Après ces deux nuits avec toi (Texte d’Amandine)

Après ces deux nuits avec toi, j’ouvre les yeux ce matin et je sens que tu n’es pas là. Il y a comme un vide. J’ai envie de venir me coller à toi et de passer mon bras autour de ta taille pour te serrer fort contre moi, alors que tu dors encore, paisiblement ; mais je ne peux pas. Car tu n’es pas là. Il ne me reste que ton bracelet autour de mon poignet, et le souvenir de tes yeux fermés et ta bouche pincée. Et tu me manques. Ca y est, tu me manques. Tu n’es plus là, et je ne me sens pas à ma place. Je sais, je n’ai pas le droit de ressentir ça, mais c’est comme ça.

Et dire qu’il y a un an, j’avais une tout autre vie et je me disais « mais arrête d’imaginer ça, tu ne seras jamais dans ses bras, il ne te ressemble pas ». Et dire qu’il y a un an, presque jour pour jour, je refusais de croire que tes baisers seraient un jour en accord avec les miens. Je m’imaginais dans tes bras, et je trouvais ça étrange. Je refoulais l’idée, mais l’appréciais en même temps. Et puis il y a eu ce 29 avril où j’ai eu envie de me blottir contre toi, puis ce 5 mai qui m’a rendu folle de toi, et enfin ce 11 mai  où nos lèvres se sont rencontrées. Et depuis ce jour là, je ne rêve que de les retrouver à chaque seconde, ces lèvres.

Et dire qu’il y a quelques semaines, ton parfum me revenait comme ma Madeleine de Proust. Oui, j’avais oublié ton parfum. A peine rentré dans mon appartement, tu t’es approché et, m’embrassant, tu m’as laissé m’enivrer de ton odeur. Et dire que je ne croyais plus jamais sentir à nouveau ton parfum. Aujourd’hui,  il me revient comme une Madeleine de Proust, comme une claque sur le visage dont j’avais oublié la sensation. Ça a été violent, fort. Aphrodisiaque et déchirant à la fois.  Mais tellement bon. 

Et dire qu’hier encore tu étais à mes côtés, que je plongeais mes yeux dans les tiens, que tu me serrais contre ton cœur. J’en veux encore. Et dire qu’aujourd’hui je porte ton bracelet, mélancolique, l’esprit perdu dans mes souvenirs, qu’en tapant ces mots sur mon clavier j’espère pouvoir bientôt apaiser le manque de tes lèvres. Et dire qu’aujourd’hui, je repense à ces nuits avec toi, si douces et apaisantes. Et dire que je croyais que nous ne nous reverrions plus jamais, que tes bras ne m’enlaceraient plus jamais.

Amandine

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