Je ne m’aime pas : témoignage émouvant de Blandine

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

C’est une phrase dure à lire, difficile à entendre et pourtant, nombreuses sont les personnes qui le pensent, ou tout au moins le ressentent. Ne pas s’aimer, c’est quelque chose qui semble inconcevable pour tous ceux qui ne se posent même pas la question. Mais c’est une réalité. Le manque de confiance en soi, l’impression d’être indigne d’être aimé(e), l’incapacité à éprouver de la fierté envers soi-même. Ce sont les causes de ce ressenti, elles nourrissent le complexe d’infériorité, l’absence d’estime de soi et cette fausse croyance selon laquelle on n’est jamais assez bien. Toutes ces croyances limitantes polluent le système de pensée au point de ne plus avoir conscience de sa valeur et même de son humanité. Je ne m’aime pas est une réalité parfois difficile à avouer et Blandine en a eu le courage dans ce témoignage émouvant.

Je ne m’aime pas : témoignage émouvant de Blandine

Pour beaucoup, s’aimer est naturel, normal, inné. A vrai dire, ils ne se posent pas la question de l’amour de soi, de l’importance de s’aimer. Ils s’aiment, non pas en se regardant le nombril, en ayant d’eux une image déformée, mais ils savent que l’amour de soi est nécessaire. C’est un pilier pour aller bien, pour ne pas nourrir de pensées négatives à son égard, et pour aimer les autres, aussi.

Car l’adage selon lequel il faut s’aimer soi-même pour aimer les autres a sans doute une forte part de vérité. Pourtant, j’ai longtemps cru que l’amour que je n’avais pas pour moi, je le donnais aux autres. Entièrement, comme si je m’en débarrassais au final.

Alors oui j’aime ma famille et mes amis, mais je sais aujourd’hui que si ma vie amoureuse est un désastre, c’est parce que j’attendais de l’autre qu’il m’aime pour deux. Pour lui et pour moi. Et c’est évidemment la dernière chose à attendre en amour.

D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai donc cultivé un désamour de moi, comme si c’était normal de ne pas m’aimer. Au lieu de m’encourager, je me dévalorise, je me rabaisse, comme si je n’avais aucune fierté à être moi.

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Cette façon d’être, maintenant je le sais, c’est parce que j’ai associé l’amour de soi à une forme de prétention, d’égoïsme, d’ego démesuré, d’assurance si marquée qu’elle écrase les autres. Je pensais que s’aimer, c’était manquer d’humilité.

J’ai construit cette pensée erronée depuis mon enfance, persuadée qu’il fallait se faire toute petite dans une famille où on taisait ses fiertés et ses victoires, petites ou grandes. Difficile à partir de là de cultiver un bon niveau d’estime de soi et de se dire qu’on a le droit de s’aimer.

Sûrement que mon interprétation naïve des choses du fait de mon jeune âge a conditionné ma vision de la vie et la question de l’amour jusqu’à l’âge adulte.

Cette réflexion, je ne l’ai acceptée au grand jour que récemment. Pendant des années et des années, j’ai enfoui cela en moi, même si ça me définissait. Mon comportement, mes réactions, mes actes. Ce manque d’amour pour moi a sapé ma confiance en moi.

Il y a plein de choses que j’avais envie de faire et qui sont restées dans ma bucket list, bien cachée au fond d’un tiroir. Je ne suis pas quelqu’un qui ose, qui se lance car je ne crois pas en moi. En ma force, ma valeur, et surtout mon droit à être aimée.

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Je ne m’aime pas, c’est une réalité qui a conditionné mon existence.

Si cette vérité tronquée a créé des blocages dans ma vie, mes expériences, l’image négative que j’ai de moi-même, elle a aussi faussé mon rapport aux autres. Et surtout en amour.

Cette prise de conscience m’a permis de réaliser aujourd’hui que j’ai saboté, inconsciemment certes mais le résultat est là, mes relations amoureuses.

Car c’est une des premières conséquences à ne pas s’aimer : on veut être aimée doublement des autres mais on n’est jamais vraiment en confiance et jamais totalement soi-même.

Ce manque d’amour de soi crée des carences affectives fortes qui peuvent amener à de la possessivité et de la jalousie maladive. Et pour beaucoup de personnes qui souffrent de ce désamour de soi, elles développent une forme de dépendance affective dans leur couple.

J’ai connu ce cheminement. Parfois, j’étais celle qui sacrifiait tout pour l’autre, qui acceptait tout, persuadée de devoir m’effacer pour que l’autre existe. Convaincue qu’il me faisait une faveur en étant avec moi, j’acceptais tout, jusqu’à mon inexistence. Cela m’a conduit à avoir des relations toxiques avec des manipulateurs, des pervers narcissiques qui profitaient de ma vulnérabilité.

Mais j’ai aussi été avec quelqu’un de bien, qui ne souhaitait que mon bonheur, mais que j’ai rendu malheureux et que j’ai perdu parce qu’il ne pouvait pas m’aimer pour deux. Il ne pouvait pas me guérir de mon manque de confiance en moi, de ce désamour. Ce n’était pas son rôle.

C’est en ce sens que je comprends aujourd’hui qu’il faut savoir s’aimer soi pour savoir aimer l’autre.

Car si ce n’est pas le cas, alors la relation est un jour ou l’autre vouée à l’échec devant le déséquilibre créé. Avoir de l’amour pour soi n’empêche aucunement d’en avoir pour les autres, bien au contraire. Développer sa confiance en soi permet de lier de vrais liens équilibrés et réciproques, sans rapport de force, sentiment d’infériorité ou peur du regard des autres. Et en amour, c’est primordial.

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La prise de conscience est récente et j’oscille encore aujourd’hui mais j’apprends à m’aimer.

J’ai compris la puissance des mots et leur pouvoir sur nous, notre corps, notre mental, notre psychisme, et même notre santé. A entretenir des pensées négatives, des croyances limitantes, on nourrit son cerveau de mauvaises ondes.

De plus en plus, je m’intéresse à la loi de l’attraction et à ses vertus. Je me dis que si j’ai depuis toujours autant d’énergie à penser du mal de moi, alors je dois être capable d’en avoir également pour développer des affirmations positives.

La clé de tout ça, c’est évidemment la confiance en soi.

La retrouver est ce qui me permettra d’enlever la négation à cette phrase horrible quand on y pense. Je ne m’aime pas. Quoi de plus douloureux et dévalorisant que de penser cela de soi ?

Pourquoi se mettre en tête qu’on ne mérite pas d’être aimée, même par soi-même ? Je sais que j’ai encore un long travail sur moi-même à faire avant de me défaire de toutes ces pensées négatives. Le chemin est sans doute encore long pour que le « je ne m’aime pas » devienne un « je m’aime ». Franc et sincère, sorti de mes tripes, venant du cœur.

Mais j’ai envie d’y croire, car je me dis que me guérir de cette blessure émotionnelle, c’est m’ouvrir enfin les portes d’une vie dont je serai enfin actrice. Plus seulement spectatrice. Une vie dans laquelle j’apprendrais à oser, à être moi, à m’affirmer, à aimer et à me laisser aimer. Pour la femme que je suis.

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1 réflexion au sujet de « Je ne m’aime pas : témoignage émouvant de Blandine »

  1. A chaque phrase, de votre témoignage, je me suis entendue, reconnue. Au mot près, à la virgule près. J’aurais pu écrire tout cela mais avec beaucoup moins de justesse et de volupté.
    Bravo et surtout merci pour vos mots. ( maux). Je ne me sens plus seule. Je suis à l’identique de vous et tout comme vous, j’espère pouvoir vibre de beaux jours en m’acceptant ( aimer est trop fort ) pour mieux aimer l’autre.
    Au plaisir de vous lire…

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