Je suis fatiguée de toujours devoir être forte

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

Avez-vous l’impression que vous êtes à deux doigts de craquer ? Epuisée, vous ne tenez debout qu’à coup de litres de café ou par la seule force de votre volonté. La force justement, vous l’avez usée jusqu’à la corde. Résultat, vous êtes dans un état de fatigue intense, d’ailleurs votre épuisement est autant physique que psychologique. Être forte, d’accord, mais combien de temps encore ? La route finit par tourner mais quand ? Forte pour vous, forte pour les autres, mais qui est là pour vous ? Trop de fatigue et de solitude et plus aucune force, résultat vous en arrivez à cette conclusion : je suis fatiguée de toujours devoir être forte. Vous avez besoin de repos, de lâcher prise et d’aide. Ne restez pas plus longtemps dans cet état-là.

Je suis fatiguée de toujours devoir être forte

C’est bien simple, je n’en peux plus, je suis à bout. A bout de forces, à bout de nerfs. De cœur et d’âme aussi. Je suis fatiguée, épuisée, éreintée, et sûrement tous les adjectifs possibles et imaginables qui peuvent définir un état de fatigue physique mais aussi mentale, émotionnelle, psychologique.

Pourquoi suis-je dans cet état-là ? Sans doute parce que je tiens debout depuis trop longtemps, sans possibilité de repos, sans pouvoir lâcher prise, sans recevoir de l’aide.

Je suis donc fatiguée de toujours devoir être forte. Forte pour tout assumer, tout gérer, tout accepter, tout pardonner.

Je n’aime pas donner l’impression de me plaindre, je ne veux pas écrire une complainte et mettre en avant un pseudo syndrome de Calimero. Absolument pas.

Si j’en suis là, c’est au contraire parce que j’ai été forte longtemps et non pas parce que je suis faible. Seulement voilà, personne n’est invincible, n’est surhumain. Alors à un moment, le vernis craque, la carapace se fissure et les forces me lâchent.

Je n’ai rien d’une super-héroïne, loin de là. Ma vie se décompose en plusieurs rôles mais nous sommes des millions dans ce cas. Femme, mère, femme active qui travaille, amie, sœur, fille…

Mais il arrive que la vie apporte son lot d’épreuves. Souvent c’est une épreuve de laquelle découle ensuite plein de problèmes. Le fameux effet boule de neige.

Des blessures qu’on pensait anodines et qui sont en fait devenues de véritables traumatismes au fil du temps. Des trahisons et des déceptions qui rendent méfiante et qui renferment.

Mais peu importe, il faut tenir, parce qu’on doit travailler, s’occuper de ses enfants, faire bonne figure. Faire semblant d’aller bien en fait, porter ce fameux masque social qui cache la tristesse, la peine, le désarroi. Le désespoir parfois.

Vous allez me dire qu’il suffit de prendre sa vie en main et de s’offrir un nouveau départ. Une nouvelle chance, un second souffle, ne pas avoir peur de changer de vie. C’est vrai. Mais l’adage selon lequel « quand on veut, on peut » est rarement exact. On peut vouloir changer, savoir ce qui ne va pas, et ne pas avoir les armes, les moyens nécessaires pour commencer cette nouvelle vie.

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Pas la force non plus ? C’est en effet ce qui arrive quand on a été forte trop longtemps, quand on a présumé de ses forces surtout, de ce qu’on était capable de supporter.

Les problèmes de santé, les difficultés financières, la solitude affective, une charge mentale énorme, une famille qui se disloque, des amis qui n’en sont pas vraiment…

Le principe de la loi de l’attraction prend là tout son sens. On attire à soi ce qu’on dégage, que cela soit positif ou négatif.

Alors quand la spirale des problèmes devient infernale, quand on est pris dans un engrenage qui devient un véritable cercle vicieux, on n’attire plus rien de bon à soi.

A peine le temps de régler un problème qu’un autre surgit, car souvent on ne parvient pas à trouver tout de suite ou à régler le cœur du problème.

C’est parfois long de comprendre exactement pourquoi on va mal, pourquoi nos forces nous abandonnent.

Difficile d’admettre qu’on ne peut plus continuer ainsi, avancer, que le repos s’impose, qu’il faut absolument remettre toute son existence en question.

Ce sont des signes avant-coureurs qui mettent la puce à l’oreille. Un matin où il est impossible de se lever, une fatigue constante, un sommeil perturbé. Des problèmes de santé qui semblent sans gravité au départ mais qui s’enchainent et s’aggravent. Une envie de plus en plus forte de rester seule mais qui se transforme en isolement ou en solitude chronique.

Une course permanente contre la montre pour s’occuper de tout, ne rien oublier, alors qu’on est dans un état second, proche du burn-out, déprimé, et qu’on se fait peur certains jours.

Une somnolence au volant, des oublis à répétition, des petites erreurs au travail… L’impression de s’enfoncer de plus en plus, de puiser dans ses réserves, de ne plus avoir d’énergie.

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Je suis fatiguée de toujours devoir être forte alors que je commence mes journées la batterie à plat.

Alors que je n’aspire qu’à me reposer, qu’à appeler au secours, qu’à pleurer, qu’à craquer oui dans les bras salutaires d’une personne pleine d’empathie.

Mais vers qui se tourner quand personne ne voit, ne comprend la gravité de votre état ? Evidemment, à toujours être forte, les proches sont convaincus que rien de grave ne peut arriver, qu’on se relèvera toujours, que c’est simplement un petit coup de blues.

Seulement, ce n’est pas le cas, plus le cas. Pas cette fois. La fois de trop, celle où les larmes ne s’arrêtent plus, où la douleur est omniprésente, où la fatigue cloue au lit.

Que faire alors quand toutes nos forces nous abandonnent et qu’on se sent coupable ?

On cherche une issue mais on a l’impression de ne faire que des mauvais choix, de ne plus savoir ce qu’il faut faire, plus personne vers qui se tourner.

L’épuisement émotionnel est tel qu’il ne peut pas se guérir en 2 jours ou 2 semaines. Non, il faut des mois pour s’en remettre, pour retrouver ses forces. Après alors il sera possible de réfléchir à ce nouveau départ, à ce qui doit changer. Sans honte ni culpabilité, il faut accepter de devoir prendre le temps et de dire stop, de dire non.

Penser à soi n’est pas de l’égoïsme et si les autres ne comprennent pas votre désarroi alors c’est à vous de le faire sans avoir à vous justifier.

Il est impossible de continuer à donner sans rien recevoir, impossible de puiser des forces dans des réserves épuisées…

Je suis fatiguée de toujours devoir être forte… Lâcher prise, voilà la clé. Ne pas craindre de dire non, de penser à soi, d’arrêter de se sacrifier et de comprendre qu’on ne peut de toute façon pas être forte et aider les autres si on ne prend pas soin de soi, si on ne s’aide pas soi-même en priorité.

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