Ma première fois : témoignage d’Isabelle

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

La première fois… Généralement, il n’y a pas besoin de mots plus explicites, on sait de quoi on parle quand on utilise cette expression bien particulière. Elle nous plonge dans le passé, parfois des années ou des décennies en arrière. Le temps des premières amours, des coups de cœur, des flirts. Des premiers apprentissages et expériences. Et au milieu de tout ça, un coup de foudre peut-être, en tout cas une première histoire d’amour, différente des autres. Différente car elle a conduit à cette première fois, où le désir s’invite et où on franchit à deux le pas de l’intimité. Cette première fois où on fait l’amour laisse des souvenirs impérissables. Pour certains des bons, pour d’autres des mauvais. Mais quoi qu’il en soit, il est rare d’oublier sa première fois. Isabelle a accepté de nous la raconter. Ma première fois : témoignage d’Isabelle qui replonge 25 ans en arrière. Et vous, votre première fois, c’était comment ?

Ma première fois témoignage d’Isabelle

Quand je me remémore ce jour si particulier, je suis toujours un peu émue. Je ne sais pas si c’est normal mais une première fois c’est quelque chose qui marque n’est-ce pas ? S’en rappeler des années après me semble logique. 

Est-ce un monopole exclusivement féminin ? Je ne sais pas… Mais pour ma part, c’est une étape importante qui a construit ma vie amoureuse. 

Ma première fois ce n’était pas une erreur, de la simple curiosité, ni l’envie de faire comme tout le monde. Pas du tout. C’était un désir réel, associé à des sentiments sincères. 

On se croit souvent folle amoureuse quand on est jeune, alors qu’il n’y a parfois qu’un petit émoi. Mais un amour de jeunesse, ça reste de l’amour même si on manque de maturité. 

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Et quand l’élan des corps rejoint celui du cœur, c’est magique. 

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J’ai fait l’amour pour la toute première fois de ma vie alors que j’allais avoir 17 ans. Il paraît que c’est à peu près l’âge moyen… En tout cas ça l’était il y a plus de 20 ans. Aujourd’hui, j’ai l’impression que cela arrive de plus en plus tôt…

Lycéenne, j’avais rencontré mon petit copain plusieurs mois auparavant, il avait un an de plus que moi et était dans un autre établissement. On se voyait les weekends, certains soirs après les cours, car on habitait à côté.

Nos parents respectifs ont vite été mis au courant de notre idylle. J’ai toujours eu une relation de confiance avec eux et ils étaient ouverts d’esprit tout en faisant attention à mes fréquentations. Ils préféraient savoir avec qui je sortais.

Après 3 mois, vu que Vincent, mon chéri, venait régulièrement me chercher et me ramener (jeune permis en poche), mes parents ont proposé qu’il reste manger avec nous. On a officialisé notre jeune couple ainsi, et pareil avec sa famille.

J’avoue que cela a été plus facile ensuite pour négocier les sorties et pour demander à passer notre première nuit ensemble. J’étais encore mineure, pas lui, mais on était ensemble depuis presque 5 mois.

On flirtait évidemment depuis tout ce temps, pas totalement innocents mais encore ignorante pour ma part des choses de l’amour.

Vincent, lui, avait déjà fait l’amour, l’été auparavant en vacances pour la première fois.

Notre rapprochement physique s’est fait crescendo au fil des semaines. Je me rappelle des baisers de plus en plus langoureux, des mains glissées sous les pulls et des caresses de plus en plus intimes. On s’arrêtait, rougissants, pour reprendre notre respiration et se câliner. On n’a pas franchi le pas des préliminaires poussés avant notre première fois.

Mes parents ont accepté que je dorme avec lui, chez ses parents, au bout de 5 mois environ, après une soirée d’anniversaire. J’avais fait la promesse à ma mère de prendre mon temps, de ne rien précipiter, de ne surtout pas me sentir obligée de passer ce cap si je n’étais pas prête.

Cette première nuit ensemble a été romantique, belle, câline, comme une introduction à ce qui allait suivre. Ce n’est que quelques semaines plus tard, un après-midi d’ailleurs que le désir a pris toute la place. Et que nous avons fait l’amour, Vincent et moi.

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Ma première fois avec lui a été douce et sensuelle à la fois.

J’étais forcément un peu gauche, un peu stressée mais le désir qui nous poussait l’un vers l’autre était incontrôlable ce jour-là.

Seuls chez lui, les caresses ont remplacé les câlins, les baisers se sont amplifiés, les vêtements se sont envolés. Nus l’un contre l’autre, je me rappelle que je me suis sentie bien. C’est comme si je savais que c’était le bon moment.

Vincent a été doux, tendre, rassurant. Je crois que je l’ai aimé encore plus ce jour-là. Si j’ai ressenti une légère douleur au moment-clé, ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué.

J’ai aimé ce moment, avant, pendant et après. Jamais je ne l’ai regretté.

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Je me rappelle m’être sentie bizarre après, et j’avais peur que le fait d’avoir fait l’amour se lise sur mon visage !

C’est ma meilleure amie que j’ai mise au courant en premier. Partager des confidences sur nos peurs et nos expériences était primordial.

Avec Vincent, cette première fois a été, pour moi, parfaite. Encore aujourd’hui, si c’était à refaire, je n’en voudrais pas d’autres. Nous sommes restés ensemble presque 4 ans et j’ai découvert mon corps et l’intimité de l’amour avec lui.

Ce sont de bons souvenirs, et j’ai eu de la chance. Toutes les premières fois devraient se passer ainsi, même si ce n’est pas avec cette personne qu’on vivra des années, qu’on se mariera ou qu’on fera des enfants !

Non, l’important, c’est de se sentir bien, d’y mettre des sentiments, de se sentir connectée à l’autre. Grâce à cela, je n’ai jamais eu de regrets, ma première fois n’a pas été gâchée par de mauvaises raisons.

Cela accompagne la nostalgie de l’adolescence, l’insouciance des ces années-là. On ne le sait évidemment pas sur le moment, trop jeunes, trop occupés à vivre l’instant présent mais c’est précieux de pouvoir replonger dans de tels souvenirs des années après.

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