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Digne d’être ta maîtresse, indigne d’être ta femme ?

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Dans la vie, on fait des rencontres qui parfois ne font que nous effleurer et d’autres qui, au contraire, nous bouleversent. C’est quelque chose qui s’impose à nous car on ne peut pas prévoir à l’avance le lien qui se créera avec une autre personne, le degré d’affinité et de complicité. C’est le « jeu » des relations humaines, c’est inexplicable. A ce sujet, je pense que nous sommes tous égaux et que nous avons tous vécu au moins une fois chacune de ces situations. Là où les choses deviennent moins évidentes, c’est lorsque le lien est là, qu’il semble réciproque mais qu’au final un déséquilibre se crée et définit la relation. Pourquoi certaines personnes laissent entrer quelqu’un dans leur vie, laissant croire à l’existence et au partage de vrais sentiments, de cette réciprocité, alors qu’au final il n’en est rien, qu’ils ne peuvent pas lui faire une vraie place, parce que cette place est déjà prise ? Pourquoi ne pas cesser, ne pas avouer, ne pas partir ? On le sait, c’est par intérêt, par égoïsme, par lâcheté. Il y a plein de raisons, toutes mauvaises et malsaines, au fait qu’un homme se serve des sentiments d’une femme à son égard pour la garder dans sa vie, mais à sa manière. Et généralement cela se limite à la sphère très privée ; au lit, à l’intimité. On peut toutes se retrouver au cours de notre existence, pour un homme, la femme d’une seule ou plusieurs de ses nuits, plus rarement de sa vie. Aurait-on pu le voir, le prévoir ? Digne d’être ta maîtresse, indigne d’être ta femme. Existe-t-il des femmes pour la nuit et des femmes pour la vie ?

Le jeu si courant de l’adultère et de la double vie

Dans les relations sentimentales, il y a toute la palette des relations légères et éphémères, assumées ou non, des aventures comme on les appelle souvent, et puis il y a le cas, si fréquent, de l’adultère, de la double vie.

On croit que l’on vit quelque chose d’exceptionnel, de magique, d’unique même, alors que la plupart du temps les scenarii de ce genre d’histoires sont tristement semblables, le déroulement similaire. L’histoire d’une femme libre, célibataire, et d’un homme marié, ou tout au moins en couple, qui se rencontrent par hasard ou non, en tout cas par envie, et qui entament une relation.

Charnelle, physique, intime. C’est souvent ainsi que cela commence.

Puis ça s’accompagne de cette familiarité qui se crée, de ce lien qui semble s’ancrer, des sentiments qui naissent et ne demandent qu’à s’épanouir dans le cœur de cette femme qui est déjà allée trop loin dans les jeux de l’amour.

Savait-elle où elle mettait les pieds, connaissait-elle le danger pour son cœur, son âme ?

 Peut-être qu’il a été honnête d’emblée, peut-être après la première nuit ou les suivantes, peut-être encore plus tard.

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Peut-être lui a-t-il dit que cela n’allait plus avec sa femme, qu’il voulait la quitter, que c’était une question de temps, de semaines seulement.

Peut-être au contraire lui a-t-il dit qu’il ne l’aimait plus comme avant mais qu’il ne pouvait pas partir à cause des enfants, mettant en avant sa responsabilité de père, sa peur de perdre sa famille.

Peut-être que c’est un mélange de tout cela. De franchise et de mensonge, de lâcheté et de fausse prise de responsabilité, d’égoïsme et d’amour impossible.

Peut-être qu’il a des circonstances atténuantes, des vrais sentiments chez lui également. Oui, peut-être.

Mais qu’importe, puisque le résultat est le même ; la conclusion est là :

Il est lié à une autre femme qu’il ne quittera pas, et il ne reste comme seule place vacante que celle de la maitresse.

Vous glissez doucement de l’amante occasionnelle à la maitresse officielle, de l’adultère à la double vie. Avez-vous envie de tenir ce rôle-là, des mois, des années, toute la vie ? Espérez-vous vraiment qu’il la quittera pour vous, que de femme de ses nuits vous deviendrez la femme de sa vie ?

Et lui ? Que ressent-il vraiment ? Est-ce seulement un jeu de séduction qui est allé trop loin, ou une vilaine habitude ? Une pulsion, une envie, un manque à combler ? Une mauvaise passade dans sa vire de couple ?  Ou avec vous est-ce différent, nourrit-il des sentiments à votre égard, est-il vraiment perdu, sincère ? Peut-être… Mais pour autant, peu importe qu’il tienne à vous, soit attaché ou tombe amoureux, vous respecte t-il en vous traitant ainsi, en laissant trainer les choses ?

Serait-il prêt à assumer votre relation, à changer de vie ? A faire de vous la nouvelle femme de sa nouvelle vie, au grand jour ?

Existe-t-il des femmes que l’on dit aimer mais dont on n’assumera jamais l’amour au grand jour ?

Oui, il y a des hommes qui quittent leur femme et qui refont leur vie comme le dit l’expression, avec celle qui fut un temps leur maitresse. Des hommes qui assument, ou qui ne voyaient pas en leur maitresse au final qu’une femme indigne d’être aimée au grand jour. Mais pour ceux qui sautent le pas, combien continuent à avoir une double vie, à avoir « deux femmes, deux vies » ?

 Souvent, la relation qui se crée est basée sur des rapports charnels, il ne faut pas se mentir. L’homme trouve en son amante la sensualité, la coquinerie, la tendresse ou encore la passion qu’il ne trouve peut-être plus dans son intimité avec sa femme, que ce soit passager ou que cela dure depuis longtemps. Ce n’est pas réducteur, une relation adultérine ne se limite pas à cela mais c’est souvent ainsi que le lien se crée, par le rapprochement des corps. D’ailleurs pour certains hommes volages, infidèles, leur maîtresse est une façon d’avoir dans leur vie une femme qui répond à certaines de leurs envies, de leurs attentes, choses qu’il n’assume pas toujours d’avoir dans leur « vraie vie ». Cela donne souvent des maîtresses l’image sulfureuse de femmes légères, peu respectables, briseuses d’unions et donc forcément coupables de tout.

D’un autre point de vue, la maîtresse est parfois la femme qu’on n’assumerait pas au grand jour pour d’autres raisons. Est-elle choisie ainsi pour justement ne pas risquer d’en tomber amoureux, ne pas y voir autre chose qu’une liaison plus ou moins durable ?

Pour beaucoup d’hommes, la femme digne de partager leurs ébats au lit mais pas la réalité de leur vie ne correspond pas à l’image sociale qu’ils ont de leur femme idéale. Ils trouvent toujours une excuse, un critère, un prétexte pour ne pas envisager un quelconque engagement, au-delà de leur union déjà officielle.

« C’est une femme comme toi que je voulais, entière, passionnée et passionnante, un peu folle, impulsive, excessive mais je ne peux pas l’assumer dans ma vie. Je suis un homme qui n’assume pas le regard des autres, le jugement. J’ai peur de tout redémarrer, de recommencer à zéro. »

Peut-on parler de lâcheté presque exclusivement masculine ?

Ces hommes sont coupables de laisser un lien se créer, de donner des miettes auxquelles la femme s’attache comme à une bouée de sauvetage, croyant que la moindre marque d’attention est synonyme de sentiments naissants alors qu’il n’en rien. La liaison perdure, mais  plus le temps passe, plus il est difficile d’arrêter. Et après, il est trop tard. Elle est tombée amoureuse. Et en plus, elle se sent coupable et indigne d’être véritablement aimée.

Doit-on se remettre en question d’avoir été la maîtresse d’un homme ?

Prise en otage par ses sentiments, devenue dépendante d’une forme de chantage affectif, amoureuse et donc prête à s’attacher aux moindres miettes, à la plus petite marque d’attention, d’affection, de tendresse, d’attachement, on accepte tout.

Les retards, les annulations de dernière minute, les brèves étreintes, les moments volés. On vit dans l’attente de l’autre. Du prochain message, du prochain appel, du prochain rendez-vous. On subit. On s’en rend malade. Pas de message, pas de mot doux, et on s’effondre. On vit à la disposition du planning officiel de monsieur. 

Cela peut durer des semaines, des mois, parfois des années. Et pendant ce temps, le jeu de sape de la confiance en soi et le spectre de la dépendance affective prennent de plus en plus d’ampleur et de place dans nos pensées, dans nos vies.

 La remise en question permanente de soi-même accompagne cette liaison, ce simulacre de relation amoureuse. « Je ne suis pas assez bien pour lui, je n’aurais pas dû l’appeler, je dois être patiente… »

On a l’impression d’être dépendante, accro, addict. De n’être plus rien, de devenir pathétique. A rester, à espérer. En vain.

Il est difficile et extrêmement douloureux de se sortir d’une telle relation. Pour le cœur évidement et la peine que cela engendre mais aussi et surtout pour la confiance en soi. Il ne faut pas se sentir responsable, coupable. Ne pas se dire qu’on est indigne d’être vraiment aimée, d’être aimable au grand jour, aux yeux de tous.

Il faut parvenir à se dire qu’on mérite mieux et se défaire d’une telle relation quand elle ne nous apporte plus rien de positif, qu’elle nous blesse, et que les ultimatums sont devenus monnaie courante. Ces relations déséquilibrées, secrètes, malsaines n’ayons pas peur des mots, constituent une forme de manipulation, de relation toxique.

Est-ce une malédiction, une malchance, le hasard, le destin ? Est-ce une question de caractère, de vécu ? Est-ce de notre faute ? Avons-nous tout fait à l’envers ? N’avons-nous pas le droit à un statut officiel ? Ou notre seule erreur est celle d’y avoir cru, d’avoir fait confiance trop longtemps, et d’être ainsi, fait tristement banal, celle qui restera dans l’ombre, qui sera cachée, utilisée puis finalement quittée ? Comme une maladie honteuse ?

Plonger une fois dans ce genre de relation, est-ce se manquer de respect et se perdre à jamais ?

Existe-t-il des femmes que l’on désire, dignes d’être des maîtresses mais indignes d’être des femmes qu’on épouse ? Des femmes non aimables, qu’on n’épouse pas ?

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Existe-t-il des femmes faites pour être cachées, pour rester dans l’ombre, secrètes, uniquement dignes du statut de maîtresse, d’amante ?

Non, ne pensez surtout pas ça de vous. Vous méritez mieux. Quelle que soit la raison de cette liaison, sa durée, son histoire, les sentiments éprouvés, vous n’êtes pas coupable et vous méritez d’être aimée vraiment. Ne laissez personne vous obliger à vivre votre amour à sa façon, ne laissez personne décider pour vous de la relation que vous voulez vivre, ne laissez personne vous faire penser que vous êtes indigne d’être véritablement aimée.

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