Parler d'Amour
Un soir au Champo rue des Ecoles (poème de Victor Blanc)

Un soir au Champo rue des Ecoles (poème de Victor Blanc)

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Un soir au Champo rue des Écoles

J’ai pensé à toi l’autre jour –et j’ai failli
Mourir Tu m’as semblé comme un ciel angoissé
Dans tes bras j’ai connu le morceau de ma vie
Qui n’attendait que toi pour se démaquiller

J’ai pensé à toi -et l’on m’a vu défaillir
Tous les soirs à minuit je refaisais ton corps
J’étais le marin qui invente son navire
Et ma peau dévorée s’accusait de l’aurore

Tu es le papier peint sur les murs de mes rêves
Le mot tu sur ma vie engendrée par les cris
Ma lèvre s’aventure au blanc pays du Crève
Et c’est donc là que mon coeur s’ouvre aux graffitis

Se faire écrire une lettre par un écrivain public

J’ai renoncé à la folie aux lits d’échos
Ici j’écris en vers les lignes de tes mains
Sans savoir que dira ce drôle de tarot
Je porte la croix de mon amour en chemin

J’ai souvenir de Visconti au cinéma
Dans cette nuit tremblée nos lèvres s’entreburent
Les strapontins n’en croyaient pas la caméra
Qui nous creva les yeux quand deux ils s’entrecrurent

Je t’aperçois ô mon amour nosocomial
Inaugurer sur toi mes pauvres métaphores
Nous nous sommes aimés lorsque tout était mal
Et maintenant mon eau de pluie je t’aime encore

Victor Blanc

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