Parler d'Amour
Lettre pour ne plus revoir son ex

Lettre pour ne plus revoir son ex

Auteur

Une lettre d’une fille qui ne veut plus revoir son ex.

Jonathan,

Il y a un an, je choisissais, au bord des larmes, de ne plus jamais te voir après tes multiples infidélités. Je savais que parmi ces amantes, il y en avait une particulière, un peu plus importante que les autres et si je ne pouvais accepter que très douloureusement que ton corps aille quelques minutes avec celui d’une autre, je ne pouvais envisager de continuer notre relation si une de ces autres prenait trop d’importance.

J’ai bien reçu ton SMS lundi soir, je te réponds par Facebook puisque c’est un peu long de taper tout ce texte sur le petit clavier de mon téléphone. Tu as demandé à visiter mon appartement, je suppose que tu attends des retrouvailles. Quand j’ai reçu ces quelques lignes associées à un numéro que j’avais supprimé mais que j’ai instantanément reconnu, j’ai songé à ce qu’avait été notre histoire. J’ai songé à notre rencontre, cette nuit d’été chez Lila, j’ai songé à ta galanterie, la façon dont tu m’avais raccompagnée sans insister pour monter ensuite, j’ai songé à ces soirs où tu as patiemment attendu parce que je ne me sentais pas tout à fait prête, je me souviens de ton bouquet de rose, un matin, posé sur mon petit bureau.

J’ai ensuite pensé à ton sourire, tes dents blanches, au pull que je t’avais offert et qui t’allait comme un gant. J’ai songé à tout ce qu’avait été notre relation et j’ai songé à nos nuits endiablées, à nos fous rires, au jour où je t’ai présenté à mes parents lors du mariage de ma sœur. Tu étais si beau ce jour-là… Tu avais fait excellente impression, dans ton costume qui tombait à merveille. Je m’étais sentie importante, à ton bras, alors que Katia me chuchotait qu’elle divorcerait presque à la seconde pour t’arracher à moi… Tout le monde te trouvait agréable, beau, souriant, gentil, tout le monde m’avait félicité pour avoir trouvé un tel petit-ami. Et encore, ils ne savaient rien du bonheur que je vivais à présent, chaque soir, sous la couette ! J’étais éperdument amoureuse. Ton message a ravivé tous ces merveilleux souvenirs, y compris celui de la joie de partager ton lit.

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Et je dois qu’il y a néanmoins un petit problème, Jonathan. Tout ce que l’on a vécu était faux. Tu avais minuté chaque moment de notre relation de façon à me rendre accro à toi pour ensuite sauter sur la moindre fille plutôt jolie qui apparaissait dans le cadre. Tu te trouvais toujours des excuses crédibles mais leur enchaînement ne l’était plus. Tu me prenais pour une idiote, pour ta chose, pour ton gentil animal de compagnie un peu trop bête pour comprendre tout ça. J’étais la façade qui te faisait devenir un gendre idéal, qui donnait à tes parents l’illusion d’avoir un fils modèle. Tu étais un gamin pourri-gâté, tu étais un manipulateur, un gros con qui a fait l’erreur de croire que je n’avais pas grandi en un an.

Tu m’as demandé ce que je devenais : je suis à présent chef de projet dans ma boîte, j’ai réussi à atteindre ce poste dans lequel tu ne plaçais aucun espoir pour moi. Je suis en couple avec un homme formidable et nous avons aménagé ensemble il y a peu. Je suis plus heureuse que jamais et non, je n’ai aucune envie de te faire visiter notre appartement.

Sans rancune et gros bisous

Nat.

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