire.

Quoiqu’il en soit, si aujourd’hui j’écris à propos de lui, c’est pour partager cette leçon: vous êtes un(e) amoureux (se) assumez-le, ne jouez pas le jeu de la ‘chill girl’ (il faut bien le dire, la plupart du temps c’est nous les femmes qui entrons dans ce personnage), celle qui n’est dérangée par rien et que rien ne blesse. Quelqu’un vous montre qui il est, montrez-lui qui vous êtes, ce que vous acceptez et ce que vous n’acceptez pas et auquel cas, sachez passer votre chemin avant de finir blessée.

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