Adultère définition : Quand y-a-t-il vraiment adultère ?

Comment retrouver la complicité des débuts dans son couple ?

Avec le temps, la relation de couple change. On s'éloigne, on communique moins, on s'engueule. Pourtant on s'aime toujours... Alors comment remettre son couple sur les bons rails et retrouver la complicité et les rires qui nous ont fait tomber amoureux ?

Lorsqu’on parle d’adultère, on pense à une infidélité commise dans un couple par un des deux partenaires, incluant une infidélité physique. La notion de tromperie est étroitement liée pour la plupart des personnes à une infidélité charnelle. Qu’en est-il vraiment de la définition d’adultère ? Comment la définir exactement ? Historiquement parlant ? Et d’un point de vue juridique ? Faut-il être marié(e) pour utiliser le terme adultère ? Et pour les couples, quelle est la barrière entre fidélité et infidélité ? Autant de questions que soulève cette notion. Quand y-a-t-il vraiment adultère ? Voici un article qui tente de vous apporter des réponses claires à ce sujet.

Adultère définition : Quand y-a-t-il vraiment adultère ?

Définition générique de l’adultère

Par définition, l’adultère est une infidélité qui a lieu entre deux personnes qui ont prononcé des vœux de mariage. C’est en effet « le fait pour un époux de violer son serment de fidélité, de partage, et d’avoir des relations physiques avec une personne autre que son conjoint envers qui il a affirmé ce serment ».

Le non-respect de l’un de ces devoirs du mariage constitue une faute conjugale. L’adultère peut se définir comme la violation du devoir de fidélité

Couramment, on parle également d’infidélité.

 L’adultère suppose donc une relation extraconjugale, dans une société et un contexte dans lesquels la fidélité exclusive est promue entre les deux conjoints.

Définition juridique de l’adultère

Une distinction avec l’infidélité

Les tribunaux font une distinction entre ces deux notions voisines.

L’infidélité, juridiquement parlant, s’apparente plus à une injure pour l’autre époux et constitue un manquement à la dignité du mariage. Cela dit, même en l’absence d’adultère établi, il en résulte qu’un conjoint peut se contenter d’invoquer les relations extraconjugales outrageantes de l’autre.

Par exemple, de plus en plus, on peut aussi parler d’adultère virtuel. Et ce, lorsque l’un des époux « trompe » l’autre assidûment sur Internet.

En effet, la Cour de Cassation a admis, dans un arrêt du 30 avril 2014, que l’adultère peut être constitué même en l’absence de relation physique. Ainsi, une personne qui échange des messages et des photographies intimes, comment une violation du devoir de fidélité. (sites de rencontres, réseaux sociaux…).

Toutefois, l’adultère ne constituant plus une cause « péremptoire » du divorce, il faut que le tribunal trouve suffisante la preuve des faits graves et renouvelés. C’est à cette condition que le maintien de la vie commune est considéré comme intolérable. Et de ce fait, le divorce peut être prononcé pour cause d’adultère.

Un peu d’histoire

En France, avant la loi n° 75-617 du 11 juillet 1975 :

– La femme se rendant coupable du « crime » d’adultère était punie d’une peine d’emprisonnement de 3 mois à 2 ans. Son mari n’encourait pour cette faute qu’une peine d’amende de 360 à 7.200 francs, mais seulement si son adultère avait été commis au domicile conjugal ;

– A la différence des excès, sévices et injures qui étaient des causes facultatives de divorce, l’adultère de la femme, comme celui du mari, étaient considérés comme une cause péremptoire. C’est à dire que l’adultère entraînait automatiquement le divorce aux torts exclusifs de son auteur.

Il a donc fallu attendre 1975 pour qu’en France l’adultère ne soit plus puni pénalement mais plus que civilement.

Définition de l’adultère d’un point de vue juridique

La notion juridique de l’adultère et ses sanctions ont donc évolué selon les mœurs et les époques.

Aujourd’hui, l’article 212 du Code civil prononcé lors de chaque mariage prévoit que « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance ».

Or, la définition de ces devoirs est assez large pour permettre aux tribunaux de sanctionner une diversité de comportements fautifs. Mais ces comportements ne sont reconnus comme tels par le tribunal que s’ils :

  • Ont un caractère outrageant
  • Sont graves ou répétés
  • Rendent le maintien du lien conjugal intolérable

En effet, l’article 242 du Code civil dispose que :

« Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune ». 

L’adultère : une faute justifiant le divorce aux torts exclusifs de son auteur

Sur le fondement de la violation du devoir de fidélité, un époux peut donc solliciter deux choses. D’une part des dommages et intérêts et, d’autre part, le divorce aux torts exclusifs de son conjoint. 

Pour cela, il doit prouver l’adultère, grâce à des preuves irréfutables et récupérées légalement :

  • Un document écrit
  • Des aveux
  • Des témoignages
  • Le rapport d’un détective privé
  • Des SMS ou e-mails obtenus légalement

Il n’est donc pas possible d’enregistrer une conversation sur une messagerie vocale. Ni d’obtenir des documents protégés par un mot de passe ou un code. Des mails sont recevables comme preuve seulement s’il est établi que le conjoint avait laissé sa boîte mail ouverte. Concernant les sms, la preuve est irrecevable si le téléphone du conjoint a été fouillé sans son accord.

L’adultère : une faute laissée à l’appréciation souveraine du juge

Ceci dit, le juge a un large pouvoir d’appréciation de la faute et tient compte de la part de responsabilité de l’autre conjoint. Ainsi, le juge peut écarter l’adultère lorsqu’il est réciproque ou lui trouver des « circonstances excusantes ». En effet, les tribunaux considèrent que l’époux ayant trouvé un réconfort affectif pour pallier les carences de son conjoint n’est pas complètement fautif.

Actuellement donc, l’adultère est considéré en droit civil comme une faute conjugale, que le juge peut écarter ou excuser au regard des fautes commises par l’autre conjoint.

La Cour de Cassation, dans un arrêt du 17 décembre 2015, a affirmé le principe suivant :

« L’évolution des mœurs comme celle des conceptions morales ne permet plus de considérer que l’infidélité conjugale serait contraire à la représentation commune de la morale dans la société contemporaine »

 Quand y-a-t-il vraiment adultère dans un couple ?

L’adultère est donc le terme officiel pour désigner la faute conjugale d’infidélité aux yeux de la loi. Comme on peut le constater, cette notion a évolué au cours des décennies notamment depuis les années 1970. L’adultère constitue toujours un manquement au serment du mariage et peut, si des preuves irréfutables sont apportées, constituer la raison principale reconnue pour la dissolution dudit mariage. Alors, le tribunal peut prononcer le divorce aux torts exclusifs de l’époux infidèle.

Toutefois, de plus en plus de couples vivent ensemble, ont une vie de couple et de famille sans être mariés.

Qu’en est-il de l’adultère dans ces nombreux cas ?

Pour eux, l’adultère ne peut évidemment pas être reconnu par la loi puisqu’aucune union civile n’a été enregistrée. En cas d’infidélité, c’est donc aux deux partenaires de prendre la décision de se donner une autre chance ou de se séparer.

Chaque couple a sa propre définition de la fidélité et donc de l’infidélité, d’où commence la tromperie et du seuil de tolérance à respecter.

A partir du moment où une union est libre ; c’est au couple de donner sa propre définition de l’adultère et de ce qui est donc accepté au sein de son foyer.

 Qu’est-ce que la fidélité ?

Le mot fidélité renvoie aux notions de confiance et de loyauté, deux valeurs la plupart du temps fondamentales au sein d’un couple. Elle est une preuve de « la constance des sentiments ». Et là-dedans, la fidélité physique en est un fondement incontournable pour la grande majorité des couples des sociétés occidentales. Bien souvent, elle est un contrat implicite. Ce qui explique qu’elle ne soit pas forcément respectée…

En effet, elle reste une notion difficile à définir parce qu’elle est fluctuante et personnelle, en fonction de la culture ou de l’âge des partenaires notamment.

Par exemple, une personne qui pratique le libertinage ou le polyamour ne percevra pas l’infidélité de la même manière qu’une personne plus « classique ». 

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Définition et raisons de l’adultère

Infidélité physique et infidélité émotionnelle

Souvent, le partenaire qui commet l’adultère allant jusqu’à faire l’amour avec une autre personne dit qu’elle a agi par pulsion, par attirance physique, répondant à un désir inassouvi, dû à un manque physique au sein de son couple.

Pour ceux qui pratiquent plutôt l’infidélité affective et émotionnelle, de plus en plus souvent virtuelle d’ailleurs, cela répond à une carence affective.

Pour chacun, il s’agit soit d’un besoin de plaire, de séduire, d’assouvir une pulsion soit de se rassurer, d’être moins seul, de se sentir aimé.

Dans la plupart des cas, cela répond donc à un manque au sein de son couple ou en tout cas ressenti comme tel.

Toutefois, aujourd’hui, il est facile de rompre avec son ou sa partenaire.

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Alors pourquoi continuer à tromper quand on peut simplement se séparer ?

Par confort tout d’abord. La peur de perdre son confort matériel, de sortir de sa zone de confort, souvent pour les enfants aussi, ou par lâcheté, par peur du regard des autres.

De plus en plus également, la forte poussée d’individualisme n’est pas étrangère au phénomène. L’épanouissement individuel, y compris au niveau charnel, est au centre des préoccupations de beaucoup. L’assouvissement de tous les désirs doit être immédiat.

Le couple est donc confronté à un nouveau danger, une sorte de pression sociale de performance et de consommation, puisque l’insatisfaction de la part d’un des partenaires peut mettre le couple en danger, tenté d’aller chercher ailleurs ce qui lui manque apparemment au sein de son couple.

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Quand y-a-t-il vraiment adultère ?

Les différents types d’adultères

La relation passagère ou coup d’un soir

C’est une relation sans lendemain avec une implication affective nulle ou presque. La « consommation » est réduite à sa plus simple expression : les personnes savent qu’elles ne se reverront jamais et tout échange autre que physique est exclu.

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L’aventure, la relation pansement ou les fameux sexfriends

Elle se distingue surtout par sa durée : il y a une forme d’attachement qui se crée, facilité par la répétition des rencontres. L’intérêt physique demeure mais la relation se transforme peu à peu, d’où l’idée de deux amis qui couchent ensemble dans une relation « avec affinités ». Le quotidien routinier est évité dans la mesure où la relation est instable, cachée, secrète. C’est ce qui en fait pour beaucoup le piment, mais aussi le danger…

La liaison amoureuse ou double vie

La liaison amoureuse peut évoluer d’une liaison physique durable à quelque chose de plus complet, alors que le sentiment amoureux était au départ exclu ou inconscient. C’est l’adultère le plus complexe. Le partenaire infidèle doit faire un choix rapide : dissoudre son couple afin d’en former un nouveau ou mettre fin à la liaison. Bien souvent, les éléments dont il dispose sont biaisés car sa liaison est comme une lune de miel en permanence, puisqu’elle se trouve en marge de la vie quotidienne et de ses obligations. En clair, les sentiments peuvent être sincères, mais la situation est artificielle. Le couple secret ne peut tester sa viabilité qu’en devenant un vrai couple. En attendant de faire un choix, l’infidèle s’enfonce dans une double vie.

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Pourquoi trompe-t-on son partenaire ?

Voici les raisons principales évoquées pour expliquer l’acte d’adultère :

  • Par amour ou par désir pour une autre personne
  • Pour vivre une expérience différente
  • Pour se venger de l’infidélité de son conjoint(e)
  • Afin de pimenter sa vie intime
  • Pour s’accorder une parenthèse dans sa vie de couple
  • Pour rendre son conjoint(e) jaloux/jalouse

Quand est-on infidèle ?

Voici les signes de l’infidélité, du « plus grave au moins grave » selon la plupart des personnes.

  • Avoir une relation physique suivie avec un autre partenaire
  • Avoir une relation physique ponctuelle sans amour pour la personne
  • Embrasser une autre personne sur la bouche
  • Tomber amoureux d’une autre personne mais sans passer à l’acte
  • Flirter
  • Avoir des moments de complicité avec une autre personne
  • Un usage ambigu des réseaux sociaux
  • Dialoguer virtuellement avec une autre personne
  • Ne pas dire qu’on est en couple
  • Recevoir des avances et ne pas les repousser

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Une définition à la fois universelle et personnelle

A chaque couple sa définition et surtout sa perception de la fidélité et de l’infidélité. Si la définition de l’adultère est en quelque sorte « universelle », chaque couple est libre de l’interpréter à sa façon en fonction de son mode de fonctionnement et de sa conception du couple. Pour cela une bonne communication est bien entendu essentielle dès le début de la relation afin de s’assurer qu’on est sur la même longueur d’onde, à ce sujet comme pour bien d’autres.

En effet, ce n’est pas parce qu’on n’est pas mariés que le serment de fidélité n’est pas implicite et que l’adultère n’est pas grave.

Pour qu’un couple soit heureux, les deux partenaires doivent partager les mêmes valeurs et les mêmes idées, dans le respect et la réciprocité. Une infidélité imposée ou cachée ne peut pas être considérée comme acceptée par le partenaire qui la subit. Pour être libre d’avoir d’autres relations tout en étant en couple, il faut que cette façon d’envisager l’amour et le désir soit partagée par les deux partenaires.

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