Textes célèbres pour un enterrement : 12 beaux textes

Il est de coutume pour un enterrement de prononcer quelques mots en hommage au défunt lors d’un éloge funèbre. Ce discours de la part d’un membre de la famille, d’un ami, d’un proche, est une façon de lui dire adieu. C’est, comme on peut s’en douter, un exercice particulièrement délicat tant l’émotion est présente et il peut être très difficile de trouver les mots, de savoir quoi dire. Pour cela, il n’est pas rare de voir des textes célèbres utilisés pour un enterrement, non pas pour dépersonnaliser l’hommage rendu, mais parce que pour certaines personnes, les mots d’un auteur reconnu semblent pus forts et plus appropriés pour ce dernier hommage. Poèmes, textes d’auteurs, extraits de livres, paroles de chansons, voici 12 beaux textes célèbres pour un enterrement.

Textes célèbres pour un enterrement : 12 beaux textes

#1 Je suis juste de l’autre côté de Henry Scott Holland

La mort n’est rien, je suis seulement passé dans la pièce à côté. Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné, parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien.

#2 Au bord du vide de Paul Eluard

Nous voici aujourd’hui au bord du vide puisque nous cherchons partout le visage que nous avons perdu. Il était notre avenir et nous avons perdu notre avenir. Il était des nôtres et nous avons perdu cette part de nous-mêmes, il nous questionnait et nous avons perdu sa question. Nous voici seuls, nos lèvres serrées sur nos pourquoi. Nous sommes venus ici chercher, chercher quelque chose ou quelqu’un. Chercher cet amour plus fort que la mort.

#3 À ceux que j’aime, et qui m’aiment – Poème amérindien

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner le bonheur que vous m’avez apporté !
Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.

Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là, et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement la douceur de l’amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir, je serai là pour vous accueillir absent de mon corps, présent avec Dieu !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer ! Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent, je suis le scintillement des cristaux de neige, je suis la lumière qui traverse les champs de blé, je suis la douce pluie d’automne, je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin, je suis l’étoile qui brille dans la nuit !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer. Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

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#4 L’Arbre et la graine de Benoît Marchon : un des jolis textes célèbres pour un enterrement

Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent… Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ? Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque… Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ? Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe… Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ? Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle… Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?

#5 Il restera de toi de Simone Veil

Il restera de toi ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.
Ce que tu as donné, en d’autres fleurira.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert, en d’autres revivra.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé, en d’autres germera.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

#6 La nuit n’est jamais complète de Paul Eluard

La nuit n’est jamais complète. Il y a toujours, puisque je le dis, puisque je l’affirme, au bout du chagrin, une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée. Il y a toujours un rêve qui veille, désir à combler, faim à satisfaire. Un cœur généreux, une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs, une vie, la vie à se partager. La nuit n’est jamais complète.

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#7 Ne restez pas là à pleurer… de Robert Louis Stevenson

Ne restez pas à pleurer autour de mon cercueil, je ne m’y trouve – je ne dors pas. Je suis un millier de vents qui soufflent, je suis le scintillement du diamant sur la neige, je suis la lumière du soleil sur le grain mûr, je suis la douce pluie d’automne, je suis l’envol hâtif. Des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire quand tu t’éveilles dans le calme du matin, je suis le prompt essor qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux. Je suis la douce étoile qui brille, la nuit. Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe, je n’y suis pas : je ne suis pas mort.

#8 La tombe dit à la rose de Victor Hugo

La tombe dit à la rose :
– Des pleurs dont l’aube t’arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
– Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?
La rose dit : – Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l’ombre
Un parfum d’ambre et de miel.
La tombe dit : – Fleur plaintive,
De chaque âme qui m’arrive
Je fais un ange du ciel !

#9 Quand je partirai – Poème hawaïen

Maintenant que je suis parti, laissez-moi aller
Même s’il me restait encore des choses à voir et à faire.
Ma route ne s’arrête pas ici.
Ne vous attachez pas à moi à travers vos larmes.
Soyez heureux de toutes les années passées ensemble.
Je vous ai donné mon amour,
Et vous pouvez seulement deviner combien de bonheur vous m’avez
apporté.

Je vous remercie pour l’amour que vous m’avez témoigné
Mais il est temps maintenant que je poursuive ma route.
Pleurez-moi quelques temps, si pleurer il vous faut.
Et ensuite, laissez votre peine se transformer en joie
Car c’est pour un moment seulement que nous nous séparons
Bénissez donc les souvenirs qui sont dans votre cœur.
Je ne serai pas très loin, car la vie se poursuit
Si vous avez besoin de moi, appelez-moi, je viendrai
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher.

Je serai près de vous.
Et si vous écoutez avec votre cœur,
Vous percevrez tout mon amour autour de vous dans sa douceur et sa
clarté.
Et puis, quand vous viendrez à votre tour par ici,
Je vous accueillerai avec le sourire
Et je vous dirai : « Bienvenue chez nous ».

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#10 Un voilier passe… – Attribué à William Blake : un des textes célèbres pour un enterrement

Je suis debout au bord de la plage. Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l’océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti ! » Parti vers où ? Parti de mon regard, c’est tout ! Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti ! », il en est d’autres qui le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux s’exclament avec joie :
« Le voilà ! » C’est ça la mort ! Il n’y a pas de morts. Il y a des vivants sur les deux rives.

#11 Des étoiles qui savent rire d’Antoine de Saint- Exupéry

« Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns qui voyagent, les étoiles sont des guides, pour d’autres, elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes. pour mon directeur, elles étaient de l’or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a… Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! »

#12 Nos absents de Grand Corps Malade : un des textes célèbres de chanson pour un enterrement

C’est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est tellement forte
Qu’elle crée en nous une présence qui nous rend faible ou nous supporte
C’est ceux qu’on a aimé qui créaient un vide presque tangible
Car l’amour qu’on leur donnait est orphelin, il cherche une cible.

Pour certains on le savait, on s’était préparé au pire
Mais d’autres ont disparu d’un seul coup, sans prévenir
On leur a pas dit au revoir, ils sont partis sans notre accord
Car la mort a ses raisons que notre raison ignore

Alors on s’est regroupé d’un réconfort utopiste
À plusieurs on est plus fort mais on est pas moins triste
C’est seul qu’on fait son deuil, car on est seul quand on ressent
On apprivoise la douleur et la présence de nos absents

Nos absents sont toujours là, à l’esprit et dans nos souvenirs
Sur ce film de vacances, sur ces photos pleines de sourires
Nos absents nous entourent et resteront à nos côtés
Ils reprennent vie dans nos rêves, comme si de rien n’était

On se rassure face à la souffrance qui nous serre le cou
En se disant que là où ils sont, ils ont sûrement moins mal que nous
Alors on marche, on rit, on chante mais leur ombre demeure
Dans un coin de nos cerveaux, dans un coin de notre bonheur

Nous on a des projets, on dessine nos lendemains
On décide du chemin, on regarde l’avenir entre nos mains
Et au cœur de l’action, dans nos victoires ou nos enfers
On imagine de temps en temps que nos absents nous voient faire

Chaque vie est un miracle mais le final est énervant
Je me suis bien renseigné, on en sortira pas vivant
Faut apprendre à l’accepter pour essayer de vieillir heureux
Mais chaque année nos absents sont un peu plus nombreux

Chaque nouvelle disparition transforme nos cœurs en dentelle
Mais le temps passe et les douleurs vives deviennent pastelles
Ce temps qui pour une fois est un véritable allié
Chaque heure passée est une pommade, il en faudra des milliers

Moi les morts, les disparus, je n’en parle pas beaucoup
Alors j’écris sur eux, je titille mes sujets tabous
Ce grand mystère qui nous attend, notre ultime point commun à tous
Qui fait qu’on court après la vie, sachant que la mort est à nos trousses

C’est pas vraiment des fantômes mais leur absence est tellement forte
Qu’elle crée en nous une présence qui nous rend faible ou nous supporte
C’est ceux qu’on a aimé qui créait un vide presque infini
Qu’inspirent des textes premier degré

Faut dire que la mort manque d’ironie

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