Parler d'Amour
L’amour est une drogue

L’amour est une drogue

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Dans la passion, dans un couple fusionnel, la dépendance est parfois si intense qu’elle se transforme en addiction. Très vite, nous ne sommes plus nous-même, nous devenons “accro” à notre partenaire, comme nous pourrions l’être de l’alcool ou du tabac.

Sans vous en rendre compte, lorsque vous entrez dans une telle relation, votre relation à la réalité et votre relation à vous-même vont se voir totalement changées voir perturbées. En effet, dans ce type de relation, on perd progressivement son  identité ainsi que sa liberté. Sur le plan biologique, l’amour et la sexualité produisent les mêmes effets que les autres drogues. Des découvertes en neurobiologie nous montrent ce  fonctionnement ; pourquoi nous devenons dépendants au plaisir. Ainsi, Michel Reynaud, psychiatre spécialisé en addictologie, dans son ouvrage “l’amour est une drogue douce… en général” explique “Les poètes ne s’y sont pas trompés : le philtre de l’amour c’est ce cocktail explosif et jouissif absorbé lors de l’acte charnel, dont nous pouvons délivrer la recette : trois doigts de lulibérine (initié par le désir immédiat), un trait de testostérone (la capacité à désirer, une sécrétion continue), quatre doigts de dopamine (sensation de désir et de plaisir), une pincée d’endorphines (le bain de bien-être post-coïtum ) et un peu de sirop d’ocytocine (hormone de l’orgasme)… Plus on jouit, plus on a envie de jouir, et plus on peut souffrir du manque“.

Dans son livre, “De  la dépendance amoureuse à la liberté d’aimer”, Hélène Roubeix se demande justement si nous ne serions pas esclave de nos  hormones. En effet, l’ocytocine par exemple est l’hormone de l’attachement, hormone produite par l’orgasme, cela nous pousserait donc à revenir toujours vers le même partenaire.

Comment détecter la dépendance affective chez son (sa) partenaire?

“Tu me manques” “J’ai besoin de toi” “Je voudrais que tu m’aimes plus” toutes ces phrases ne sont pas des paroles d’amour, loin de là ! Elles sont tout simplement des manifestations de votre dépendance affective !

Selon Pascale Piquet, spécialiste en dépendance, il existe cinq questions à poser à votre partenaire au début de votre relation pour estimer son degré de dépendance affective :
  • Ses relations avec ses parents : Si la relation avec ses parents est bonne, alors tout va bien. Si elle les déteste, on trouvera très certainement une certaine dépendance affective.
  • Ses relations avec ses ex : Si elle se pose en victime face à tous ses ex à base de “les hommes sont tous des connards” “les femmes sont toutes des jalouses maladives” alors cela ne sent pas bon. Il y a un réel travail à faire en thérapie pour comprendre pourquoi ses relations ne fonctionnaient pas.
  • Sa vision du couple: si sa vision du couple est “chacun pour soi” ou au contraire “1+1 =1” alors vous avez affaire avec une personne qui est dépendante affectivement.
  • Où se voit la personne dans 5 ans? : Si elle se voit en famille, heureuse, avec de beaux projets à deux voire avec plusieurs enfants, c’est un bon point. Si elle se voit sur un beau voilier, seule, dans les mers du sud, vous ne faites pas partie du décor ni de son avenir !
  • Quels sont ses regrets? Si elle regrette d’avoir divorcé, vous allez faire ménage à trois! Ou si elle regrette de ne pas avoir fait d’études, ou de ne pas avoir fait quoi que ce soit, ça sent l’aigreur à plein nez!Si elle vous dit, comme le chantait si bien Piaf « non, rien de rien, non je ne regrette rien !» alors vous avez devant vous une personne qui croque la vie et le présent au lieu de pleurer sur son passé.

La théorie du syndrome de Tarzan

Cette théorie, selon Mme Piquet, évoque une analogie entre le personnage de Tarzan, qui s’accroche d’une liane à l’autre pour ne pas tomber, et le dépendant affectif qui s’accroche d’une relation à l’autre pour ne pas sombrer dans son vide émotif.

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Le  manque, l’horrible manque

La drogue de l’amour peut devenir le centre de la vie de beaucoup de personnes : on s’y accroche dur comme fer, on est prêt à accepter tout et n’importe quoi pour avoir la dose souhaitée. On harcèle l’autre au téléphone, on devient jaloux(se) maladif(ve), angoissé(e) à l’idée de perdre l’autre. On donne ainsi tous les pouvoirs à l’autre : le pouvoir de nous torturer comme de nous apaiser. Dans cette relation, l’un des partenaire ne vit que par et pour l’autre, jusqu’à être totalement brisé.

Ces relations ne sont saines pour personne même si les débuts semblent géniaux et incroyables, ils  faut prendre ses distances pour ne pas tomber de l’autre côté !

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