La honte d’Annie Ernaux : Prix Nobel Littérature 2022

Aujourd’hui je vous parle du premier livre d’Annie Ernaux que j’ai lu et qui a remporté le Prix Nobel de Littérature en 2022 : La honte.

La honte d’Annie Ernaux : Résumé

J’ai toujours eu envie d’écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d’autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m’apporter l’écriture d’un livre qui soit à la hauteur de ce que j’ai éprouvé dans ma douzième année. A.E.

Mon avis :

Je ressors assez mitigée de cette lecture qui, malheureusement, ne me marquera pas. J’ai fait l’erreur de m’attendre à une véritable intrigue, à découvrir cette honte qui envahit l’auteur depuis sa douzième année suite à un événement familial violent et traumatique. Mais il n’en est rien. Annie Ernaux nous offre ses souvenirs d’enfance, d’une manière quasi journalistique sur fond d’inégalités sociales.

 Elle reconstruit, dans ce court récit, des fragments de son passé. Dans une écriture humble, authentique, intègre, elle nous raconte les souvenirs d’une année en particulier : 1952 – la première date précise et sûre de son enfance. L’année où son père a voulu tuer sa mère quand elle allait avoir douze ans.

Depuis ce jour, la honte ne quittera plus l’auteur. Depuis ce jour, l’adolescence met fin à l’enfance et l’innocence laisse place à la réalité.

Malheureusement, ce roman ne m’a pas touchée, pas marquée. Il sortira de ma tête aussi rapidement que je l’ai lu. Je lirai un autre livre d’Annie Ernaux pour me faire une idée car j’ai vraiment l’impression d’être passé à côté de celui-ci qui a pourtant remporté le Prix Nobel de Littérature en 2022.

Quelques extraits :

Etre crâneuse est un trait physique et social, détenu par les plus jeunes et les plus mignonnes qui habitent le centre-ville, ont des parents représentants ou commerçants. Dans la catégorie des pas crâneuses figurent les filles de cultivateurs, internes, ou demi-pensionnaires venant à vélo de la campagne avoisinante, plus âgées, souvent redoublantes. Ce dont elles pourraient se vanter, leurs terres, leurs tracteurs et leurs commis, n’a, comme toutes les choses de la campagne, aucun effet sur personne. Tout ce qui ressortit à la « cambrousse » est méprisé. Injure : « Tu te crois dans une ferme » ! (p.92-93)

Le pire dans la honte, c’est qu’on croit être seul à la ressentir.

Il y a ceci dans la honte : l’impression que tout maintenant peut vous arriver, qu’il n’y aura jamais d’arrêt, qu’à la honte il faut plus de honte encore.

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