Parler d'Amour
“Souvenir” (Texte d’Alfred, internaute)

“Souvenir” (Texte d’Alfred, internaute)

Auteur

J’ai soif, soif d’innocence, je veux boire toute mon enfance. Encore. Qu’elle m’enivre. Encore. Les feuilles volent et glissent alors que le soleil ne s’éteint pas. Les arbres m’accueillent. Je veux être là-bas. Le berceau me protège, il se balance pour m’apaiser. J’entends la mélodie divine. Elle m’étreint. Toute ma famille est là-bas. Terre lointaine rattrape-moi. Je t’appartiens comme une plume qui s’envole avant de retomber délicatement. Je te sens si peu, encore. Je peins ton absence. Du rouge pâle. Un tapis d’herbe se dresse devant la maison verte. Terre lointaine rattrape-moi. Le mouvement versatile de mes souvenirs m’envahit toujours. Que le songe soit veille. Avant, la ligne était douce et chaleureuse, aujourd’hui elle est droite comme la raison. Danse, vie ! Ne sois plus bleue. Regarde ce que je suis et refais ce que j’étais. Remonte la ligne, encore. L’enfant est là, dans  moi, il crie. Rattrape-le. La lumière lui brûle la voix. Que la nuit  et les étoiles  l’apaisent, là où le rouge pâle s’épanouit. Viens mélodie. Tes cordes à l’unisson, comme le vent. Je n’aime que vous. Le foyer ne s’éteindra pas. Il irrigue ma chair. Là-bas je planterai mon âme dans le terreau affectueux. Temps, ligne mystérieuse qui me transperce, rebrousse chemin. Encore. Les senteurs du fini sèchent l’eau de mes yeux. Mais je pleure, regarde. Le sensible ne restera plus longtemps dur, bientôt la chimère. La folie m’endort déjà dans son velours flamboyant. Mon physique amaigri par aujourd’hui. Il se cache pour le Retour. Sublime horizon aux vagues lissent. Rattrape-moi, encore. Jardin doré qui protège comme l’ombre.

Je suis las d’ici. Que l’univers gronde dans mon poing, qu’il soit bafoué. Je le broie absolument. Substance glissante qui m’oppresse dont les  lois  m’encerclent de degrés négatifs. La lumière blanche sans nuances est anéantie en mon sein. J’explose ses carrés. Ma vie est ton poison science. Mon rêve est sa fiole.

 Terre lointaine, rattrape-moi. Je mâche les structures métalliques du monde pour les recracher dans ton puits, Science. Le bras onctueux de l’émotion ne les repêchera pas. La nuque chaude, mon réconfort est dans l’inconscience. Encore. Je veux plus que toujours. Pas l’absolu des lignes pointues. Etre affecté par l’enfant. Me mêler au brouillard suintant de ma pensée. Je cours sur l’air gonflé de passion, je saute et rebondis de plus en plus haut, je touche le miel coulant de mes souvenirs. Délectation insouciante. Le détachement au milieu de la pierre. L’obstacle de vos formes, lois de l’absolu, fond dans mon torrent. Il s’éparpille comme les fourmis sous mon pied. Le jour de la négation parfaite des lois du monde est en route. La terre perdue apparaitra comme l’étoile après l’extinction de la lumière blanche. Je vibre déjà  de te voir ! Les arbres, feux qui touchent le ciel, m’embraseront comme avant. Là-bas ma chaire communie avec vous, foyer. Le foyer qui peint la structure nocive. Le foyer qui m’enveloppe et me fige de bonheur dans l’argile en fleurs.

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