La nuit des temps : Un chef-d’oeuvre célébrant l’amour tragique

C’est un classique et pourtant, je n’avais jamais ouvert un roman de Barjavel. Alors que je cherchais un nouveau roman à lire, je me suis dit pourquoi ne pas fouiller dans mes classiques. C’est ainsi que j’ai entamé cette lecture qui me marquera pour longtemps. Pour toujours très certainement.

La nuit des temps de Barjavel : Résumé

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…
Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ?

« La nuit des temps », c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

La nuit des temps : mon avis

La nuit des temps est un roman de science fiction qui parle d’amour avec un grand A. C’est aussi un roman d’aventures; une expédition scientifique, une réflexion philosophique sur la vie et l’Histoire des Hommes.

Lors d’une expédition en Antarctique, des scientifiques découvrent sous la glace un peuple et sa civilisation mais surtout, « deux corps prisonniers des glaces depuis 900 000 ans ». Les chercheurs du monde entier vont tout faire pour tenter de réveiller ces deux êtres venant du passé et pourtant, tellement plus évolués.

C’est un roman d’une poésie incroyable, avec des passages sensuels voire torrides, des métaphores si justes et précises.

L’histoire de deux êtres qui étaient destinés à être ensemble, qui s’aiment d’un amour inconditionnel et éternel.

Une lecture qui m’a émue, passionnée, émerveillée. Une pépite.

La nuit des temps : Quelques extraits qui m’ont marquée

Il serait peut-être temps de se demander si la perfection n’est pas dans l’enfance, si l’adulte n’est pas qu’un enfant qui a commencé à pourrir…

Vivre les malheurs d’avance, c’est les subir deux fois.

Tu me comprends, tu avais compris, peut-être pas tous les mots, mais assez de mots pour savoir combien, combien je t’aimais. je t’aime, l’amour, amour, ces mots n’ont pas de sens dans votre langue, mais tu les avais compris, tu savais ce qu’ils voulaient dire, ce que je voulais te dire, et s’ils ne t’avaient pas apporté l’oubli et la paix, ils t’avaient donné, apporté, posé sur toi assez de chaleur pour te permettre de pleurer.

Te montrer à l’univers, le temps d’un éclair, puis m’enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l’éternité.

La pitié peut être indifférente ou même accompagner la haine. La compassion réclame une forme d’amour.

Cette conviction que l’homme-en-tant-qu’espèce s’améliore avec le temps vient sans doute d’une confusion inconsciente avec l’homme-en-tant-qu’individu. L’homme est d’abord un enfant avant d’être un adulte. Nous, hommes d’aujourd’hui, nous sommes des adultes. Ce qui vivaient avant nous ne pouvaient qu’être des enfants. Mais il serait peut-être bon, il serait peut-être temps de se demander si la perfection n’est pas dans l’enfance, si l’adulte n’est pas qu’un enfant qui a déjà commence à pourrir.

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