J’ai perdu le goût du bonheur : Le témoignage émouvant d’Agathe

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

Le goût du bonheur, ces petits riens, ces sensations qui rendent heureux au quotidien, on devrait tous les ressentir.  Les vivre régulièrement pour se réjouir et profiter de la vie. Mais il y a des moments qui sont synonymes d’épreuves à surmonter. Est-ce de la malchance,  le destin, un mauvais karma ? Il y a des périodes difficiles qui semblent s’étirer dans le temps et durer si longtemps qu’on en perd le goût du bonheur.  Voici le témoignage d’Agathe, 29 ans, qui, face à trop d’épreuves, avoue avoir perdu le goût du bonheur. J’ai perdu le goût du bonheur : un témoignage émouvant.

J’ai perdu le goût du bonheur : un témoignage émouvant d’Agathe

« Je crois que ce qui est le plus difficile à dire, écrire, avouer, c’est tout simplement que je ne m’en rappelle plus.

Non, je ne sais plus ce que c’est qu’une journée où la joie de vivre est vraiment là, où le bonheur prend le pas sur la tristesse, où les soucis s’envolent. Je ne sais plus ce que c’est que de rire franchement, que de ne pas avoir les larmes aux yeux et des soucis plein la tête.

Je sais bien qu’on connait tous, à des degrés plus ou moins graves, des moments difficiles dans la vie. On a tous des épreuves à surmonter, des obstacles à franchir. On peut tous être confrontés un jour à une rupture, un deuil, une maladie, un accident.

Une épreuve, quelle qu’elle soit, a un impact psychologique, émotionnel et physique énorme sur le corps, le cœur et le moral.

J’ai perdu le goût du bonheur en perdant le contrôle de ma vie.

On est tous enclins un jour à connaître cela, c’est la vie, on ne peut pas y échapper. Mais la où je me suis rendue compte que je perdais peu à peu le goût du bonheur, c’est quand que les choses se sont mises à s’enchaîner sans que je n’ai plus aucun contrôle dessus.

Je n’ai pas choisi de perdre le contrôle de ma vie, de lâcher prise ou de me laisser aller. Je me suis juste retrouvée dans une vie qui ne me semblait plus être la mienne. Dans une succession de problèmes et d’épreuves à affronter, qui m’ont enlevé peu à peu mon insouciance, ma joie de vivre et ma sérénité.

Aujourd’hui, je survis plus que je ne vis. C’est en tout cas la sensation que j’ai. Jour après jour. Pour autant à chaque nouvelle journée, j’essaie de relativiser en me disant qu’il y a pire que moi. Il y aura toujours des gens plus malades, plus tristes, plus seuls évidemment. Mais on ne contrôle pas ses émotions,  on ne peut pas leur dire stop.

Ma vie est un cercle vicieux qui m’empêche de retrouver le goût du bonheur.

Quand chaque jour qui passe ressemble au précédent, quand on a l’impression de répéter un jour sans fin, une boucle infernale, notre vie prend des allures de cercle vicieux. C’est comme un long tunnel au bout duquel il n’y a pas de lumière, pas d’issue, pas de porte de sortie. Notre vie est comme une prison, on y est enfermé et on ne trouve plus le moyen de recouvrer sa liberté de penser, d’agir et d’être.

On perd la clé du bonheur en perdant le contrôle de sa vie.

J’ai conscience qu’il faut prendre sa vie en mains et dépasser ses croyances limitantes ou ses peurs irraisonnées pour avancer. Il ne faut pas rester bloqué dedans sinon on reste figée. Seulement parfois l’épreuve est longue, la douleur est chronique et  les gens autour de soi si toxiques qu’on ne sait plus vers qui se tourner. On ne sait plus où puiser la force pour avancer et retrouver le goût du bonheur perdu.

La priorité c’est de se préserver  et de protéger ceux qu’on aime, et pour cela, on se voit parfois devoir sacrifier une partie de soi-même, de son insouciance, de sa légèreté, de sa joie de vivre, de sa gaieté. Et donc perdre le goût du bonheur.

Bien sûr, je continue à rire même si je pleure plus souvent, bien sûr j’arrive à sourire même si mes yeux restent tristes, bien sûr j’ai des lueurs d’espoir mais elles sont souvent ternies par la réalité qui me revient en plein visage.

Goût du bonheur et lâcher prise impossibles

Pour chaque moment de lâcher prise, la réalité reprend ensuite ses droits très vite. Je ne sais pas si j’ai mérité tout cela, si je ne fais pas ce qu’il faut pour en sortir ou si je manque juste de patience, de force et de courage pour affronter les épreuves que mon existence met sur mon chemin.

Peut-être que je dois lâcher prise justement mais dans le bon sens pour avancer et non pas pour me perdre. J’aimerais juste un jour retrouver ce goût du bonheur sans me dire qu’on va forcément me le faire payer juste après.

Pouvoir profiter pleinement de moments d’insouciance sans penser aux lendemains qui déchantent.

Oui, j’aimerais prendre mes problèmes un par un et les régler, les barrer comme sur une to do list, une liste de courses ou un agenda de rendez-vous professionnels. J’aimerais arriver à la fin d’une journée en me disant que tout le négatif est derrière moi et qu’il ne reste que du positif à vivre et à partager.

Alors bien sûr, si l’espoir ne demeurait pas au fond de moi, s’il n’était pas là malgré tout, je n’avancerai plus, j’aurais lâché prise, je me serais recroquevillée sur moi-même. Et je serai dans l’attente, oui j’attendrai que ça passe ou plutôt que ça me dépasse.

 J’aurais perdu plus que le goût du bonheur, j’aurais perdu le goût de la vie si je n’avais plus d’espoir.

 Je m’y refuse, évidemment, et c’est pour ça aussi que je témoigne, pour dire que les épreuves n’épargnent personne, qu’on est tous sujet un jour à quelque chose de douloureux, de stressant qui nous dépasse. Sur le moment, on est persuadé que rien ne changera, on vit dans un immobilisme qui nous empêche d’espérer que ça change rapidement.

Et pourtant écrire mes maux ce soir me fait du bien, me donne la force de croire en un futur changement, en un renouveau proche. En un nouveau départ.

Pour continuer à avancer malgré les épreuves à traverser, il faut avoir quelque chose à laquelle se raccrocher, un projet, un rêve. Quelqu’un qu’on aime et qui nous aime, qui nous aide à nous projeter. On a tous le droit au bonheur mais on doit aussi trouver les moyens de le construire.

 Si on est tous plus ou moins égaux face à la vie, aux chances qu’elle nous offre au départ, on ne l’est pas face au bonheur ensuite. Et pour ne pas en perdre le goût, il faut s’accrocher.

Si mon témoignage peur paraître triste et pessimiste au premier abord et que je l’assume car c’est ma réalité de vie, je veux surtout être sincère et garder espoir.

Car malgré tout, je continue à maintenir en vie cette petite lueur en moi, cette flamme d’espoir qui me dit que demain est un autre jour, qui me dit que rien n’est irrémédiable. Que si je garde cette force en moi, alors j’y arriverai, je parviendrai à sortir de cette boucle infernale, de cette période douloureuse. Et bientôt, le goût du bonheur refera surface et je pourrai le savourer pleinement. »

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6 réflexions au sujet de “J’ai perdu le goût du bonheur : Le témoignage émouvant d’Agathe”

  1. Chère Agathe. Le bonheur est très difficile à trouver à l’intérieur, impossible à trouver à l’extérieur. Ce n’est pas la vie qui te rend malheureuse, c’est toi-même. Blâmer la vie et ses aléas ne t’amènera rien. Ouvre les yeux. Ta vie n’est pas (ou plus) en adéquation avec tes aspirations profondes, tes désirs et ta personne. Tu dois réorganiser cette vie. Que fais-tu dans ce sens ? La douleur n’est que le symptôme d’un mal plus grand. Mais c’est aussi un merveilleux signe que cette vie ne te convient plus. Il faut changer. Mais avant tout il faut se connaître, s’écouter, se respecter, changer son regard, oser, se trouver. D’abord l’intérieur, ensuite l’extérieur changera mécaniquement. Rien ne résiste à la pousse du bourgeon, pas même le goudron. Les questions de la tête ont leur réponse dans le coeur. Bon chemin à toi.

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    • La volonté n’a rien à voir avec tout cela…

      Quand les problèmes s’enchaînent, plus douloureux les uns que les autres… un moment donné on en a marre d’entendre ce genre de discours. Comme si finalement c’est nous qui ne prenions pas ses problèmes avec positivisme.

      Nous ne sommes pas fait de pierre, un moment donné, nos épaules ne peuvent plus porter. On aura beau chercher en nous, quand les fissures sont trop nombreuses, la joie s’échappe quoi qu’on fasse même si on ne le désire pas.

      Il y a un vide indescriptible, incompréhensible. On ne ressent plus rien… parfois on s’arrête en silence et on tente d’écouter ce qui se passe à l’intérieur… et il n’y a plus rien. Juste un cœur qui est là pour que la machine continue de marcher.

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  2. J’ai 29 ans et je vis exactement cette impression, cette situation, cette succession de problèmes, de douleurs. J’espère toujours que cela s’arrête, que quelques chose va arriver et me sortir de cette emprise dans laquelle je suis depuis des années. Je suis seule avec un enfant, l’impression de ne pas arriver à me reconstruire après tant d’échec. J’ai perdu cette joie de vivre que j’avais au fur er à mesure des années. Je ne sais pas à quoi ressemblerai ma vie en étant heureuse. J’ai l’impression de me battre sans arrêt, poir protéger les miens, je m’oublie, je me perds.

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  3. Je suis tout à fait d’accord avec S. Tout le monde enchaîne des périodes sombres, mais ce qui fait la différence c’est le temps que l’on y reste. Certains y trouvent une fatalité, d’autres une force pour rebondir.
    Que voulez vous de la vie ? Que souhaitez vous vraiment ? Listez tout ce que vous souhaiteriez, vos projets les plus fous et prenez le temps de vous poser la question du « comment puis je réaliser ces rêves ? ». Tout est possible, tout est realisable, les seules limites sont celles de votre imagination. Personne ne viendra vous sortir du pétrin, vous seule pouvez vous sauver en mettant en place petit à petit des choses. Mais la question essentielle à vous poser est « Voulez vous réellement changer ? “

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  4. Si seulement je pouvais construire du bonheur,
    J’en offrirai des tonnes à toutes les personnes.
    Si seulement je pouvais vous montrer
    L‘Etincelle de beauté que vous portez
    Mais le bonheur ça n’s‘construit pas à en dur,
    Pour le trouver, faut l’avoir à l’usure
    Faut prier, aimer, demander, et toujours le chercher.
    Car il est près de vous le bonheur, derrière vos lunettes embuées de vos larmes,
    Petit à petit, vos réussirez à les essuyer, à les retirer, à les enlever et peut être même à les jeter…
    Si seulement on pouvait la trouver cette formule à fabriquer du bonheur.
    Bien à vous .

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  5. .J’ai perdu aussi cette joie de vivre que j’avais au fur et à mesure des années. Cela a été crescendo, je l’ai senti se produire.
    J’ai 40 ans, un enfant, et j’ai aussi l’impression que chaque jour est une bataille… la suite de l’épisode de la veille… mais les problèmes s’enchaînent. En cinq mois j’ai vécu une séparation (que je qualifie d’abandon), deux deuils, j’affronte la maladie d’un proche (avec tout le lot d’administratif qui va avec quand on perd son autonomie tant physique que mentale). Je ne sais pas non plus à quoi ressemblerait ma vie en étant heureuse, je me perds.

    On me juge aussi. « Comme si finalement c’est nous qui ne prenions pas ses problèmes avec positivisme »… pour reprendre les paroles d’A.
    Pourtant je me bats au quotidien, je fais ce qu’il faut. Mais quand est-ce que ça va s’arrêter, que le ciel va se dégager et que je vais avoir une vision sur un avenir meilleur? J’ai l’impression d’étouffer.
    Voilà tout.

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