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Comment croire au bonheur malgré les épreuves ?

Comment croire au bonheur malgré les épreuves ?

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On nous dit que ça va aller. Que c’est juste un mauvais moment à passer. Une période difficile. Une mauvaise passe. Que tout va s’arranger. Qu’il faut croire au bonheur.Des mots, sincères sûrement, mais qui nous semblent creux tant notre désarroi peut être profond. Et puis on se rend compte que la tristesse dérange, qu’elle fait peur aux autres comme si elle remettait en cause leur bonheur, comme si elle était contagieuse. La compassion et l’empathie sont des valeurs de plus en plus difficiles à trouver, tant on a l’impression de devoir taire ses angoisses, ses chagrins et ses problèmes. Alors on se renferme, on s’isole, et on se pose plein de questions. Trop de questions.

Seul(e) face à son désarroi, on se demande si on a un mauvais karma, si c’est de notre faute, si on a mérité d’être malheureux. Chacun a dans  sa vie son lot d’épreuves, mais lorsque la loi des séries semble accompagner notre existence, nous tenir la main malgré nous sur notre chemin de vie, on doute. On prend peur. Est-ce la malchance ? Le destin ? Le hasard ? Un mauvais karma ? Comment croire au bonheur malgré les épreuves ? En voici un témoignage.

Comment croire au bonheur ?

« Quand je regarde en arrière, je ne vois que la somme accumulée de mes échecs. Je ne parviens plus pour le moment à relativiser et à m’accrocher aux choses positives pour avancer. Tout me semble glauque, opaque. L’avenir s’annonce sombre de noirceur. 

Je ne retiens que les erreurs, les mauvais choix et les déceptions. Je ne ressens plus que de la peur. Comment me défaire de ces sensations oppressantes et déprimantes ? Comment retrouver l’espoir que tout s’arrange ?

Ces choix que j’ai faits et qui m’ont conduite là où je suis aujourd’hui.

Où me suis-je trompée ? Ma perspicacité est-elle à ce point inexistante ? Me suis-je fourvoyée en chemin ? Mauvais choix, mauvaise route, mauvaises personnes ? Y-a-t-il un coupable ? Des responsabilités à prendre ?

Quand notre vie nous échappe, on en porte forcément une part de responsabilité. Nous sommes le principal acteur de notre existence. Qu’ai-je fait ou mal fait pour ne faire que subir aujourd’hui ? Pour ne plus avoir à quoi, à qui me raccrocher ?

Il ne s’agit pas uniquement d’une mauvaise journée.

D’un petit rien qu’on balaie d’un revers de main. À quel moment ma vie a-t-elle dérapée ? Quand ai-je laissé aux autres la possibilité de tout régenter et de décider à ma place ? Et donc le pouvoir de me faire du mal, de me blesser ? De faire de mon existence une série noire. 

Le gouffre est profond. Je suis au bord du précipice. Vais-je réussir à ne pas y tomber ? »

Nous avons tous déjà ressenti de la déception et de la tristesse. Chacun a connu un jour le chagrin d’apprendre une mauvaise nouvelle, l’angoissante attente d’une réponse, la souffrance de traverser une épreuve difficile. Personnelle, familiale, médicale, professionnelle… Une épreuve peut arriver de partout et nulle part à la fois. 

Croire au bonheur malgré ses peurs

Mais comment faire quand elles s’accumulent ? Est-ce la loi des séries, la malchance, le destin ou encore la faute des autres ?

On se sent persécuté, on en devient superstitieux. On ne comprend pas pourquoi le sort semble s’acharner sur nous. Il devient difficile de rester optimiste, positif. Heureux. Le bonheur n’est plus qu’une notion abstraite. 

C’est normal, humain même, de se positionner en victime. De penser que la vie ne distribue pas équitablement les cartes, qu’on n’est pas né sous une bonne étoile. C’est une réaction logique. Mais est-elle utile ? Pour avancer, pour sortir d’une situation difficile, pour affronter une épreuve ? Non. Se lamenter, se laisser aller, c’est donner raison à ses erreurs passées. Aux mauvais choix. Aux personnes qui nous ont blessées.

C’est abandonner l’espoir, c’est ne pas croire entre soi et en son potentiel. C’est penser qu’on ne mérite pas d’être heureux. 

Oui le sort s’acharne parfois et donne cette impression que c’est irrémédiable. Qu’il est trop tard. C’est difficile de garder espoir. Cela demande beaucoup d’énergie, de temps et de croyances positives. Dont on manque cruellement quand on ne croit plus en grand chose. Le combat est parfois rude, rarement loyal, souvent éprouvant.

Mais si on n’essaie pas, comment savoir ce qui nous attend ? Comment se donner une vraie chance de s’offrir la vie qu’on veut et qu’on mérite ? Pourquoi s’interdire le bonheur à cause de la somme des nos peurs ? Le passé ne doit plus être un poids, mais une force pour avancer. Pour croire encore au bonheur.

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