Souvenirs d’enfance : Les 4 romans autobiographiques de Marcel Pagnol.

Incroyable mais vrai, j’ai attendu d’avoir 31 ans pour lire Pagnol ! J’ai choisi d’entamer la lecture du tome 1, La gloire de mon père, cet été. En effet, quoi de mieux que d’entendre le chant des cigales et sentir le soleil réchauffer notre peau en lisant ces souvenirs de vacances dans le sud de la France ? Bienvenue dans les Souvenirs d’enfance de Pagnol !

Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol : Résumé

Souvenirs d’enfance est une série de quatre romans autobiographiques de Marcel Pagnol. Cette suite romanesque est composée de :

1957 : La Gloire de mon père :

souvenirs d'enfance

Un petit Marseillais d’il y a un siècle : l’école primaire ; le cocon familial ; les premières vacances dans les collines, à La Treille ; la première chasse avec son père…

 
 

Joseph, le père instituteur, Augustine, la timide maman, l’oncle Jules, la tante Rose, le petit frère Paul, deviennent immédiatement aussi populaires que Marius, César ou Panisse. Et la scène de la chasse à la bartavelle se transforme immédiatement en dictée d’école primaire…

Les souvenirs de Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde.

1957 : Le château de ma mère :

le château de ma mère

Le plus beau livre sur l’amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines, Marcel rencontre le petit paysan, Lili des Bellons. Ses vacances et sa vie entière en seront illuminées.

Un an après « La Gloire de mon père », Marcel Pagnol pensait conclure ses Souvenirs d’enfance avec ce « Château de ma mère », deuxième volet de ce qu’il considérait comme un diptyque, s’achevant sur la scène célèbre du féroce gardien effrayant la timide Augustine. Le petit Marcel, après la tendresse familiale, a découvert l’amitié avec le merveilleux Lili, sans doute le plus attachant de ses personnages. Le livre se clôt sur un épilogue mélancolique, poignante élégie au temps qui a passé. Pagnol y fait vibre les cordes d’une gravité à laquelle il a rarement habitué ses lecteurs.

1960 : Le temps des secrets

souvenirs d'enfance

Les vacances à La Treille se poursuivent., mais ne se ressemblent plus : Lili doit travailler aux champs avec son père, et Marcel rencontre Isabelle, la fille du poète Loïs de Montmajour. Puis ce sera l’arrivée en classe de sixième, et l’entrée en scène de l’inénarrable Lagneau…

Poussé par ses lecteurs, et pour son propre plaisir, Pagnol décide de Transformer son diptyque en tétralogie., et ses Souvenirs d’enfance en authentique roman de formation, du côté de Kim ou du Livre de la jungle. Dans Le Temps des secrets (1960), le jeune Marcel trahit – provisoirement – l’amitié de Lili pour l’illusion de l’amour, et Pagnol l’écrivain prouve, lorsqu’il croque le poète alcoolique et sa grotesque épouse, qu’il n’a rien perdu de sa vis comica. Le projet prend de l’ampleur, et le livre se termine sans s’achever, dans l’attente du Temps des amours.

1977 : Le temps des amours (inachevé, publication posthume)

le temps des amours

L’année de cinquième : la découverte de la  » vocation  » poétique ; Lagneau, le cancre héroïque et encore et toujours Lili, qui, en compagnie de Marcel, soutient Joseph lors d’une partie de boules d’anthologie.
Annoncé comme « à paraître » dés la sortie du Temps des secrets, Le temps des amours (1977) sera différé par un Pagnol pris dans d’autres projets et qui, peut-être, retardait le moment de quitter les héros de son enfance. Personne n’y croyait plus lorsque, trois ans après la mort de l’écrivain, ses proches trouvèrent dans ses dossiers un certain nombre de chapitres achevés qui, mis bout à bout, constituaient ce Temps des amours si longtemps attendu. Plus hétéroclite que les trois premiers, ce quatrième volume contient pourtant certaines des plus belles pages de Pagnol, notamment une histoire de la peste à Marseille à laquelle l’écrivain tenait particulièrement.

Souvenirs d’enfance de Pagnol : Mon avis

Quel sublime voyage botanique au pays de la garrigue ! Quel bonheur d’entendre le chant des cigales, l’accent marseillais du bonheur, de sentir l’odeur des oliviers et du pastaga ! Quelle joie de voyager dans le pays de l’enfance, de partager l’insouciance et l’imagination débordante de Marcel, de son petit frère Paul et de son ami Lili Bellons. Suivre son père et son oncle dans leurs folles parties de chasse, avoir envie d’enfouir son nez dans le tablier de la douce Augustine.

Ces 4 tomes sont un doux retour en enfance qui donne le sourire et rappelle tant de bons moments trop lointains qu’on revivrait bien tous ! Un gros coup de coeur pour les deux premiers La gloire de mon père et Le château de ma mère où Pagnol nous livre avec passion ses premières vacances scolaires, la joie et le bonheur de son cocon familial et sa belle amitié avec Lili. J’ai un peu moins accroché avec les deux suivants qui m’ont semblé parfois un peu long ; la rentrée en sixième puis en cinquième, Lagneau le cancre, Isabelle la princesse…

Mais dans l’ensemble, cette tétralogie est effectivement absolument mythique et je comprends sans peine pourquoi elle est si culte !

Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol : Quelques extraits

« Je découvris ce jour-là que les grandes personnes savaient mentir aussi bien que moi, et il me sembla que je n’étais plus en sécurité parmi elles. »

« Le lecteur – je veux dire le vrai lecteur- est presque toujours un ami.
Il est allé choisir le livre, il l’a emporté sous son bras, il l’a invité chez lui.
Il va le lire en silence, installé dans le coin qu’il aime, entouré de son décor familier.
Il va le lire seul, et ne supportera pas qu’une autre personne vienne lire par-dessus son épaule. Il est sans doute en robe de chambre ou en pyjama, sa pipe à la main : sa bonne foi est entière. Cela ne veut pas dire qu’il aimera le livre : il va peut-être, à la trentième page, hausser les épaules, il va peut-être dire avec humeur :  » Je me demande pourquoi on imprime de pareilles sottises! »

« Un parfum puissant s’éleva comme un nuage, et m’enveloppa tout entier.
C’était une odeur inconnue, une odeur sombre et soutenue, qui s’épanouit dans ma tête et pénétra jusqu’à mon cœur.
C’était le thym, qui pousse au gravier des garrigues. »

« Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins.
Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants. »

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