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Lettre d’une femme malade à l’homme qu’elle aime

Lettre d’une femme malade à l’homme qu’elle aime

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On dit que l’amour est plus fort que tout. Que si dans un couple les deux partenaires s’aiment vraiment, réciproquement, si leur relation est solide, alors ils peuvent affronter tous les obstacles. Surmonter les épreuves et rester unis. Envers et contre tout. Parfois la vie envoie une de ces épreuves. Injuste, douloureuse, angoissante. Le genre de choses qui bouleverse tout. Qui fait peur pour l’avenir. Alors un couple est-il assez solide pour affronter les affres de la maladie ? La personne malade a-t-elle envie de faire subir cela à l’autre ? Et lui, tiendra-t-il ? L’amour est-il assez fort dans ces cas-là ? Voici une lettre d’amour d’une femme malade à l’homme qu’elle aime.

Lettre d’une femme malade à l’homme qu’elle aime

Mon amour,

Je ne sais pas comment commencer cette lettre. Je veux te l’écrire plus que tout mais maintenant que je suis devant cette feuille blanche, les mots me fuient. Sûrement parce que j’ai peur de ce que je vais coucher noir sur blanc sur le papier. Peut-être parce qu’écrire ces mots c’est prendre conscience de la réalité de ce qu’on vit. Dans toute son ampleur. Son horrible vérité.

Si tu savais à quel point je suis désolée. Combien je m’en veux de te faire subir cette épreuve injuste même si je sais que c’est injuste pour moi aussi.

C’est moi qui subis la maladie comme tu me l’as dit mais toi, tu es une victime collatérale et je m’en veux, j’en veux terriblement à la vie pour cela.

Quand nous sommes tombés amoureux, je nous rêvais un avenir radieux. Simple mais heureux, sain et serein. Et voilà que la vie en a décidé autrement.

Et face à cela je suis perdue. J’ai peur, je souffre, je ne sais plus comment je dois envisager l’avenir. Mais surtout je me demande si j’ai le droit de te faire subir cela.

Comment peut-on trouver la réponse à cette question ? 

Pardon pour ce qui va suivre… Mais je n’ai pas envie de faire de ta vie un enfer.

Je ne veux pas que tu croies que je pense à ta place et jamais je n’ai douté de la sincérité de tes sentiments à mon égard. Mais les choses ont changé. La vie a mis d’autres cartes sur la table. Et on ne peut pas faire semblant que ce n’est qu’un jeu. C’est ma réalité. Seulement ce n’est plus forcément la tienne. 

Tu n’as pas à subir tout ça.

Mes angoisses, ma fatigue, mes douleurs, mes doutes, mes chutes de moral.

Me voir diminuée, c’est forcément ouvrir la porte à la compassion. Mais peut-être aussi à autre chose. La peur, l’envie de fuir ? Je ne veux pas que tu aies pitié de moi comme je ne veux pas me sentir coupable. Je refuse  ces émotions négatives entre nous. Notre amour ne doit pas se transformer en honte, en culpabilité, en colère, en dégoût.

Il est hors de question que par ma faute, tu perdes le contrôle de ta vie. Que tu perdes le goût des choses.

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Je ne veux pas que tu mettes ta vie entre parenthèses à cause de moi. Me sentir égoïste. Susciter des nouveaux sentiments chez toi au détriment de ton amour. Non cela je ne le veux pas.

Pardonne-moi, je suis perdue. Tu l’auras compris. J’ai autant envie de te dire de rester à mes côtés que te t’affirmer que je comprendrai si tu choisis de partir.

Que ta décision t’appartient et que non je ne t’en voudrais pas, non tu ne seras pas un lâche si tu quittes le navire.

Tu es tombé amoureux de moi pour plein de raisons. Et aujourd’hui la femme que je suis ne peut plus t’offrir la même vie. Malgré moi je n’ai pas pu remplir le contrat. J’ai échoué à te rendre heureux.

La question c’est est-ce que tu es toujours amoureux ? Est-ce que tu crois qu’on peut se construire un autre bonheur ensemble ?

Moi j’ai envie d’y croire mais je ne veux rien t’infliger. Cette épreuve c’est la mienne. Ce fardeau c’est à moi de le porter. Si la solitude est la réponse à donner à cette maladie, alors j’assumerai.

Je ne veux pas être un poids, une contrainte, une entrave à ton épanouissement, un obstacle à ton bonheur.

Je ne sais pas encore si j’arriverai à redevenir un jour celle que j’étais. Si je pourrais revivre normalement. Je n’en sais rien, je n’ai pas la réponse et peut-être que je ne l’aurais jamais.

Je dois l’accepter et vivre autrement à présent. C’est ma réalité.

Loin de moi l’idée de te faire de fausses promesses, de te faire croire que tout va s’arranger et que la guérison est proche.

Loin de moi également l’envie de te mettre une responsabilité coupable sur les épaules en te disant de rester ou de partir.

Mais je suis obligée d’être totalement honnête avec toi. Je suis cette femme malade aujourd’hui et à moins d’un miracle cela ne changera pas. Je dois m’y faire et vivre autrement à mon rythme.

Tu as le choix. De cette vie ou pas, de tes sentiments. Si tu restes peut-être qu’on sera toujours aussi heureux. Ou peut-être qu’on n’y arrivera pas. Je ne sais pas

Si tu pars tu me manqueras. Je t’en voudrai sûrement un temps mais peut-être qu’au fond je serai soulagée. De n’avoir alors que ma maladie à porter si tu n’as pas les épaules pour la supporter.

La maladie me fait changer. Pas seulement dans le mal. Elle me fait aussi réaliser ce qui importe, elle me fait revenir à l’essentiel. Ce qui est bien paradoxalement, c’est que je ne peux employer mon temps et mon énergie qu’à bon escient.

Mais la femme que tu as rencontrée est toujours là. Elle est juste plus fragile. Mais au final elle n’a jamais été aussi vraie. Si tu veux rester je te promets de t’aimer, de ne pas laisser la maladie régir nos vies. Et de tout faire pour que notre bonheur reste une priorité.

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