Parler d'Amour

Je me sens seule et perdue : Témoignage

Je me sens seule et perdue : Témoignage

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Avez-vous déjà eu cette sensation de ne rien contrôler ? De perdre le fil de votre vie à tel point qu’elle semble vous échapper ? Cette impression que le sort s’acharne sur vous ? Que vous souffrez de poisse, de malchance, de malencontreuses coïncidences ? Le spectre de la peur prend le dessus. Les angoisses sont décuplées. Des mots presque tabous se répètent à l’infini dans votre tête. Déprime. Angoisse. Solitude. Détresse. Vous ne pouvez plus vous projeter. Vous imaginer en sortir, construire, avancer. Et l’amour semble avoir déserté votre existence. En compagnie de la bienveillance, du soutien et de la compréhension. Est-ce un cercle vicieux ? Ou juste une épreuve difficile à surmonter ? Comment en sortir ? Vers qui se tourner pour appeler au secours ? Témoignage : Je me sens seule et perdue.

Témoignage : Je me sens seule et perdue

« La nuit à été rude. Les angoisses et les peurs ont favorisé l’insomnie. Cette sensation de sursis est à présent omniprésente. Je n’arrive plus à m’en défaire. Je sais que ce n’est pas surprenant, qu’il va falloir faire avec mais en attendant le temps s’écoule inexorablement sans que je n’ai aucune prise dessus.

J’ai perdu tout contrôle. Sur la situation, sur ce que les autres peuvent me faire subir. Sur ma vie.

Je ne suis pas une maniaque du contrôle. J’aime laisser mes pensées vagabonder, lâcher prise quand il faut, ne pas me mettre de pression inutile. Ne pas me perdre dans mes peurs et mes croyances limitantes.

C’est fou d’avoir conscience de tant de choses mais d’être impuissante à agir. L’attente, l’inconnu sont des vecteurs de stress très puissants qui régissent vos émotions et votre état d’esprit de telle façon qu’il n’est plus possible de s’en défaire. De penser à autre chose. De se projeter. D’avancer.

Stress ? État de choc ? Burn out ?

Tant de mots qui font peur. Tant de diagnostics qui semblent honteux, culpabilisants. Et pourtant une telle détresse se cache derrière un état de fébrilité permanent. 

On ne vit plus, on survit. On attend. Totalement dépendant. En essayant de relativiser. Parce qu’il y a pire que soit. Il y a toujours pire. On le sait. Mais la souffrance des autres n’est pas d’une grande aide pour aider à passer le cap de ses propres peurs. Pour sortir de cet état dans lequel on ne se reconnait plus.

Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ? Et pourquoi est-ce que ça me tombe dessus ?

Pourquoi des épreuves viennent tout bouleverser ?

Pour nous faire réaliser qu’on est peu de choses ? Que rien n’est jamais acquis ? J’en ai pleinement conscience la leçon a été plus que bien retenue ces dernières années.

Alors pourquoi le sort semble-il s’acharner encore et encore sur mon équilibre de vie. Qu’ai-je mal fait pour vivre dans cette espèce de cercle vicieux permanent. Une boucle qui se répète à l’infini. Un sentiment de solitude permanent.

C’est tout à fait ça. La sensation d’être prisonnière.

De ne pas avoir d’échappatoire, qu’il n’y a aucune issue de secours. J’ai l’impression d’être un poisson dans son bocal qui tourne en rond encore et toujours. De répéter à l’infini une journée sans fin. Qui se reproduit inexorablement.

La pénombre a tout envahi, le soleil a disparu. La lumière du jour n’entre plus dans ma vie qui n’est plus qu’un tunnel long et obscur. Pas de sortie, d’issue, de fin. Tout est noir, la lumière a déserté en même temps que les couleurs dans mon existence. Je me sens seule et perdue.

Je me sens seule et perdue

L’impression de suffoquer est omniprésente.

Je ne parviens plus à respirer normalement. C’est une sensation de détresse permanente. Je le sais, le ressens au plus profond de moi et cela me fait peur. Mais j’essaie encore de ne pas sombrer, de ne pas être paralysée par mes peurs.

Alors je me mets en pilote automatique et tel un robot j’agis, je ne réfléchis plus. J’essaie de mettre mes émotions trop envahissantes de côté pour faire ce qui doit être fait. Pour ne pas sombrer totalement dans les abîmes.

Sois patiente, courageuse, confiante, forte.

Voilà mes mantras. Ne pas y déroger sinon je sombre dans le puits sans fonds et je ne reverrai jamais la lumière du jour.

C’est un combat de longue haleine, une guerre à l’usure, dans laquelle il faut être la plus forte pour ne pas perdre. Telle une enfant, je coche les cases des jours passés sur le calendrier pour me rendre compte du chemin parcouru. Et de celui qu’il reste à faire. Encore incertain, semé d’embûches je le sais, sournois, vicieux, usant, long et sans savoir ce qui m’attend au bout.

L’échec, la défaite, la fin ? Ou la guérison, la victoire, la délivrance ?

Mon chemin de détresse me guide-t-il vers la liberté et l’amour ? Je me dois d’y croire, de m’y accrocher, sinon à quoi bon ? Si on ne s’accroche pas à un espoir aussi infime soit-il, à ses rêves, alors on ne sort jamais du tunnel, on ne revoit jamais la lumière.

La vie ne peut pas être qu’une succession de peurs et d’épreuves, elle doit aussi être synonyme de sérénité et d’amour. Chacun se raccroche à ses valeurs, ses rêves, ses croyances pour continuer à avancer. Je ne déroge pas à la règle. Cette épreuve n’est qu’une étape. A affronter, surmonter seule la plupart du temps, mais elle n’est pas une fin en soi.

Quelque part, bientôt, de l’autre côté du tunnel, un nouveau départ m’attend.

Peut-être pas exactement tel que je l’imagine, mais suffisamment beau pour que je sois libérée de ma détresse, que je puisse laisser la plupart de mes peurs sur le bord de la route. Et que j’avance ainsi plus légère et plus sereine j’espère, vers un avenir plein de promesses. »

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