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Accepter le passé sexuel de l’autre

Accepter le passé sexuel de l’autre

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Il arrive, dans un couple, que la vie sexuelle passée des deux personnes ait connu quelques différences. Parfois, cet écart se fait ressentir et peut provoquer incompréhension ou jalousie. Comment faire pour l’accepter ?

La peur d’un partenaire « trop cool »

Votre copain a une cinquantaine de partenaires à son actif, vous n’avez que votre ex ? Votre femme était du genre à fréquenter des clubs libertins, vous étiez du genre à n’avoir qu’une partenaire pour la vie ? Face à quelqu’un qui a eu autant d’expérience, on peut (parce que ce n’est pas toujours le cas, bien heureusement) se sentir un peu bête, moins bon que ces nombreux partenaires.

Tout d’abord, rassurez-vous, il y a quelque chose que vous lui apporterait toujours en plus dans vos relations : vos sentiments. Un couple c’est être à l’écoute à l’autre. En étant à l’écoute de l’autre, en vivant une vie sexuelle de longue durée, vous apprenez bien mieux à satisfaire l’autre qu’en enchaînant les partenaires sans communiquer avec. Oubliez l’idée absolument du « bon coup », l’entente sexuelle est une chose tout à fait subjective et se construit également au fil du temps. N’oubliez pas qu’une relation sexuelle se vit au présent et aussi à deux : c’est l’union de vos deux corps en particulier qui donnera quelque chose de si spécial.

Un des plus grands principes à toujours suivre dans la sexualité c’est d’oublier ses complexes, d’avoir confiance en soi sans devenir arrogant et en restant à l’écoute de l’autre. Si votre partenaire n’est pas satisfait, il vous le confiera, se rabaisser en songeant à des expériences passées ne fera que vous faire souffrir et vous desservir. De même, si votre partenaire n’est pas satisfait, ne le vous dit jamais et vous quitte sur ce prétexte du jour au lendemain (taux de probabilité de ce scénario : 1%), il est clair que vous n’avez rien à regretter et que vous venez juste de vous séparer d’un des pires cas qu’il puisse exister.

Le paternalisme

Un cas que j’ai lu une fois : monsieur s’aperçoit que madame a fait quelques exploits digne d’une grande actrice porno dans le passé. Il est choqué de s’apercevoir que sa femme a pu apprécier de tels actes et accuse donc son (ou ses partenaires) d’avoir profité d’elle. Oui, certes, des partenaires abusifs est quelque chose qui arrive tristement. Mais si elle vous assure avoir été consentante et avoir aimé ça, il faut la croire. Vous voiler la face ne fera de vous qu’un homme ancré dans des croyances paternalistes, la pauvre femme entourée par les hommes pervers… Sauf que malgré des expressions et des éducations (qui peuvent apprendre à mieux refouler que d’autres) différentes, les hommes et les femmes n’ont pas de désirs sexuels si différents. Ce n’est pas grave si votre copine a pu apprécier des expériences peu classiques, rien n’est dégradant pour elle si elle était consentante et estime que ses partenaires lui ont accordé le respect nécessaire. Il n’y a rien de dégradant dans quelconque activité sexuelle si les parties sont toutes consentantes et dans le respect total de l’autre.

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Si votre copine vous assure qu’elle est aujourd’hui heureuse et satisfaite avec vous, il ne sert à rien de penser le contraire. En plus d’avoir une réaction déplacée, vous en souffrirez certainement.

L’autre a vécu des choses difficiles

Par choses difficiles, on peut entendre des choses douloureuses mais pas si graves et d’autres bien plus importantes et affreuses. Dans le 1er cas, l’autre est généralement tombé sur un ex qui le/la considérait comme un morceau de viande, a souffert et a peur de l’instrumentalisation que vous pouvez faire de son corps. La confiance devient pour lui/elle une chose difficile à accorder et il/elle a besoin de se sentir à nouveau maître de son corps. Si je nuance « il / elle» c’est parce qu’être un sale connard n’est pas un privilège d’homme et que les filles peuvent aussi utiliser l’autre pour leur sexualité – prenez ça en compte.

Dans le second cas qui sous-entend attouchements ou abus sexuels, il peut (ce n’est pas une généralité, chacun reconstruit sa vie différemment) y avoir des moments très difficiles où la personne refuse soudainement d’avoir une relation sexuelle, réagissant avec violence alors que vous n’avez rien fait hors de son consentement. Le risque serait de le prendre comme une attaque personnelle « Elle m’associe à son violeur, quelle idée horrible » mais il ne faut surtout pas ! Après une expérience aussi traumatisante, il est normal si il/elle a des réactions parfois étranges. Il est difficile de s’exprimer avec justesse sur un sujet si difficile mais il y a un conseil qui tiendra toujours la route : soyez patient, parlez-en avec si il/elle en mentionne le besoin et soutenez-le/la dans tous les cas.

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