Combien de temps pour se remettre en couple après une longue relation : Témoignages

Ebook : Surmonter une rupture amoureuse

Vous venez de vivre une rupture et votre moral est au plus bas ? Vous voulez oublier votre ex et passer à autre chose ?

On a tous des points de vue différents sur le délai idéal pour se remettre ne couple, revivre une histoire d’amour sérieuse après une rupture, suite à une longue relation. Certains diront qu’il faut prendre le temps de faire le deuil, qu’il est malsain de se jeter directement dans les bras d’un ou d’une autre, qu’il faut du temps pour digérer la relation passée et être apte à s’investir sentimentalement dans une autre histoire. D’autres diront au contraire que la meilleure façon d’oublier, d’aller mieux, si on n’a plus de sentiments, est de rencontrer quelqu’un rapidement. Certains parlent de nécessité de solitude, d’autres d’avoir une aventure, d’autres encore aiment à user du terme de relation pansement. Il y a plein de possibilités pour la simple et bonne raison qu’il y a plein de cas de figure. Pour chaque personne, chaque histoire, la rupture, le ressenti, le travail de deuil sont différents. Le délai n’est pas le même pour chacun selon la raison de la rupture, les sentiments encore présents ou non, la durée de la relation, le caractère. Il y a tellement de choses qui entrent en compte qu’il est évidemment impossible de faire une grande théorie là-dessus. On sait qu’il n’y a pas de règle en amour. Pas de délai à respecter pour trouver la bonne personne, pour retomber amoureux-se. Alors, combien de temps pour se remettre en couple après une longue relation, y’a-t-il un délai idéal  ? Voici deux témoignages, le mien et celui d’une autre femme, deux histoires totalement opposées avec pourtant des visions communes, à ce sujet.

Témoignage d’Audrey, en vie commune avec un enfant pendant 5 ans et séparée depuis 4 ans

« Après plusieurs années de vie commune dont une à se déchirer et à essayer en vain de recréer notre couple et construire une famille, après un magnifique petit garçon, tout était fini. On s’est quittés. Comment dit-on ? D’un commun accord ? A l’amiable ? C’est triste à dire, à écrire, à vivre, mais c’est ainsi. On ne s’aimait plus, on était incompatibles, incapables de vivre ensemble et de se projeter dans cette vie de famille dont j’avais pourtant tant rêvée… Je savais, pour avoir connu une période de célibat avant toi, avant nous, que ce ne serait pas simple de refaire ma vie comme on dit, de trouver un homme bien, d’autant plus que j’entrais à présent dans la catégorie des mamans solos. Mais je ne pensais pas que ce serait si difficile.

Et surtout, ai-je autant de mal à trouver le nouvel homme de ma vie parce que les hommes bien sont en voie de disparition ou est-ce juste parce qu’au final, je n’étais pas prête et que j’avais pour ma part besoin d’un délai avant de réussir à me replonger dans une vraie histoire d’amour ?

On parle de relation pansement, de deuil, de délai. Je pense que tout cela est vrai mais que chacun a sa propre version, sa vision des choses.

On n’aime pas avec la même intensité, on n’oublie pas avec la même rapidité, on ne s’engage pas avec la même facilité.

On est tous différents face à l’amour même si nous sommes égaux sur le fait d’aimer et de souffrir ; seulement pour chaque personne, chaque histoire, il y a des degrés variables, des façons différentes de vivre une histoire, une séparation. De rompre, de se quitter. D’oublier. Puis d’aimer à nouveau. A chacun sa vérité, son rythme. J’ai rencontré quelqu’un après notre séparation, assez rapidement d’ailleurs. J’ai espéré une relation, mais elle n’est pas venue ; elle ne s’est pas construite. Cela s’est reproduit plusieurs fois dans les trois années qui ont suivi notre rupture. Alors j’ai pris le temps de réfléchir. C’était trop facile de rejeter la faute sur les hommes à chaque fois, qui ne veulent que des plans d’un soir ou des aventures, qui ne veulent pas s’engager, qui ne veulent pas de contraintes de couple, pas l’enfant d’un autre…Tout cela est vrai, je l’ai vécu, je le sais. Mais il y avait autre chose.

N’y a-t-il pas eu « trop de fois » pour que cela soit une coïncidence justement ? Et si c’est moi qui involontairement, inconsciemment, attirais ces hommes-là ? Qui envoyais des mauvais signaux ou en tout cas des signes contradictoires ? Parce que je n’étais pas prête ? Parce que même si je n’aimais plus mon ancien compagnon, que j’avais fait le deuil de mon histoire, je n’avais sûrement pas fait le deuil de mes peurs, de ma méfiance et que j’étais envahie d’émotions et de pensées négatives à l’égard des hommes ? Ce constat m’a permis un cheminement. Incertain, chaotique au début, peut-être malsain pour certains d’entre vous mais il m’était nécessaire au final. J’avais besoin d’étapes pour retrouver ma confiance en moi et en les hommes, pour avoir envie à nouveau d’être avec quelqu’un, pour croire à une histoire d’amour.

D’un plan d’un soir je suis passée à une aventure. D’une aventure je suis passée à une relation pansement. D’une relation pansement je suis passée à une vraie histoire sérieuse de quelques mois.

Ce n’était pas le bon mais ce n’était plus un test, ce n’était pas synonyme de souffrance et de choses à régler. Ce n’était juste pas le bon. Maintenant je sais où j’en suis, j’ai fait le tour de tout ce que j’ai vécu et je sais ce qui est essentiel pour moi dans ma vie de femme et ma future vie amoureuse. Il m’a fallu du temps c’est vrai pour y croire et me sentir prête mais j’y suis arrivée. J’ai eu besoin d’un délai même si je ne m’étais rien fixé. Mes émotions ont décidé pour moi, ce long cheminement intérieur m’était nécessaire. A moi. Mais pas forcément aux autres. Aujourd’hui je suis apaisée et je sais que je n’ai plus besoin de traverser toutes ces relations éphémères pour trouver des réponses. Aujourd’hui, la seule chose qui arrivera quand elle le voudra et pour laquelle je ne peux rien décider, rien contrôler, c’est cette nouvelle relation.

Cet homme avec qui je vivrai ma seconde vie en quelque sorte, à qui je suis prête à ouvrir mon cœur. Et je sais aujourd’hui que je saurai le reconnaître. »

Témoignage de Lisa, en couple pendant 7 ans puis dans une nouvelle relation depuis 4 ans après un délai de 4 mois entre les deux relations

« Un jour tout s’est arrêté. En l’espace de deux semaines, tout ce que l’on avait créé en 7 ans, tout ce qu’on avait construit, tout s’est envolé. Cette rupture a été pour moi un choc car je ne m’y attendais pas. Même si une première remise en question, quelques années auparavant, avait, je pense, mis un petit frein dans mon cerveau, un doute, latent.

Était-ce un homme sur lequel je pourrais compter dans 10, 20 ans ?

Je suis quelqu’un d’optimiste, j’ai toujours de l’espoir dans ce que la vie nous réserve et je me disais que oui, cet homme, si immature à 30 ans passés, pouvait devenir une personne sur laquelle compter et en qui avoir pleinement confiance.

Les premiers jours, les premières semaines, c’était donc le choc, je me demandais bien ce que j’allais pouvoir faire, comment j’allais pouvoir vivre sans lui, sans ce « nous » auquel on s’accroche.

Mais je n’ai pas voulu me morfondre et j’ai eu la chance d’avoir des ami(e)s qui ont répondu présents. J’en ai donc profité pour sortir, prendre l’air, discuter, rire et pleurer. Nous étions au mois de juin, les vacances d’été approchaient et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire, comment m’occuper pour me vider la tête et ne pas penser au passé. C’est dans ma nature, je ne sais pas si j’ai le cœur dur ou si c’est de l’orgueil pur mais je ne voulais pas qu’une personne m’empêche de profiter de ma vie et je voulais être plus forte que des souvenirs. Je me suis vite persuadée qu’il fallait que je profite de ces vacances d’été de 4 semaines pour m’éloigner, partir, loin, très loin d’ici et de mon histoire. C’est ce que j’ai eu la chance de pouvoir faire et même si un mois peut paraître court j’en suis ressortie profondément ressourcée, prête à aborder la rentrée et ma nouvelle vie.
Pendant cet été-là, je recevais régulièrement des messages d’un homme que j’avais rencontré chez des amis. Il ne s’était rien passé du tout, cela ne m’avait même pas traversé l’esprit mais je le trouvais profondément gentil et avec cette touche de folie qui a fait que peu à peu j’attendais ses messages : on s’envoyait des photos de nos vacances, on parlait de tout et de rien et il a fini par occuper mes pensées.
Mon ex en occupait d’autres malgré tout : je n’avais pas envie de le reconquérir, loin de là en fait, car je savais au fond de moi que cette histoire était finie et que je n’en voulais plus, mais cet échec me faisait rêver à une histoire, belle et naturelle, dans laquelle je pourrais m’épanouir. Je rêvais d’un homme en qui avoir confiance tout en me demandant si ça existait réellement ou si ce n’était qu’illusoire.
Je pense sincèrement qu’inconsciemment je savais que mon histoire avait une fin de prévue et je crois que c’est aussi pour ça que j’ai pu me laisser séduire et conquérir aussi rapidement. J’avais envie de croire à un amour partagé, avec quelqu’un qui croit au bonheur.

Je me suis posée la question : était-ce raisonnable de débuter une nouvelle relation à peine 4 mois après une relation de 7 ans ?

Certains ont forcément dû se dire que ce serait une relation « pansement ». Je ne sais pas pourquoi mais je savais que ce ne serait pas le cas. Peut-être parce que notre histoire a commencé très naturellement, que je me suis tout de suite sentie bien avec lui, qu’il m’apportait un bien-être et une confiance, en lui mais aussi en moi, que je n’avais pas ressenti auparavant.

Quand une personne spéciale entre dans notre vie a-t-on le droit de la laisser filer ?

Alors quoi faire ? Se mettre des freins ? Attendre un délai imposé par certaines règles, certains codes ? Forcément je me suis posée ces questions. Mais finalement je pense que chacun est différent, chacun vit sa rupture selon son propre ressenti, son propre vécu, ses propres besoins et envies. Il n’y a pas de règles, pas de codes à s’imposer, il faut vivre selon ce qu’on sent être le mieux pour nous.

Alors quand c’est une nouvelle histoire et qu’on a la chance de rencontrer un homme qui entre dans notre vie sans crier gare mais avec une bienveillance infinie, il faut oser croire à l’amour, peu importe le temps et se laisser porter par ce que la vie nous réserve. »

Deux histoires de plusieurs années, sérieuses, avec vie commune, deux séparations, deux exemples qui semblent similaires et pourtant le fait est là, deux transitions totalement opposées et deux vies amoureuses différentes à l’heure actuelle. La raison, la cause ? Un ensemble de choses non quantifiables, des émotions qui décident pour nous à l’instant où nous vivons les choses, des rencontres qui peuvent changer notre vie rapidement, ou un long cheminement personnel à faire avant de s’autoriser une nouvelle vie amoureuse. Je pense que ces deux témoignages représentent l’histoire de plein de gens, d’hommes et de femmes et qu’à chacun sa vision des choses, son délai nécessaire pour faire le deuil de son ancienne relation et ses démons intérieurs à soigner. On ne sort jamais indemne d’une histoire d’amour, on gère comme on peut le poids du chagrin, des regrets, du désamour.

Et c’est donc en fonction de son histoire personnelle que le délai entre deux histoires, entre deux amours, est plus ou moins long. Car l’amour n’obéit qu’à une seule règle, celle que nous dicte notre cœur.

Tous nos nouveaux textes dans 1 e-mail/mois

Rejoignez mes lecteurs privilégiés et recevez une fois par mois un e-mail rassemblant mes nouveaux articles et mes conseils amoureux.

Laisser un commentaire