Parler d'Amour
Que faire en Colombie en amoureux ?

Que faire en Colombie en amoureux ?

Auteur

Comme promis, l’article sur mon voyage en Colombie. Vous y trouverez les hôtels, les prix, les bons moments, les galères et tout ce qu’il y a à savoir 🙂 Bonne lecture !

La vidéo :

Avant le départ :

Nous avons pris les billets d’avion environ deux mois en avance, ce qui nous a permis d’avoir des billets à moindre coût : 600 euros aller-retour par personne pour faire Paris-Bogota-Carthagene puis Carthagene-Bogota-Paris.

Un mois avant le départ nous avons planifié notre trip, regardé toutes les villes que nous voulions faire. Nous avons tout écrit sur un Word.

Deux semaines avant le départ, nous avons booké tous les hôtels (cela nous a bien pris 4 heures !).

10 jours avant le départ, nous sommes allés à l’Institut Pasteur pour faire les vaccins : Fièvre jaune, Hépathite A et Polio DT. En réalité, aucun vaccin n’est obligatoire pour la Colombie, bien qu’il y ait écrit sur le Routard que la Fièvre Jaune est obligatoire pour Tayrona, on ne nous l’a pas demandé quand nous y sommes allés. Toutefois, ces trois vaccins sont très recommandés.

En Colombie, les moustiques sont partout, la journée autant que la nuit. Les maladies transmissibles par les moustiques sont nombreuses : Zica, Chicungunia, Dengue. Ainsi, avant de partir, j’ai fait trempé nos vêtements dans une lotion anti-moustique (environ 13 euros pour 8 tee-shirts et un pantalon fin). Puis nous avons acheté deux spray anti moustiques à base de DEET. Malgré toutes ces précautions, je me suis fait piquée à plusieurs reprises (on peut le dire, carrément bouffée !)

Jour J : 3 mars :

Avion : 12 heures de vol Paris-Bogota puis deux heures d’escale puis 1h de vol Bogota-Carthagène.

Nous arrivons à Carthagène vers 21h, nous sommes fatigués et ne tardons pas à nous endormir dans notre petit hôtel Ibis.

Jour 1 : 5 mars : Carthagène : Ibis.

Nous nous levons à 7h (13h en France). Nous partons visiter Carthagène, cette splendide ville fortifiée et colorée. Difficile de s’acclimater à la chaleur. Nous marchons cinq heures dans la ville puis bifurquons vers la plage de Bocagrande. A Carthagène les plages ne sont pas très belles et sont extrêmement proches de la route. Attention aussi, les locaux essayent de vous vendre tout et n’importe quoi. Une colombienne me met de la crème partout sur le corps alors que je ne veux pas et veut me faire payer après. N’hésitez pas à être sec et à dire non dès le début. Aussi, quand vous êtes une femme, et qui plus est, étrangère, sachez que vous allez vous faire siffler à peu près toutes les deux minutes (ça a aussi été le cas à Santa Marta). La chaleur est vraiment pesante voire insupportable en ce premier jour de voyage. A 15h nous décidons de rentrer à l’hôtel où il y a la clim pour nous reposer un peu.

cartagene

17h : Nous nous baladons sur les murailles de la ville fortifiée puis allons siroter un cocktail dans un bar très chouette où des artistes exposent leurs créations (vêtements). Nous mangeons ensuite dans un restaurant immense et magnifique appelé El sitio. C’est un lieu que je vous recommande vraiment car les prix sont très corrects par rapport au lieu, au service et à la nourriture.

 Jour 2 : 5 mars : Carthagène : Patio  de la Cruz

Nous nous réveillons encore très tôt, toujours à cause du décalage horaire, soit à 7h45 (donc 13h45 en France). Nous nous rendons dans la ville fortifiée de Carthagène et visitons el museo historico de cartagena (36 000 pesos pour deux + 20 000 pour une visite guidée). Le guide est extra, très sympa, il s’adapte à notre rythme en parlant lentement espagnol, nous racontant l’histoire de Carthagène de l’Inquisition à son Indépendance.

carta

Les gens ici ne parlent pas anglais, mieux vaut avoir des bases en espagnol si on veut comprendre quelque chose.

La ville est magnifique, mais il fait chaud, 34°, et assez humide.

Nous mangeons dans le restaurant de l’hotel Isla Capri, pour 34 000 pesos nous avons entrée, plat (délicieux, langue de beuf) et boisson. Le chef vient nous parler et devinez ce qu’il connait de la France ? Le PSG ahah !

Nous posons ensuite à la plage pour, profiter du soleil et bouquiner. Nous allons faire le check-in à l’hôtel et partons en direction de notre nouvel hôtel : Patio de la Cruz, en plein dans la ville fortifiée, avec un rooftop du tonnerre et un lit kingsize qui ferait des envieux eheh !

cruz

20 h : Dans le quartier Getsemani è Restaurant Castellana D&F, style hibérique (restaurant qui existe également à Madrid). Je recommande la Mojarra con patacones, plat typique de Colombie. Le restaurant est excellent mais un peu cher (d’ailleurs, de nombreux touristes sont là), pour deux plats et deux verres de tinto de la casa, nous en avons pour 92 000 pesos (donc extrêmement cher pour le pays).

Jour 3 : 6 mars : Santa Marta : Hotel Casa Carolina

Nous nous levons à 7 heures, toujours avec le décalage horaire . Nous déjeunons sur le rooftop : ananas, mangue et omelette avec un bon jus de pasthèque.

A 9h, le petit Bus de la compagnie Marsol (que nous avons réservé hier (double parenthèse : il faut confirmer le jour-même et ce, que ce soit pour les bus, les bus locaux, les taxis car c’est vraiment l’embrouille les transports ici)) vient nous chercher, et c’est parti pour 5 heures de trajet avec une petite dizaine d’autres personnes. Le bus est bien car climatisé, le trajet se déroule pour le mieux, mis à part qu’il n’y a pas de ceinture et qu’ici les gens roulent comme des tarés !

Nous arrivons à Santa Marta à 14 heures, dans une ville plutôt déserte car nous étions dimanche. En revanche la plage était bondée. La  ville n’est pas très belle, il n’y a rien à voir. Les plages sont très moyennes.

santa

 Heureusement, l’hotel Carolina est magnifique, avec un superbe patio avec piscine et jacuzzi.

carol

14h30-16h30 : plage

17h-18 : piscine + dégustation d’un bon brownie avec de la glace à la vanille et un coulis de fraise + deux coca, le tout pour 32 000 pesos (ce qui est cher pour le pays mais c’est souvent comme ça lorsque l’on mange dans les hôtels).

20h : nous nous rendons en ville pour trouver un restaurant typique et sympa mais… Nous sommes dimanche et les rues sont soient désertes soient remplies de locaux venus nous quémander de l’argent (sans compter les mecs bourrés à 20h qui, limite, nous agressent du regard). Nous rentrons donc rentrés à l’hôtel pour manger. Les plats sont délicieux, l’hôtel dispose d’un restaurant vraiment succulent, j’ai pris du poulet au romarin avec des pommes de terre et mon chéri du saumon et du riz.

Jour 4 : 7 mars : Santa Marta : Casa Carolina

8h : Ah nous nous sommes levés une heure plus tard que les jours précédents, le rythme commence à rentrer ! Le petit déjeuner est offert  dans cet hôtel et c’est le grand luxe tant il est bon : jus d’orange pressé maison, fromage, jambon, omelette, chocolat, thé, café, ananas, mangue, pastéque … Le top du top !

9h-12h : nous profitons du patio avec la jolie piscine pour nous détendre sous le soleil de Santa Marta.

12h-14h : Plage et balade dans la ville. Santa Marta  n’est pas une très jolie ville comme je le disais plus haut. C’est sympa parce qu’il y a la plage mais il n’y a pas grand-chose d’autre à voir et je ne m’y sens pas vraiment en sécurité. Encore plus qu’à Carthagène, à chaque fois que je passe devant – de loin ou de prêt – un homme, je me fais siffler, ce qui était très désagréable.

14h15h : nous allons faire les courses pour nous faire des sandwich pour le jour-même et demain (puisque nous avons prévus d’aller visiter demain le parc national de Tayrona).

15h-­16h : repas sur le rooftop (nous nous sommes faits des sandwich jambon fromage plutôt pas mal)

20h : Restaurant vers le port, los tres sensadores : très joli bâtiment, très bien placé au bord de la mer, serveur très aimable, la nourriture était correcte. Ce n’était pas mauvais, ni succulent.

Jour 5 : 8 mars : Tayrona : hotel Villa Maria

6h30 : Réveil et petit déjeuner

7h30 : nous avons réservé le transport (taxi de l’hotel suivant) la veille mais en Colombie, tout est compliqué au niveau des transports et nous ne sommes jamais sûrs qu’il arrive à temps, qu’il arrive tout court. La réceptionniste doit appeler pour confirmer. Le taxi finit par arriver et roulons une petite heure jusqu’à l’hotel Villa Maria, à cinq minutes de voiture du parc national de Tayrona. Nous déposons vite nos valises et repartons aussitôt pour notre journée dans le parc.

9h00 : Arrivée à Tayrona. L’entrée est à 42 000 pesos par personne (16 000 pour les locaux), il faut également compter 6000 de plus par personne pour le petit bus qui nous emmène au début de la balade. Tayrona est l’endroit le plus beau qui m’ait été de voir dans ce monde jusqu’à maintenant. Nous marchons deux heures et demi à travers la jungle, puis près de la mer, nous croisons des roches impressionnantes dont la forme ronde semble avoir été sculptée par la main d’un homme. Cette nature époustouflante qui se dresse devant nous est vraiment à couper le souffle, des paysages verts pomme, puis verts sapin, bleus azur, bleus marines, rouges, jaunes… Bref, c’est incroyable.

tayrona

Nous arrivons à « la piscina » (le premier endroit où l’on peut se baigner) c’est tout simplement extase. Après deux heures de marche et de sueur, voir cette crique perdue, dont l’eau cristalline est éblouissante de pureté, je peux vous dire qu’on est plus qu’heureux.

Nous avons marché presque 5h en tout et c’était une journée qui restera à jamais gravée dans notre mémoire.

17h30 : retour à l’hôtel après avoir pris un bus typique (les portes restent ouvertes c’est assez drôle).

Nous avons choisi l’hôtel Villa Maria car si l’on voulait dormir à Tayrona nous avions le choix entre les Hamacs (mon ami ne voulait pas), les tentes (il en était hors de question vu la chaleur) et les ecolodge tout bonnement hors de prix. Alors, nous avons cherché un hôtel juste à côté du parc, pas donné non plus, à environ 130 euros la nuit mais vraiment superbe.

Il y a un excellent restaurant, une piscine, un Wifi qui ne passe pas très bien mais qui est là quand on en a besoin et surtout des petits bungalows individuels et magnifiques. Perché en hauteur, notre bungalow était atteignable à condition que l’on traverse un pont suspendu fabriqué avec du grillage mettalique, à une vingtaine de mètres du sol et environ 50 mètres de longueur. Ceux qui ont le vertige auront bien du mal eheh (nous on flippait beaucoup aussi ! quand ça tangue de tous les côtés et que toi t’es là comme un con avec tes valises, tétanisée par ton vertige). Mais le chemin vaut le coup, le bungalow est immense, le balcon avec ses deux transats, son hamac et sa vue sur l’océan, fait rêver !

villa maria

19h : Nous mangeons au restaurant de l’hôtel, très bon.

20h : A l’heure à laquelle la plupart des gens dînent, nous nous sommes endormis. Après une telle journée (6h30-20h dont 5 heures de marche en plein cagnard), nous sommes tombés dans les bras de Morphée.

 Jour 6 : 9 mars : Palomino : Aite

7h30 : Après une bonne nuit de presque 12 heures, nous nous réveillons et allons prendre notre petit déjeuner (excellent) inclus dans notre nuit. Nous avons pas mal trainassé jusqu’à 15h à la piscine (nous avons également mangé le midi à l’hôtel, il n’y a pas grand-chose dans ce coin là).

Attention, à Tayrona et Palomino il n’y a pas de distributeur, nous nous sommes retrouvés un peu dans la mierda puisque la carte bancaire de mon ami ne passait pas et que nous n’avions pas retiré assez de liquide. Heureusement, j’avais ma carte (mais un débit limité donc il fallait faire attention) !

15h30 : nous demandons à l’hôtel de nous emmener au prochain hôtel (80 000 pesos). A peine 45 minutes de voiture et arrivons dans un beau paradis. L’hôtel Aite a d’ailleurs gagné un prix sur TripAdvisor en 2015. Sur les photos, j’avais pu voir une mini piscine, des chambres dans l’hôtel et des bungalow sur la plage. Nous avons pris quatre nuits dans un bungalow particulier sur la plage, ici l’eau n’est pas potable (ailleurs nous n’avons pas pris le risque de boire l’eau au robinet mais ici on nous a prévenu d’emblée de ne surtout pas tenter le diable).

Le bungalow est mignon : sur la plage, face à la mer, avec une terrasse disposant d’un hamac et d’une table. L’intérieur est surprenant : deux lits deux places et un lit une place … WHY ? Je ne sais pas. Les deux grands lits ont des moustiquaires, ce qui nous rassure. Chaque fenêtre dispose de moustiquaires d’ailleurs.  La douche donne sur la plage, ce qui est canon ! Et, belle surprise, il y quelques jours (en février 2016), l’hôtel Aite a fait construire une nouvelle piscine sur la plage, près des bungalows (car la petite piscine est proche des chambres de l’hôtel).

aite

16h-18h : Nous nous promenons sur la plage et profitons de la piscine. Nous sommes seuls au monde, dans la mer comme dans l’eau chlorée, vraiment seuls au monde. Et c’est très agréable !

20h :  Nous mangeons dans un restaurant situé le long de la plage et dont je ne me souviens malheureusement pas le nom, qui était excellent et peu cher. Nous avons marché pendant 20 minutes dans le noir le plus complet, quand nous avons dit ça au serveur du restaurant il nous a dit que c’était très dangereux, qu’il pouvait y avoir des serpents sur la plage la nuit !! Aahhh MAMAMIAA

Jour 7 : 10 mars : Palomino : Aite Hotel :

9h : Réveil, il a plu tout la nuit, il fait gris. Le manager nous dit qu’ils attendaient vraiment cette pluie car ils n’avaient pas vu une goutte d’eau depuis six mois. Vraiment dommage pour nous quand on est sur une merveilleuse plage mais le temps ne se commande pas et il faut bien de l’eau pour faire pousser les arbres et les plantes  et pour avoir des fruits au petit déjeuner 😀 Le petit déjeuner était très bon. Les déjeuners des hôtels inclus dans la formule sont à peu près tous les mêmes : jus d’orange pressé, omelette et salade de fruit.

Se faire écrire une lettre par un écrivain public

Ce midi, nous mangeons dans le même restaurant que la veille au soir. C’est dingue car nous sommes clairement seuls au monde, nous avons bien 3km de plage pour nous tous seuls. Car oui, mars est une période de basse saison, il n’y a pas ou très peu de touristes (alors que Août-janvier est la période la plus touristique ici). Nous nous baladons jusqu’à une rivière absolument fabuleuse, qui prend sa source dans la mer. Le décor est une fois de plus à couper le souffle : en face de nous, de la végétation d’un vert saturé, des chevaux sauvages, la rivière nous sépare d’eux. Quand nous leur tournons le dos, la mer nous fait face. Imaginez un peu le spectacle !

Jour 8 : 11 mars : Palomino : Aite Hotel :

Ce matin, il fait toujours gris mais il n’y a pas eu de pluie. A Palomino nous profitons de ces quatre jours pour nous reposer, nous prélasser, profiter de la mer (attention, les vagues sont très dangereuses, la baignade est déconseillée, il faut donc être vigilents).

Nous déjeunons au bord de la plage (Palomino est une plage, il n’y a rien d’autre si ce n’est 4 ou 5 hôtels, quasiment vides en cette période). Le restaurant que nous avons trouvé est le restaurant d’une auberge de jeunesse (Finca Escondida): ici il y a quelques jeunes qui dorment dans des Hamacs ou dans des tentes, l’ambiance est très cool, les plats, pas chers et les gens très chaleureux. Je vous conseille donc un petit tour à l’hôtel Finca Escondida pour manger ou prendre un verre avec en fond sonore de la musique colombienne qui nous fait remuer sur place !

palomino

L’après-midi, je passe un bon moment avec les locaux qui travaillent à l’hôtel Aite (dans lequel nous sommes), les femmes m’ont présenté deux perroquets et c’était très amusant car les deux ont pris la voix d’une femme colombienne qui travaille là-bas. Dans cet hôtel, les employés et les propriétaires sont absolument géniaux, très attentifs, à l’écoute, ils prennent soin de vous comme personne !

Attention aussi, aujourd’hui il faisait très nuageux, du coup nous n’avons pas eu peur du soleil et ne nous sommes pas protégés… Sauf que nous sommes rouges écrevisse ahah Les locaux nous ont fait une petite recette spéciale (un fruit, je ne sais pas lequel, à mettre dans le frigo puis à s’étaler sur le visage et le corps, contre les coups de soleil) !

Jour 9 : 12 mars : Palomino : Hotel Aite

Ce matin nous nous réveillons 9 heures ! Exploit ! Et nous nous sommes endormis après 21h eheh on commence à se faire au rytme 😉

Il fait très beau, la plage ensoleillée, les cocotiers et le ciel bleu azure au réveil, c’est assez magique !

11h : deux locaux viennent nous chercher en moto, sans casque ni protection bien sûr ! Mon mec n’avait pas l’air hyper serein derrière son motard mais moi j’étais au top du top. Nous roulons environ 15 minutes en moto dans des paysages une fois de plus, à couper le souffle. Ils nous déposent en pleine jungle. L’un d’eux reste avec nous pour faire le guide. Nous marchons dans la nature environ 45 minutes (beaucoup de montées), la marche était plus éprouvante qu’à Tayrona. Et, moi, chanceuse, je me suis ouvert le pied sur une pierre donc je saigne  sur ma chaussure, mais pas question de me plaindre car je ne peux de toute façon pas rebrousser chemin. Il fait extrêment chaud (35°).

palomino rio

Et là, miracle, El rio Palomino surgit devant nous. Munis de nos grosses bouées, nous sautons dans l’eau et nous nous laissons glisser dans nos bouées. Environ 2h de descente fabuleuse, des paysages dignes de Jurassic Park. Aussi, comme nous sommes en période creuse, il n’y a absolument personne sur la rivière, ce qui rend la balade encore plus fantastique.

En rentrant à l’hôtel, l’une des proprio m’a fait un pansement à l’œuf pour mon gros bobo au pied, et ça fonctionne à merveille !

Jour 10 : 13 mars : Riohacha : Juan Pablo II

Une fois n’est pas coutume, nous nous levons encore très tôt (7h30). Nous déjeunons, chillons à la piscine (où nous sommes seuls au monde, encore :D). Nous mangeons à notre restaurant préféré de Palomino (Finca Escondida) puis retournons chiller à la piscine où une femme française vient discuter avec nous (elle voyage seule depuis quatre mois en Amérique Latine).

A 16h nous allons faire le checkout et là, grosse surprise : ils nous ont upgradé, c’est-à-dire que nous avons payé le prix d’une chambre normale à l’hôtel Aite alors que pendant ces quatre nuits, nous étions dans un Bungalow Premium face à la mer.

A 17h faisons du stop pour chopper un bus qui nous emmènera à Riohacha (7000 pesos par personne). Les trois premiers ne veulent pas s’arrêter, nous commençons un peu à flipper qu’aucun de ne s’arrête. Finalement, trente minutes plus tard, l’un d’entre eux accepte de nous prendre et nous roulons pendant environ deux heures (dont une heure dans la nuit noire, nous ne voyons absolument rien).

19h30 : Nous arrivons à Riohacha, il fait nuit, nous sommes perdus au milieu de la ville et nous prenons un taxi pour nous emmener à l’hôtel (5000 pesos pour deux). Nous sommes très surpris par la propreté et les infrastructures touristiques de la ville, notamment en bord de mer où nous avons trouvé un excellent bar/restaurant sur la plage, pas cher, avec une musique caliente.

L’hôtel Juan Pablo II n’a aucun charme mais est très bien équipé et parfaitement propre : l’énorme lit KingSize me fait de l’œil ! A côté de ça, il n’y a pas de double vitrage et la musique dans la rue est extrêmement forte et bruyante, on dirait qu’il y a une boîte de nuit latina dans la chambre ! Même avec mes Boules Quies, rien n’y change. Il est 22h et j’espère que ça va se calmer.

Nous allons nous coucher tôt car demain à 8h nous partons pour le désert de la Guajira, direction Cabo de la Vela. (Nous laissons nos deux sacs-à-dos à l’hôtel de Riohacha pour éviter les vols).

1h : il est une heure du matin nous n’avons pas encore fermé les yeux tant la musique hurle dans nos oreilles. Quand cette cacophonie va-t-elle s’arrêter ? Thibault sort de ses gonds et descend pour demander à l’hôtel ce qu’ils peuvent faire : Niet, le gérant ne peut pas demander au bar de baisser, c’est une tradition colombienne ici à Riohacha et tous les dimanches, ils mettent la musique à fond dans les rues jusqu’à 4h/5h du matin. Thibault demande à changer de chambre. A 1h30 du matin, on déménage de notre grande chambre spacieuse pour une petite chambre avec un lit 140 mais surtout : pas de fenêtre, donc carrément moins de bruit !

Jour 11 : 14 mars : Riohacha : Guajira (Cabo de la Vela) : La Langosta

Il est 7h, je ne suis pas en grande forme et me sens encore un peu énervée de la nuit passée. Mon Bungalow sur la plage de Palomino me manque déjà ! Le déjeuner inclus dans la formule n’est pas très bon. Décidément, cet hôtel est bien pourri !

Nous avions réservé notre séjour d’une nuit dans le désert de la Guajira deux jours à l’avance (nous avions demandé à l’accueil de l’hôtel Aite à Palomino de le faire pour nous), ce qui nous a valu une réduction (tout est  négociable ou presque en Colombie, là nous avons payé 420 000 pesos pour deux soit 130 euros pour deux, avec l’aller-retour compris, l’eau et la nourriture).

Nous partons en Jeep avec José, un colombien originaire de Cabo de la Vela, un couple d’italien et deux colombiennes. Nous sommes à six dans une Jeep climatisée. Nous mettons environ 1h30 à arriver dans le désert, les paysages sont incroyables, secs, arides et infinis. La route a laissé place à une
piste difficilement identifiable, la Jeep nous secoue énormément.

Il est midi, la Jeep s’arrête dans une Rancheria, où nous sommes sensés dormir (le prix inclus les Hamacs). Là bas nous mangeons, les locaux nous préparent du poisson avec des patacones et du riz. La beauté du lieu vient de la jonction entre l’océan et le désert, ces deux surfaces planes, bleu et ocre. En voyant les Hamacs, nous sommes sûrs –mon ami et moi- que nous ne voulons pas dormir dedans (nous sommes de vrais trouillards et les moustiques ne sont pas nos amis). Nous avions réservé un hôtel à Cabo de la Vela (Las siete mares), qui disait avoir la clim et tout et tout.

desert

Nous repartons en Jeep avec toute la troupe pour Cabo de la Vela. Nous passons par un champ de déchet, je n’ai jamais vu de ma vie autant de bouteilles vides et de sacs plastiques éparpillés sur le sol sur plusieurs kilomètres. Nous arrivons dans le village de Cabo de la Vela (où il n’y a rien, peut-être vingt personnes en tout, qui vendent des bracelets, des sacs et deux restaurants ouverts et vides). José nous amène à las siete Mares pour que l’on confirme notre nuit pour ce soir, et là surprise, surprise : On nous annonce que par contre il n’y aura ni la clim (comme annoncé sur le site, mais passons), ni l’électricité, ni de chasse d’eau… OKKKK Donc là une autre femme arrive et nous dit qu’elle a une chambre à nous proposer, je vous mets les photos en dessous xD : une cave, noire, bétonnée, avec la lumière de 18h à 6h ( et la clim, aussi incroyable cela puisse paraître !). Pas de douche, un homme nous amène deux sceaux d’eau douce pour nous laver. Pour les toilettes, la chasse ne fonctionne pas non plus évidemment donc nous avons un sceau d’eau salée. Nous convenons avec la propriétaire du prix : 120 000 (oui ça fait chère la nuit dans un garage).

langosta

Nous repartons avec tout le monde direction les alentours de Cabo de la Vela, un truc qui s’appelle la tortuga je crois, j’avoue on ne comprenait pas toujours ce que José nous disait (nous sommes passés par Uribia aussi). Magnifique, splendide, sublime, nous gravissons un petit mont et surplombons un décor tout droit tiré des films d’aventure !

A 17h20, nous nous rendons direction El Faro pour admirer le coucher de soleil en eau de la colline. Un moment romantique et magique.

Puis José et la troupe nous ramènent à notre hôtel de luxe (lolilol) et eux repartent à la rancheria pour les hamacs. Avec Thibault, nous décidons de nous rendre dans le seul endroit un peu ambiancé du village, c’est-à-dire un bar à coktails (mais vide hein). Nous demandons au jeune si on peut manger, il accepte (il va en fait chercher les plats dans le restaurant immense et vide qui se trouve à côté). Nous en profitons pour siroter un Mojito ultra chargé (j’étais carrément pompette avec un seul Mojito !). 21h, vient le moment tant attendu : notre gros dodo sur notre matelas en mousse.

PS : Nous avons pris une nuit en plus à Riohacha pour nos valises, histoire de les garder en sécurité.

Jour 12 : 15 mars : Riohacha : Juan Pablo II

Après une bonne nuit de sommeil (j’ai bien dormi 11 heures), José et la troupe viennent nous chercher pour notre dernière « visite » dans le désert : el pilon de Azucar : le plus bel endroit que l’on ai vu ici dans le désert selon moi. Nous gravissons un mont en haut duquel se trouve un petit édifice en pierre en hommage à la Vierge Marie. Le décor est une fois de plus époustouflant : d’un côté, le désert, aride, sans vie, parsemé de sable roux, de l’autre, l’océan, turquoise. Quand on regarde à droite, en hauteur, on voit que des prénoms ont été écrits à l’aide de pierres. Je me dépêche d’aller en bas pour former notre surnom à mon ami et moi (qui est « Tana), à l’aide de grosses pierres puis je remonte une heure plus tard pour la prendre en photo du haut du mont.

tib

Et nous repartons à Riohacha, épuisés et très heureux d’avoir eu la chance d’explorer une partie du désert de la Guajira.

Jour 13 : 16 mars : Cartagena : Ibis

Nous nous levons à 7h et partons à 7h30 en taxi direction le bus expresso Brazilia pour notre retour à Carthagène. S’en suivent 8h de bus.

Nous sommes enfin arrivés à l’Ibis et sommes exténués. Demain lever 7h30 pour prendre le bateau en direction de l’Isla del rosario (l’Isla Coralina pour nous, plus précisément J )

Jour 14 : 17 mars : Isla Coralina : Villa Coralina

Il est 7h et je suis crevée. Mais il nous faut partir direction le port pour partir sur la merveilleuse Isla Coraline.

Nous avons fait une heure de bateau et venons d’arriver sur l’île. Elle est toute petite et magnifique. Nous avons pris le Bungalow romantique : un bungalow rond dont les murs ne sont autres que des vitres donnant directement sur la mer, c’est incroyable. Les employés prennent bien soin de nous. Il est 11h et ils nous demandent déjà ce que nous voulons pour manger à midi.

coralina

Nous profitons de l’eau cristalline et de notre espace privé avec nos transats. C’est clairement le plus bel hôtel que nous ayons fait (et aussi le plus cher : environ 250 euros la nuit, repas compris).

La journée est passée très vite, après un excellent repas nous partons nous coucher.

Jour 15 : 18 mars : Isla Coralina : Villa Coralina

Nous avons bien profité de la mer et du soleil ce matin. Aujourd’hui nous décidons de glander et de se dorer la pilule.

Jour 16 : 18 mars : Carthagène : Ibis

Nous devons repart de l’Isla Coralina en bateau à 15h. Ce matin, nous en profitons pour aller faire du Snorkling. Environ 15  minutes de petit bateau à moteur, le guide nous fait visiter les alentours et nous montre l’un des château de Pablo Escobar, qui appartient désormais au gouvernement. Nous faisons une heure de Snorkling, voyons des poissons superbes et multicolores. Le guide nous amène ensuite voir une épave d’avion, impressionnant !

snork

A 15h, nous reprenons le bateau. J’ai le coeur serré, je n’ai pas envie que ce rêve éveillé se termine. L’après-midi il y a beaucoup de vent et donc beaucoup de vagues,

Ailleurs sur le web (sponsorisé)
Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Cet article vous a plu ? Devenez membre PDA!

Rejoignez mes lecteurs privilégiés et recevez une fois par mois un e-mail rassemblant mes nouveaux articles et mes conseils amoureux.