Mon avis sur la méthode Epi-No pour éviter l’épisiotomie lors de l’accouchement

J’ai choisi la clinique dans laquelle j’allais accoucher dès mon premier mois de grossesse (oui je ne perds pas de temps) ! Au bout du 4e mois, mon obstétricien m’a parlé de la Méthode Epi-No et m’a demandé si je voulais la faire ou pas. J’ai trouvé ça absolument formidable avant même de l’avoir testée. Aujourd’hui je vais donc vous donner mon avis sur la méthode Epi-No pour préparer son périnée à l’accouchement. Et ce, en toute transparence !

La méthode Epi-No : Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un dispositif médical qui se compose d’un petit ballonnet en silicone médicale, une pompe manuelle, une valve de purge d’air et un indicateur de pression. Destiné à la femme enceinte, il permet de préparer et d’assouplir son périnée pour éviter l’épisiotomie pendant l’accouchement. Les exercices se font à la maison + avec une kiné pelvienne dans son cabinet. On peut aussi l’utiliser après la naissance pour rééduquer son périnée.

Comme me l’expliquait ma kiné, Sabine Dugelay, si vous voulez faire le grand écart, là tout de suite maintenant, sans aucun échauffement, le risque de déchirure est très élevé. Il en va de même pour sortir une tête de bébé de 10cm sans jamais avoir assoupli son périnée.

D’où vient la méthode Epi-No ?

La méthode Epi-No est originaire d’Ouganda. Ce sont des ethnologues allemands qui, en 1972, se sont rendu compte que les ougandaises se préparaient à accoucher en expulsant des calebasses de plus en plus gros au fil de leur grossesse. Elles n’avaient alors pas ou peu de déchirures lors de l’accouchement.

A quoi sert la méthode Epi-No ?

1/ Eviter l’épisiotomie

Comme son nom l’indique, la méthode Epi-No sert avant tout à éviter l’épisiotomie. Certains vous diront qu’aucune étude ne prouve cela. Peut-être. Mais si vous demandez l’avis de celles qui l’ont utilisée pour leur accouchement, vous vous rendrez très vite compte que SI, la méthode Epi-No est géniale ! Elle n’est pas magique et demande beaucoup de boulot, mais pour la plupart d’entre nous qui l’avons testée elle a fait de vrais miracles.

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2/ Epi-No contre l’anxiété et le stress de l’accouchement

Cette méthode est pour moi révolutionnaire. Moi qui avais une peur panique de l’accouchement, j’ai appréhendé le mien avec calme et sérénité grâce à Epi-No. Pourquoi ? Parce que quand vous arrivez à sortir un ballon de 10cm 4 soirs par semaine, vous avez l’impression d’accoucher 4 soirs par semaine et alors, vous faites beaucoup plus confiance à votre corps.

Mon avis sur la méthode Epi-No et la façon dont je l’ai pratiquée

Je ne me suis pas du tout fiée au guide fourni avec la Méthode Epi-No. Ma kiné m’a donné des exercices à faire et je n’avais plus qu’à les réaliser toute seule chez moi.

Epi-No exercice 1 :

Le premier exercice consistait à rentrer le ballonnet environ de moitié et à presser la pompe jusqu’à 4 sur l’indicateur de pression. Ensuite il fallait contracter et faire ainsi monter la petite aiguille au mieux que l’on pouvait. Perso, j’atteignais environ 6,5 sur l’indicateur. Mais le résultat importe peu. Il faut voir cet exercice comme un échauffement. Cet exercice dure entre 5 et 10 minutes.

Epi-No exercice 2 :

Pour cet exo, je devais rentrer le ballonnet entièrement et faire un maximum de pressions SANS QUE CA NE FASSE MAL ! Il faut arrêter à la première douleur ! Car NON CE N’EST PAS UN ENGIN DE TORTURE ! Au contraire !

Donc je suis partie de 5,5 cm et j’ai fini par atteindre 9,5cm ! Je n’ai pas eu besoin d’aller au-delà car mon échographie du T3 indiquait que la tête de bébé ne dépasserait pas les 9,5cm. Parfait !

Comment j’ai vécu la Méthode Epi-No au cours de ma grossesse ?

Au début, j’atteignais 5,5cm de diamètre. Sachant qu’à la fin je devais arriver à 10cm, je me disais que jamais je n’y arriverais ! Ma kiné m’avait recommandé de faire ces exercices 2 à 3 fois par semaine. Mais finalement, je le faisais un jour sur deux car ça me rassurait : plus je le faisais, plus c’était facile !

Je ne vais pas mentir, ça me prenait facilement 2h30 par semaine ! Je le faisais devant un film, tranquille, comme ça je n’avais aucune impression de contrainte.

Je suis plus que ravie de l’avoir fait ! Il ne me reste que quelques semaines avant l’arrivée de bébé donc je vous dirai comme mon accouchement s’est passé. Mais je suis ultra sereine, je n’ai aucune peur. Et ça, je le dois beaucoup à Epi-No !

Combien coûte la méthode Epi-No et est-elle remboursée ?

Sur le site d’Epino vous trouverez tout sur les tarifs. Comme tout dispositif médical, il peut varier selon la pharmacie ou le site où vous le commandez j’imagine. Pour ma part, je l’ai achetée 130€. J’ai été remboursée de 15,55€ par la Sécurité Sociale et de 64,8€ par ma Mutuelle. Donc de ma poche, je n’ai finalement payé que 49,65€ !

(UPDATE) : Résultats suite à l’accouchement : Ai-je eu une épisiotomie ?

J’ai accouché le 19 août 2019. La veille j’arrivais à 9,7cm avec Epi No, et la tête de mon petit homme ne faisait que 9,4cm. Du coup, j’ai poussé et il est sorti très très vite ! 4 minutes de poussée et deux contractions et mon bébé était dans mes bras. Même les sages femmes ont dit que c’était un record.

Je n’ai eu AUCUNE ÉPISIOTOMIE, AUCUNE DÉCHIRURES, pas eu besoin de forceps ni de ventouse. J’ai juste eu une « érayure », ce qui équivaut à une égratignure.

Il est donc certain pour ma part qu’à ma prochaine grossesse je renouvellerai la méthode Epi No !

Attention aux mauvaises langues

Il y aura toujours des vipères pour vous décourager, vous dire « non mais attends, le corps de la femme est fait pour, pas besoin de ces conneries !« . Si tout était si simple il n’y aurait pas 20% de césariennes et 20% d’épisio en France comme c’est le cas (étude 2016). Si c’était si simple, le taux de mortalité maternelle pendant l’accouchement au Moyen-Age (10 décès pour 1000 naissances !) n’aurait pas été 100 fois supérieur à ce qu’elle est aujourd’hui !

Moi je remercie le corps médical aujourd’hui, je dis merci à la péridurale, merci à l’accompagnement par les sages-femmes, merci aux bilans sanguins mensuels, au test de diabète gestationnel, merci EpiNo ! Je ne cracherai jamais sur ce qui peut nous faire du bien à nous les femmes. Car non, je n’enfanterai pas dans la douleur.

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