La petite menteuse : mon avis sur le roman de Pascale Robert-Diard

Je ne sais pas si je suis totalement passée à côté de ce roman La petite menteuse ou si c’est son auteure qui est totalement passée à côté d’un sujet complexe en le traitant de manière simpliste. Je vous donne un peu plus loin mon avis plus détaillé sur ce roman La petite menteuse.

La petite menteuse de Pascale Robert-Diard : Résumé

A quinze ans, Lisa est une adolescente en vrac, à la spontanéité déroutante. Elle a eu des seins avant les autres filles. Des seins qui excitent les garçons.
Mais Lisa change et devient sombre. Elle semble en permanence au bord des larmes. Acculée par ses professeurs, elle finit par avouer. Un homme a abusé d’elle, plusieurs fois.
Les soupçons se portent sur Marco, un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents. Marco n’a jamais été longtemps avec une femme. Il a essayé les hommes. Il boit trop. Il écrit des lettres rageuses pour sa défense, pleines de points d’exclamation. Sans hésitation, Marco est condamné à dix ans de prison.
Lors du procès en appel, Lisa est majeure. Elle débarque dans le bureau d’Alice, une avocate de la petite ville de province. « Je préfère être défendue par une femme. »
C’est comme cela que tout a commencé.

La petite menteuse de Pascale Robert-Diard : Mon avis

J’ai lu ce roman d’une traite : il est court, la taille de police est assez conséquente et les marges sont très larges. Mais je n’ai rien ressenti en le lisant et ce n’est pas ce que je recherche dans mes lectures. Le roman soulève des questions intéressantes et complexes surtout à l’heure où la vague #metoo est si importante. Je ne rejoins pas les critiques criant à l’anti-metoo car selon moi, l’auteur pose des questions qui doivent être posées.

 
 

Ce roman, c’est l’histoire d’une victime qui devient bourreau. D’une victime qui en fait une autre. Une jeune fille qui accuse un homme innocent de vi*ol pour cacher la vraie cause de son rôle de victime (que l’on découvrira dans le roman). Bien sûr, on pense à l’affaire Loïc Sécher qui fut condamné à 16 ans d’emprisonnement pour un vi*ol sur mineure qu’il n’avait pas commis.

Oui les victimes doivent parler et oui il faut les croire. Mais ce roman rappelle qu’il existe aussi des erreurs judiciaires.

Ce qui m’a dérangée dans ce roman

Pascale Robert-Diard est chroniqueuse judiciaire et journaliste. Son sujet, elle le connait et le maîtrise sur le bout des doigts, il n’y a rien à dire là-dessus. On a véritablement l’impression de suivre un procès en temps réel. Cependant, il n’y a pour moi aucun style littéraire. D’ailleurs, impossible de parler de littérature. L’auteure est journaliste et emploie un style journalistique. Voilà. On le sent clairement dans l’utilitarisme de la langue qui déshumanise les personnages et empêche le lecteur de s’attacher, d’éprouver de l’empathie et de se plonger pleinement dans le roman.

Je ne garderai que peu de souvenirs de cette lecture

En refermant le livre, j’avais déjà presque oublié tous les noms des personnages, c’est pour dire. Et je suis agacée car vraiment, le sujet est épineux et mériterait d’être traité en profondeur, de creuser les personnages, leurs états d’âme, leur vie. Ici, il n’y a pas de nuances, pas de degrés, pas de nouveauté non plus. On a l’éternelle jeune fille qui se cherche, adolescente perdue aux formes trop marquées pour son âge, et le sempiternel pauvre mec ouvrier au passif laborieux qui a la bonne tête de vi*oleur… Bref. Une idée pertinente qui aurait pu être passionnante, que j’ai trouvée profondément ennuyante traitée de la sorte.

La petite menteuse de Pascale Robert-Diard : Quelques extraits

Plus je mentais, plus je souffrais, plus je souffrais, plus on me croyait.

Pour Lisa elle s’était emballée. elle leur avait parlé d’erreur judiciaire, de « crime social », elle avait dressé un portrait accablant des professeurs, de la juge, de Laurentin, de leurs certitudes si convenables, si bien-pensantes et un autre de Lisa de son cheminement douloureux, et du courage qu’il lui avait fallu pour s’arracher à son rôle de victime.

A la certitude si solidement établie d’hier, on en a substitué une autre. C’est la même machine qui tourne. Elle a seulement changé de sens.

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