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“Le mal de pierre” ou la passion destructrice

“Le mal de pierre” ou la passion destructrice

Auteur

Synopsis

Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante.
Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.

Bande Annonce

Avis/Critique

Marion Cotillard semble être partout en ce moment : Juste la fin du monde, Le mal de pierre et très prochainement Alliés et même si certains ne l’apprécient pas, je trouve que son jeu est formidable.

Dans la province des années 50, Gabrielle (Marion Cotillard), l’héroïne du film, est pleine de frustrations, d’agressivité. Sa mère, qui dirige une exploitation agricole, dit d’elle qu’elle n’est pas folle, que c’est les nerfs. Gabrielle tant en vain de séduire un prof (sans doute de lettres) qui lui prête des livres dont elle lèche les écrits tracés de ses mains sur les pages. Elle se montre nue dans l’ombre de sa fenêtre devant les regards des travailleurs espagnols qu’emploient ses parents. José (Àlex Brendemühl), l’un d’eux, semble s’intéresser plus que les autres à la jeune femme.

Se faire écrire une lettre par un écrivain public

La mère de Gabrielle propose à José d’épouser sa fille, si celle-ci refuse, elle ira se faire interner. Il s’agit d’un mariage forcé, Gabrielle le prévient tout de suite : “Je ne coucherai pas avec vous. Je ne vous aime pas, ne vous aimerai jamais“. José joue un rôle important, Àlex Brendemühl est incroyable dans le rôle de celui qui accepte tout, se tait, contemple et se bat pour elle. Un amour qui se construit au fil du temps et qui met les larmes aux yeux. Il n’attend rien d’elle, elle lui a dit qu’elle ne l’aimerait jamais, pourtant il agit pour elle.

En cure thermale, Gabrielle rencontre André (Louis Garrel). La folie de la passion, au sens littérale du terme, la dévore. Elle est dingue de lui et la douleur se ressent lorsque ses lettres enflammées restent sans réponses…Marion Cotillard joue à merveille toutes ses émotions différentes : douleur, folie, passion, désespoir, résignation. Àlex Brendemühl s’humanise au fil du film, on découvre un personnage de plus en plus attachant qui semble connaître à la perfection celle qu’il a épousé, malgré son calme, son silence et le malaise qui apparaît quelque fois au sein du couple.

Le dénouement surprenant laisse sans voix, la salle est dans un silence profond.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous le recommande vivement !

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