Il me manque juste quelqu’un à aimer

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

« Il me manque juste quelqu’un à aimer… » Je vous livre ici le témoignage d’Aline, 37 ans, qui après une séparation d’avec le père de sa fille avec qui elle a partagé une histoire de dix ans, a passé plusieurs années seule à « se chercher », ou plutôt à se retrouver. A donner un second souffle à sa vie, un nouveau départ. Elle a compris que pour laisser l’amour entrer dans sa vie, elle devait d’abord être bien avec elle-même, pour s’aimer soi pour aimer l’autre. Aujourd’hui, c’est chose faite, elle a remis sa vie sur les rails, elle est à nouveau fière d’elle, maman solo épanouie et femme accomplie. Et prête à ouvrir son cœur. Car elle a tout pour être heureuse après ses années de reconstruction et comme elle le dit, « il me manque juste quelqu’un à aimer… »

Il me manque juste quelqu’un à aimer…

« Il faut s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer quelqu’un d’autre. Se mettre en couple par besoin ou pour combler un manque ou sa solitude est une erreur, il faut le faire par envie. Aimer, c’est ajouter de la valeur à sa vie. C’est quand on est prêt pour l’amour et le bonheur à deux qu’on peut véritablement ouvrir son cœur. Une fois qu’on est enfin bien avec soi-même et dans sa vie de célibataire, en tout cas aussi bien que possible. Voilà en quelques lignes, ce que j’ai retenu de tout ce que j’ai lu, vu, entendu, appris depuis plusieurs années. Alors si j’en crois ces principes de développement personnel sur l’amour de soi et l’amour tout court, il ne me manque plus aujourd’hui qu’une personne pour partager ma vie.

Je m’appelle Aline et j’ai 37 ans.

Pendant des années, qui m’ont paru interminables certains jours je l’admets, après ma séparation, je me suis posée cette question : c’est quoi être prête pour être en couple, pour l’amour, concrètement ?

Je me suis retrouvée célibataire après dix ans de vie de couple et une merveilleuse petite fille. Je n’ai pas échappé à ce qui est devenu une triste réalité, celle de la séparation. De couple, de duo, je suis devenue célibataire, il n’y avait plus que moi, sans lui. C’est comme ça. Et de maman, je suis venue grossir les rangs des mamans solos.

Après avoir pris mes marques dans l’urgence dans ma nouvelle vie avec ma puce de 5 ans à l’époque, j’ai vite pris une claque. Ma fille me faisait tenir mais pour tout le reste, j’étais totalement perdue.

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Il me manque juste quelqu’un à aimer pour donner du sens à ma vie ?

C’est ce que j’ai longtemps cru pendant ces années post-séparation où j’avais l’impression de ne servir à rien, de n’être plus rien, plus personne, d’être perdue dans ma propre vie. De n’avoir, seule, aucune valeur. J’ai compris que je me plantais totalement même si cela a pris du temps.

Ma séparation a sonné le glas d’une histoire d’amour dans laquelle j’avais cru, elle s’est accompagnée de lourdes désillusions. J’avais donc, avant tout, besoin d’une chose essentielle pour faire la paix avec mon passé. De temps.

Et il fallait ensuite que je comprenne autre chose : c’est que mon bonheur était, seul, entre mes mains.

J’étais responsable de mon avenir et c’était à moi de prendre mon bien-être en urgence.

Qui étais-je vraiment ? A trop me définir en fonction de mon couple par le passé, je n’avais plus d’identité propre. Puis à trop mettre en avant mon rôle de maman, j’avais perdu en cours de route la femme. Aline, tout simplement. Je m’étais toujours définie et située par rapport à quelqu’un dans ma vie, par rapport aux autres.

Mais pour savoir ce que je valais, ce que je voulais et qui j’étais réellement, c’est à moi-même que j’avais des comptes à rendre, c’est à moi que je devais penser pour trouver un sens à ma vie.

Besoin d’un homme pour être pleinement heureuse ?

Non, mon bonheur ne dépend pas d’un homme, j’en suis la seule responsable. Bien sûr, lorsque l’amour s’invite dans votre vie, cette sensation de bonheur est décuplée.

En attendant, le plus important était donc de me construire ma propre vie, de trouver l’existence qui me ressemblait, qui m’apportait de la joie, de la fierté, qui me permettait de ressentir un maximum d’émotions positives. Et ainsi voir la vie du bon côté.

J’avais juste besoin de me mettre un bon coup de pied aux fesses, d’arrêter de me laisser vivre, ou plutôt de laisser la vie décider pour moi. Je n’étais plus actrice de ma vie, je la subissais. J’étais devenue une marionnette entre les mains de mon existence, je me laissais porter, diriger par une force extérieure. J’avais décidé de gérer l’urgence, la survie, les obligations pour ma fille et de fonder toutes mes préoccupations sur elle. Ma seule source de bonheur, c’était elle. Et ma souffrance aussi, car je réalisais que je n’étais pas à la hauteur pour lui offrir une vie sereine.

Cela a été le déclencheur je crois.

J’ai compris que je ne pouvais pas faire porter le poids de mon bonheur ou de mon malheur sur les épaules de ma petite fille, que je devais certes tout faire pour elle mais que me laisser vivre ne la protégeait de rien.

Etre une maman solo organisée, prévoyante, pragmatique, ce n’était pas suffisant ni pour elle ni pour moi. Il me fallait reprendre ma vie en main, mes rêves, mes envies.

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Il me manque juste quelqu’un à aimer pour partager du bonheur

J’ai décidé de me confronter à mes angoisses, mes peurs et mes échecs. J’ai été voir une psy qui m’a aidée à y voir plus clair et à me recentrer sur moi-même. Je me suis mise à écrire un journal de bord pour me libérer de mes émotions négatives en mettant des mots dessus ; ainsi je pouvais mieux les comprendre et m’en libérer. La méditation m’a aussi été d’un grand secours pour me libérer de mes angoisses. Et je n’ai jamais cessé de lire pour continuer à m’évader et à nourrir mon esprit.

Quand je me suis sentie en meilleure forme physique et mentale, j’ai commencé à ouvrir les yeux à nouveau sur les autres, sur le monde qui m’entoure. A reprendre du plaisir à parler aux autres, moi qui flirtais avec l’agoraphobie et développais une forme de blemmophobie depuis plus de 2 ans. A m’ouvrir au monde.

J’ai repris ma vie sociale et professionnelle en main, en prenant à nouveau le contrôle de ma vie. C’est drôle comme les choses peuvent s’enchaîner quand on s’autorise enfin à être heureuse. C’était vraiment ça, j’avais perdu le goût au bonheur depuis ma séparation et il m’a fallu réapprendre, comme un bébé apprend à marcher.

Aujourd’hui, si ma vie est loin d’être parfaite, elle me ressemble et elle me rend heureuse.

Je suis toujours maman solo, je n’ai pas un compte en banque toujours bien garni et je souffre encore certains soirs de ma solitude affective. Mais j’ai retrouvé un équilibre de vie. Entre ma vie de maman et ma vie de femme. Entre ma vie sociale et professionnelle et mes moments en solitaire.

J’ai retrouvé mes amies, je m’en suis fait d’autres. Je conserve mes activités en solo, lire, écrire, méditer, qui me font du bien, je fais de grandes balades et es activités avec ma fille. Et je me suis lancée comme bénévole dans une association, j’ai évolué dans mon métier.

Je suis heureuse, tout simplement. Parfois quand je repense à mes 3 années de traversée du désert, je me dis que j’ai été idiote, faible, ridicule. Et puis j’arrête de m’auto-flageller, cela ne sert à rien, l’important c’est d’avoir réussi à relever la tête. Et peut-être que j’avais besoin de cette période sombre, de cette introspection, pour comprendre ma vraie valeur et celle de la vie.

Je suis donc prête à partager mon bonheur, ma vie, ma sérénité retrouvée avec un homme qui partagera mes valeurs. J’ai franchi toutes les étapes du « aime-toi d’abord avant de pouvoir aimer quelqu’un d’autre ». Et je suis d’accord avec cette citation si belle et si vraie qui dit « le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage ». J’en ai d’ailleurs fait mon mantra.

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Il me manque quelqu’un à aimer pour donner de l’amour, tout simplement…

Je n’ai pas de rancune, de haine des hommes, ni l’envie de les faire payer pour mes déceptions amoureuses passées ou l’échec de mon couple. Ce n’est pas en nourrissant ses angoisses et sa colère qu’on avance. A trop ressasser le passé, on s’empêche de vivre et on ne permet pas aux autres d’entrer dans notre vie.

La sérénité et le bonheur ne sont pas accessibles si on passe son temps à cultiver des émotions négatives. Aujourd’hui, j’ai au contraire l’envie de partager de belles choses positives. De donner de l’amour tout simplement, et d’en recevoir en retour, évidemment.

Je sais que forte de mon nouvel équilibre personnel, et sans prétention, je peux rendre un homme heureux.

Que j’ai en moi les ressources nécessaires pour le partage, l’amour, le couple, le bonheur à deux.

D’ailleurs, tout ce qui fait les petits plaisirs de l’amour au quotidien me manquent de plus en plus. J’espère pouvoir très bientôt partager tout cela avec un homme qui sera sur la même longueur d’ondes que moi.

Je ne me sens pas vide, incomplète ou inquiète pour autant. Seule certains soirs, certains weekends, à certaines occasions oui je l’avoue. Car j’ai conscience de l’importance d’un amour partagé dans nos vies et j’en ai envie.

Non je me sens prête à aimer à nouveau, et c’est la seule chose qui puisse manquer à mon bonheur aujourd’hui. Avoir quelqu’un à aimer de tout mon cœur. »

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