Parler d'Amour

Perdre celui/celle qu’on aime, c’est aussi perdre ceux qui nous entourent

Perdre celui/celle qu’on aime, c’est aussi perdre ceux qui nous entourent

Finissez-en avec votre chagrin !

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Perdre celui/celle qu’on aime, c’est aussi perdre ceux qui nous entourent

Par Audrey

« Je te quitte, c’est fini entre nous. »

Le pouvoir de ces mots est puissant. Au moment où l’autre nous le dit, on a cette sensation instantanée que notre univers tout entier s’écroule. En quelques secondes, on perd ses points de repère. On réalise que l’autre était notre boussole, un pilier dans notre vie et surtout qu’on se définissait souvent par rapport à notre relation.

On a beau conserver son individualité, et heureusement, lorsqu’on est en couple, on se définit aussi en fonction du lien qu’on partage et ce surtout pour l’entourage. Famille, amis, ils nous voient comme un tout, l’un ne va pas sans l’autre. Invitations à des dîners, anniversaires, mariages, repas de famille, quand on est en couple, notre vie familiale et sociale se fait à deux. On est invité avec notre « +1 ». A partir du moment où le couple est officiel et encore plus quand on vit ensemble, on devient en quelque sorte une entité à deux pour les autres.

Alors il est logique, dans un sens, au moment où l’histoire prend fin, que la rupture ait également des conséquences sur notre vie sociale et sur ceux qui ont partagé notre vie.

Quand vous quittez la personne qui partageait votre vie depuis un certain temps, ou qu’elle vous quitte, c’est un lot ; on perd, en plus de ses repères, ses habitudes, sa belle-famille et parfois, souvent, des amis, et cela renforce la sensation que notre univers s’effondre. Soudainement, tout change. Votre autre n’est plus là, et il faut également faire le deuil de personnes qui au fil du temps avaient pris de la place au quotidien, de l’importance.

Alors oui, c’est vrai qu’on ne va pas forcément regretter la meilleure amie de son ex ou sa belle-mère ! Mais quand l’autre nous quitte, il nous arrache en même temps à un clan, la tribu à laquelle on s’était intégrée, notre autre famille. Quand on est couple, on a des « relations satellites » avec les proches de notre moitié. Le quitter revient à les quitter, et si c’est lui/elle qui part alors il/elle nous oblige à renoncer à eux.

On dit qu’on continuera à se voir mais c’est souvent faux.

Car avec le temps, les liens s’estompent, la gêne s’installe, notre ex refait sa vie et nous ne sommes plus le/la bienvenu(e) dans le cercle de l’autre. Même si on a conservé son individualité quand on était en couple, on ne contrôle pas les interactions avec les autres, la place qu’ils prennent dans notre vie au fil du temps et on ne peut que constater ou subir leurs réactions et leurs choix une fois notre relation achevée. Le chagrin éprouvé se double alors souvent d’un deuil plus large, celui de ceux qui par alliance faisaient partie de notre vie. On les perd souvent, un à un. Il faut alors se reconstruire, se recréer un nouveau cercle. Cela semble parfois insurmontable sur le moment. Mai nous avons un allié précieux dont nous soupçonnons que trop rarement le pouvoir et les bienfaits ; le temps.

En effet le temps qui passe apaise le manque et la douleur et nous aide à guérir nos blessures émotionnelles.

Sur l’instant, le choc est trop brutal, tout arrive trop vite alors on n’arrive pas à réaliser le raz de marée qui déferle dans notre existence. Il faut très vite, malgré nous, se défaire de l’idée qu’on était un couple, prendre des décisions pragmatiques rapidement ; déménager ou tout au moins récupérer ses affaires, s’occuper des papiers et différentes démarches, revoir l’organisation de sa vie, de ses habitudes, de ses repères au quotidien. Plus on a de choses en commun, plus les détails pratiques à régler s’accumulent et cela mobilise toute notre énergie. Mais une fois que c’est réglé, on prend conscience de l’ampleur de la décision qui vient d’être prise et on se prend la réalité de la rupture en plein visage.

Tout est beaucoup plus clair

Le travail de deuil peut commencer avec ses différentes phases de chagrin, de déni, de colère, de déception avant l’acceptation. Après ces étapes, il faut faire face à la suivante : accepter que notre vie va beaucoup changer en quelques semaines. Pas seulement parce qu’on a déballé ses cartons et qu’on passe une à une les phases du deuil amoureux, inhérentes à une rupture, mais aussi parce que notre vie sociale va être modifiée.

Les choses ne sont pas forcément dites ou actées clairement. Cela se fait parfois en douceur, parfois au contraire subitement, et on réalise que les gens qu’on voyait et dont on croyait être apprécié(e) ont décidé de choisir un camp. Alors les choses se font sournoisement, par la suppression de tous les moyens de communication modernes (réseaux sociaux, applications), par l’absence de réponses aux messages et aux appels et donc aux potentielles invitations à se voir, pour les moins courageux et les moins sincères d‘entre eux. Pour les autres, plus matures et surtout qui ne se positionnent pas en arbitres, la distance a lieu d’elle-même dans le respect. Et heureusement dans certains cas on conserve des amis anciennement communs qui sont devenus au fil du temps les nôtres et le restent malgré la rupture.

Souvenir…

J’ai ce souvenir marquant avec la mère de mon ex avec qui j’ai vécu une belle histoire pendant plus de six ans pendant mes années étudiantes, dont quatre ans de vie commune. Lorsqu’il m’a quittée, je suis passée par toutes ces phases douloureuses, difficiles. J’ai eu du mal à passer à autre chose car j’avais ce besoin absolu de comprendre, pour me remettre en question et avancer.

Tous mes repères et mes habitudes de vie ont été réduits à néant en quelques semaines. J’ai laissé faire, je n’avais plus de prise sur la réalité, sur les détails pratiques, je m’en fichais. Qui prend quoi ? Tout cela me paraissait tellement matérialiste, sans intérêt par rapport à la souffrance que j’éprouvais et à la perte de mes points de repère. Une seule chose me hantait ; à quoi aller ressembler ma vie désormais, sans lui, sans sa famille que j’aimais tant, sans ses amis qui étaient devenus les miens ? Cela a été long.

J’ai continué à voir ma belle-mère et à échanger avec elle des mois durant, elle me connaissait depuis le lycée, j’ai grandi avec elle d’une certaine façon, passant de jeune fille à jeune femme. Rompre ce lien d’un seul coup nous était impossible ; et puis les mois ont passé, j’ai repris confiance en moi, elle a accepté la nouvelle amie de son fils, les restaurants et expositions partagés ont cédé la place à quelques appels puis à des cartes postales, d’anniversaire et de vœux, puis plus rien. Notre cheminement ensemble s‘arrêtait là, le travail de deuil était achevé, dans la douceur et le respect.  J’en garde un merveilleux souvenir, cela m’a sincèrement aidée à clore ce chapitre de ma vie sans aucun regret, à garder précieusement les bons souvenirs et à ouvrir sereinement une nouvelle page.

Je pense que c’est ce qui est le plus important.

Respecter les phases de deuil liées à la séparation mais à son rythme, à sa façon, ne pas tout accepter mais ne pas chercher à punir l’autre non plus, ne pas se faire la guerre avec des mesquineries inutiles, pour ne pas gâcher les bons souvenirs et l’amour qu’il y a eu entre nous. Parce que oui, on s’est aimés.

Et on perd plus que celui ou celle qu’on a aimé lorsqu’on se quitte, on perd également d’autres personnes qu’on appréciait, mais les gens qui ont fait partie de notre vie pendant la période « d’existence » de notre couple font partie de notre histoire et ont également contribué à faire de nous ce que nous sommes devenus.

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