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Lettre de rupture : pardonne-moi si je t’ai blessé

Lettre de rupture : pardonne-moi si je t’ai blessé

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Je ne sais pas si tu voudras me lire, encore moins me croire, mais je suis sincèrement désolée. Jamais je n’ai voulu te faire de mal, te blesser. J’ai toujours été honnête avec toi depuis les premiers instants de notre histoire et je le suis restée tout au long de ces jours passés ensemble, à chaque moment. Je ne cherche pas à m’absoudre, je ne te demande rien, et te présenter mes excuses ou te demander pardon est délicat. Mais je tenais à te dire que je suis désolée pour cette rupture mais pas pour cette relation que nous avons tentée et cela fait toute la différence, sincèrement. Et j’espère que pour toi aussi. Rompre n’est pas un acte anodin, car sans vouloir faire du mal on sait qu’on en fait quand même, c’est inévitable. Alors par cette lettre je veux juste que tu saches que je n’ai jamais voulu te blesser, et que cette rupture était inévitable pour ne pas finir par nous détester. Écrire une lettre de rupture c’est particulier, mais même si je t’ai parlé, je te dois ces mots afin que la page de notre histoire soit tournée et que tu saches que tu n’as rien à te reprocher.

Y-a-t-il une bonne façon de rompre ?

Je ne le pense pas… Hélas chaque séparation amène son lot de douleurs, de larmes de tristesse  et de remise en question. Un chagrin d’amour comme on l’appelle pourtant si joliment, c’est quelque chose qui nous touche en profondeur et sur le moment on a l’impression que cela ne passera pas. Je le sais, je l’ai vécu. Comme nous tous. Comme toi, je le sais.

Notre relation est née d’une familiarité amicale, d’un rapprochement facilité par notre situation. De l’union de nos deux solitudes ? Sûrement quelque part… Mais il n’y a jamais eu d’envie pour ma part de combler ma solitude à tout prix, de dépit, d’ennui à combler. Et c’est bien pour cela aujourd’hui que notre rupture était la meilleure des décisions, la seule chose saine à faire pour nous deux, afin de ne pas tomber dans une relation faute de mieux.

On a essayé, on a passé du temps ensemble, on a partagé des moments, des mots, des confidences, notre intimité, notre quotidien. On a essayé de s’adapter l’un à l’autre malgré nos différences si marquées, on a tenté de laisser une place à l’autre dans notre vie et de trouver la nôtre dans la sienne. Mais ce n’était pas si simple.

On a créé une certaine complicité c’est vrai, une sorte de familiarité mais elle était essentiellement amicale. On n’a pas réussi à basculer de l’autre côté. De celui d’une vraie relation amoureuse, du couple.

Notre rupture, au final, peut se résumer en un mot, dont ni toi ni moi ne sommes responsables. L’incompatibilité.

De caractères. De vécu. De centres d’intérêt. De façon de vivre. De vision de l’avenir. Cela fait beaucoup. Cela laisse peu de choses possibles à partager. La vie nous a mis sur le même chemin c’est vrai, mais elle ne projetait pas pour nous une histoire d’amour. Une belle histoire d’amitié plutôt.

Je sais ce qu’on dit. Que des amis peuvent devenir des amants. Que des amants peuvent tomber amoureux.

Mais dans notre cas c’était impossible. Incompatibilité rimait avec incompréhension, incompréhension avec problèmes de communication, problèmes de communication avec conflits.

Et tout cela a tué la complicité. Et le désir n’était pas suffisamment au rendez-vous pour contrebalancer le poids des mots vers celui des corps, pour développer une complicité charnelle à défaut d’intellectuelle.

Quand l’incompatibilité semble aussi totale, à quoi se raccrocher pour faire vivre une relation ? Quel sens lui trouver ?

Le but n’était pas que tu changes pour moi et moi non plus, nous savons qui nous sommes et ce que nous voulons, nous ne sommes plus des enfants.

Quelle utilité y avait-il à poursuivre une relation dénuée de sens ? Sans rien partager que le négatif ? Sans se sentir deux, sans s’épanouir ?

Je n’ai pas voulu que tu finisses par me détester. Je n’ai pas voulu en arriver à ne plus te supporter. Je ne voulais surtout pas gâcher les bons moments passés ensemble, les quelques souvenirs, la tendresse, le respect. Surtout pas.

Je ne voulais pas te mentir et n’être pas moi-même avec toi. Perdre mon naturel et faire semblant. Jouer un double jeu qui ne nous aurait menés nulle part.

Je ne voulais pas soulever tes défauts, tes manies qui me mettaient mal à l’aise parce que je ne voulais surtout pas te blesser et que tu penses devoir changer pour moi. Te remettre en question. Absolument pas. Tu n’as pas à le faire.

C’est pour ça que je ne te reproche rien, je ne me reproche rien et je ne regrette pas cette histoire. Elle nous a forcement appris quelque chose sur nous-mêmes, fait comprendre qui nous étions et ce que nous étions prêts ou pas à accepter chez quelqu’un d’autre. Quelle personne, quelle relation nous voulons vivre. Elle nous permet de tirer des leçons et de ne plus se perdre dans des relations qui ne nous correspondent pas.

Évidemment je ne me permets pas de penser à ta place mais je sais que tu es d’accord avec tout cela. Pour le reste, je ne sais pas à quelle étape du « deuil »  tu es comme on dit, mais j’espère que tu retiendras simplement tout le respect que je te porte et le bonheur que je te souhaite. Sincèrement. Parce que tu es un homme qui saura rendre une femme heureuse.

Toi et moi ce n’était simplement pas ce qui allait t’épanouir. Je te souhaite de trouver celle qui saura être bien à tes côtés, qui aura les mêmes valeurs, les mêmes envies, la même vision de la vie et avec qui tu pourras avancer. La femme faite pour toi.

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