Ma belle-mère me déteste : témoignage de Christelle

Comment retrouver la complicité des débuts dans son couple ?

Avec le temps, la relation de couple change. On s'éloigne, on communique moins, on s'engueule. Pourtant on s'aime toujours... Alors comment remettre son couple sur les bons rails et retrouver la complicité et les rires qui nous ont fait tomber amoureux ?

Le mythe de la belle-mère acariâtre détestant sa bru semble avoir encore de beaux jours devant lui ! D’ailleurs, réalité plus que mythe ? Apparemment oui, pour un grand nombre de belles-filles surtout. En effet, les belles-mères causeraient davantage de conflits dans la relation avec une belle-fille qu’avec un gendre. De nombreux maris disent qu’ils aiment beaucoup la mère de leur femme, quand, à l’inverse, beaucoup de femmes n’entretiennent pas une bonne relation avec la mère de leur époux. Qui déteste l’autre et pourquoi ? Quel est le problème à l’origine de ce malaise ? Certaines diront que c’est leur belle-fille qui ne les aime pas quand d’autres affirmeront « ma belle-mère me déteste » ! C’est le cas dans ce témoignage de Christelle qui nous partage son expérience et sa version des faits à propos de sa relation avec sa belle-mère.

Ma belle-mère me déteste : témoignage de Christelle

Si je devais résumer ma relation avec la mère de mon mari en un mot, je dirais « compliquée », ce qui veut en fait tout et rien dire… La vérité serait plutôt : chaotique, difficile, décevante, conflictuelle. Et pour décrire ma belle-mère, avec le respect que je lui dois malgré tout, j’utiliserais l’adjectif insupportable, qui résume bien ce qu’elle me fait vivre depuis des années.

Elle est désagréable, de mauvaise foi, piquante, blessante même, têtue et intransigeante. Et tout cela semble m’être exclusivement réservé ! Un vrai bonheur, n’est-ce pas ?!

Quand je me suis mise en couple avec son fils, qui allait devenir mon mari et le père de mes deux enfants, j’avais « déjà » 30 ans. Je n’étais donc pas une jeune fille facilement malléable, j’étais une femme indépendante qui avait sa vie, son travail, ses projets et son passé. Et donc ses valeurs et ses principes, sa vision de la vie.

Je n’arrivais pas, comme cela arrive souvent quand on est plus jeune, directement du foyer parental, inexpérimentée, timide et mal à l’aise face à ses beaux-parents.

Attention, cela ne veut pas dire que je me suis imposée du haut de mes 30 ans, sûre de moi et irrespectueuse. Pas du tout ! Et le pire, c’est que j’étais contente de rencontrer ma belle-famille officiellement et de faire leur connaissance. J’avais hâte de connaître tout de la vie de mon amoureux, et de me faire accepter de sa famille.

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Grossière erreur… Ma belle-mère me déteste depuis le tout premier jour.

Cela ne m’a pas empêché d’aimer leur fils, de l’épouser au bout de 4 ans et de leur donner deux beaux petits-enfants. Ces beaux moments riment avec les rares trêves avec ma belle-mère. Mais cela ne dure jamais longtemps…

Je suis son unique belle-fille, puisqu’elle n’a eu qu’un garçon. Elle est beaucoup plus aimable avec ses gendres.

L’histoire classique de la mère qui couve son petit et ne veut pas le laisser partir. Qui estime qu’aucune femme ne sera jamais assez bien pour son fils, à moins que ce ne soit elle qui la choisisse.

J’espère que je ne serai pas une de ces mères envahissantes, surtout que j’ai eu deux garçons !

Le fait que son fils quitte la maison un peu tard (un peu Tanguy, mon mari !) et ne s’engage dans une relation sérieuse qu’à la trentaine a dû faire espérer à ma belle-mère qu’il ne partirait jamais de chez ses parents.

Mais il a quand même pris son indépendance à 25 ans et je ne suis entrée dans sa vie que 4 ans plus tard. Elle a donc eu le temps de s’habituer à son absence. On appelle cela le syndrome du nid vide je crois et certaines mères le vivraient très mal…

Si je peux comprendre sa tristesse sur le moment et même faire preuve d’empathie, cela remonte à longtemps maintenant ! Et le bonheur de son fils devrait la réjouir. Car nous sommes vraiment heureux ensemble depuis 10 ans et 6 ans de mariage, avec des jumeaux de 4 ans.

Mais c’est plus fort qu’elle, il faut qu’elle s’oppose à moi, tout le temps, pour tout. Qu’elle ait le dernier mot, la critique facile, le pic acerbe. Sur un repas, la décoration de notre maison, mes amies, nos vacances.

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Tout est à revoir si on l’écoute, elle a toujours raison et nous abreuve non pas de conseils mais de jugements qui sonnent comme des ordres à suivre !

Elle prend un malin plaisir à contredire mes décisions. Pas celles de mon mari, juste les miennes. Cela n’a l’air de rien mais c’est insupportable à la longue : si je dis non pour quelque chose, elle va dire oui, et inversement. Si je prends l’initiative d’amener un dessert pour un repas de famille, elle ne le goûtera pas par exemple…

Ma grossesse, mon accouchement et mes premiers pas de maman ont été pris sous le flot de ses commentaires et de ses jugements de valeur. Je prenais trop de poids, je me reposais trop (si, si !), mon accouchement par césarienne était de ma faute (et non pas pour sauver la vie de nos jumeaux apparemment…). Et que dire de mon choix concernant l’allaitement, du congé paternité de mon mari ou de notre façon d’élever nos enfants.

Ma belle-mère me déteste mais j’ai dit stop à la naissance de mes enfants.

J’ai supporté beaucoup de choses pendant les premières années, même pour l’organisation de mon mariage, par amour pour mon mari, par refus de la laisser tout gâcher. Je me disais que lui accorder peu d’importance allait peut-être la calmer.

Le dialogue, j’ai essayé également mais c’était peine perdue du fait de sa mauvaise foi. Et quand mon mari, son fils, essayait de lui parler de moi, de la situation, elle niait tout ou presque ou me renvoyait la faute.

Alors c’est resté comme ça pendant 6 ans, j’allais moins chez eux, mon mari y allait parfois sans moi.

Mais ce que j’ai supporté même enceinte, il était hors de question que cela continue longtemps après la naissance de nos enfants. Hors de question qu’elle interfère dans leur éducation.

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Si ma belle-mère me déteste autant, elle allait devoir prendre sur elle si elle voulait profiter de ses petits-enfants.

Voilà le message que mon mari et moi lui avons transmis, soudés, ensemble. Il n’a jamais fermé les yeux sur ce problème, mais je crois qu’il ne pensait pas que cela m’affectait tant. C’est quand il a vu mon désarroi enceinte qu’il a compris ma souffrance.

Nous avons longuement parlé de tout ça et j’ai vidé mon sac car je n’en pouvais vraiment plus. C’est épuisant de se demander pourquoi une personne ne nous apprécie pas sans raison, sans explication. C’est d’autant plus douloureux dans le cadre de la famille, même si c’est la belle-famille.

Je me suis remise en question et si j’admets ne plus m’être laissée faire au fil des années, je n’ai jamais créé de conflit ouvert ou envenimé les choses.

Depuis la naissance de nos jumeaux donc, les choses se sont légèrement apaisées. Elle ne peut pas s’empêcher de braver mon autorité mais plus sournoisement. Disons qu’elle ne m’affronte plus directement.

Devenir maman m’a sûrement aussi aidé à asseoir mon autorité de façon naturelle, ce sont mes enfants et pas les siens. Mon mari et moi formons un roc et c’est ma force. Je sais que ce n’est pas facile pour lui tous les jours, mais il est de mon côté.

Il a juste fallu que j’arrête de me demander pourquoi ma belle-mère me déteste autant. En fait, il n’y a pas de raison logique.

Et elle doit être persuadée qu’elle ne fait rien de grave. C’est sa façon d’être, sa nature. Elle est particulièrement désagréable avec moi, mais ses proches s’accordent à dire qu’elle n’a jamais été facile et qu’elle a du mal à laisser ses enfants vivre leur vie.

J’ai donc décidé de prendre du recul et de ne plus lui accorder autant d’importance. Mon bonheur, notre bonheur en couple et en famille passent avant tout le reste. Elle ne peut plus le gâcher et si elle veut en être privée, tant pis pour elle !

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