Parler d'Amour

« Je continue à te porter comme un tatouage sur moi » Un texte d’Elena qui fait monter les larmes

« Je continue à te porter comme un tatouage sur moi » Un texte d’Elena qui fait monter les larmes

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Voici un texte très émouvant d’une lectrice, Eléna, qui partage avec nous une déception à la fois amicale et amoureuse…

Je continue à te porter comme un tatouage sur moi

Te voila seul, encore seul. Ou solitaire. Moi qui suis si bonne dans l’analyse de l’autrui, je n’arrive même plus à te définir dans toute ta nature. Après tant d’années de complicité, de confiance, de joie. Tant d’années assis entre deux chaises. Tant d’années d’amitié en faisant l’amour avec le coeur. Tant d’années qu’on se regardait avec un feu d’artifice dans les yeux, mais tu étais mon ami. Des papillons dans la poitrine, les mains moites quand on se touchait. On était amis. Ou pas.

Je voyais en toi le soleil quand l’hiver était si rude, je voyais en toi une autre vie, une autre belle vie, qui me redonnait envie de croire à quelque chose qu’on appelle amour. Tu faisais bouillir mon sang dans mes veines, tu avais l’habitude de me faire oublier tout ce que j’avais autour de moi. Tu m’enlevais mon par terre pour me faire planer, tu étais mon opium. Je m’étais apprêté a mettre toutes mes forces dans cette espèce d’amitié qui partait en vrille. Moi je suis partie en vrille. Je suis monté à bord d’un bateau, sans boussole, sans vent, sans étoiles dans le ciel, et j’avais pas peur !

Je voulais te montrer comment la vie peut être belle! Je voulais te faire grandir, comme tu n’as pas pu le faire précédemment. Je voulais voir ton sourire tous les jours, sentir ton odeur le soir, voir ton dos musclé avec ce tatouage qui te va si bien, le matin, quand tu dors le dos tourner. Et t’embrasser avec tendresse et affection. Et amour. Oui avec amour. Mais on est ami. Et je n’arrive pas à faire comme toi! Je ne sais pas comment tu fais d’ailleurs! Moi qui te connais si bien! Tu me fais fuir, tu fais exploser toute mon âme, pour ensuite ramasser des cendres de mon coeur par terre. Je tenu bon si longtemps, j’étais plutôt fière de ce qu’on devenait. J’étais si vivante ! Tu me rendais si humaine! Mais tu as réussi! Tu as réussi a me faire fuir comme une gamine qui fuit de l’orage quand elle joue dehors et que d’un coup le ciel pète à en retourner l’estomac.

C’est un autre effet que tu m’a procuré, parmi tant d’autres. Les papillons que j’ai dans mon ventre, je n’arrive mémé plus à savoir si c’est à cause de ta présence étrange dans ma vie, ou de ton absence forcée. J’ai des nœuds dans la gorge. J’ai la fièvre qui me monte au cerveau. Tu as préféré rester sur ton quai triste et vide, alors que je t’avais pris la main pour t’amener sur une si belle île ! Tu as préféré voir la vie passer en vain, alors que je voulais donner le plus beau sens à ta vie qui est si fade, malgré ce que tu veux faire paraître. Et après toutes ces années, d’amitié, ou appelle ça comme tu préféres, les mots n’ont plus vraiment d’importance au stade ou on en est, je continue à te porter comme un tatouage sur moi, à vie.

Tu as tout gâché, sans raison valable. Sans raison tout court. Tu m’as fait perdre une partie de moi, tu l’as cette partie de moi. Mais moi, je t’ai plus. Tout est resté avec toi, et amitié, et amour, et espoir et vie. Alors garde tout ça pour toi. Et avec le peu qui te reste de toi-même à force de tout cacher au fond de ton âme. Laisse la poussière se poser dessus. Et ne fais pas comme tu fais à chaque fois, tu ressorts tout de tes tiroirs et tu secoues la poussière, et tu redonnes vie à ces parties de mon meilleur de ce que je te laisse. Ne fais plus ça ! Mais tu sais, que si tu le fais encore, je me laisserais faire. Parce que tu étais tout ce que je voulais vraiment atteindre dans tout ce chaos qui me remplit. Tu étais le vide qui atténuait mon bordel. Tu étais un vide si bien rempli.

J’aimerais tellement t’en vouloir, avoir la rage et te haïr. J’aimerais tellement en avoir assez des raisons pour lesquelles tu me fais fuir. Et pourtant tu m’en donnes ! Et tu le sais ! Mais j’n’y arrive pas ! J’attendais toujours ton bref message pour me dire que tu es rentré chez toi. J’attendais encore que tu me dises que je te manque et que ça t’arrive de penser à moi. Même si je sais que ça ne sera plus le cas. Ça ne sera pas tellement la fin, puisque ça a toujours été comme ça, et j’ai pris l’habitude d’avaler tout ce que j’ai pu ressentir pour toi. Mais on est amis, on l’a toujours été. C’est juste, qu’avec toi, j’avais trouvé la plus belle manière d’aimer un homme. A travers une belle amitié.

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