Parler d'Amour

“Tes mains” un texte rempli de poésie par LN

“Tes mains” un texte rempli de poésie par LN

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TES MAINS

Il paraît qu’un homme adore cet instant où une femme qu’il aime quitte son quotidien, pour doucement glisser dans le gouffre de la volupté qu’il fait naître en elle. Je ne sais ; mais je sais, par contre, que ce chemin qui mène de la conscience à l’inconscience, du réel au rêve, de l’ordinaire au divin, est un chemin que j’emprunte avec chaque fois la même impatience, la même frénésie des sens, le même contentement de constater combien il est doux ce cheminement personnel et intime ou tu m’entraînes allègrement.

Je pourrais tout donner pour cet instant magique où tout bascule,où chaque objet prend des contours flous, où la vie semble se ralentir, l’âme quitter le corps. Tes mains sont des papillons de volupté, des caresses légères comme la bise rafraîchissante après une lourde journée d’été, des ondes brûlantes qui provoquent en moi des électrochocs qui gagnent chaque millimètre de ma peau. Cette vague déferlante que tu crées sur mon corps m’emmène dans des lieux merveilleux où la féerie n’a d’égale que la passion qui anime tes mains. Ta douceur me ravit, je redeviens l’enfant innocent qui fond béatement sous les caresses de sa mère et je ne m’en lasse pas.

Parfois cette douceur savamment contrôlée par tes soins m’exaspère et tu le sais. Tu en joues, tu t ‘en délectes, tu sais que si j’apprécie à l’extrême il arrive tout de même un moment où je veux que les caresses s’accélèrent, se précipitent, se fassent plus puissantes et presque violentes car l’attente est un supplice dont il faut bien se libérer. Je fais l’éloge ici de tes caresses, de tes mains jamais lasses de ma peau, de ces “outils de plaisir” que tu mets à mon service. J’aime qu’elles voyagent de ma nuque à mes chevilles, qu’elles s’emmêlent dans mes cheveux, qu’elles dessinent mon visage, qu’elles me fassent vibrer comme l’archer fait chanter le violon, qu’elles s’arrondissent pour épouser la rondeur d’un sein ou d’une épaule , qu’elles se creusent pour s’adapter à la cambrure des reins,  juste pour le plaisir de sentir cette insistance qui témoigne que je t’appartiens, que tu es le maître, celui qui dirige ma vie sans même en avoir conscience.

J’aime qu ‘elles m’emmènent dans des paroxysmes inavouables de plaisir charnel total. Je ne m’étendrai pas davantage car cela deviendrait impudique mais
l’impudeur se vit dans l’instant, ne se raconte pas, se laisse imaginer dans des emportements fous de la pensée érotique soudain éveillée. Je t’aime. J’aime tout en toi mais je tenais à célébrer la magie de tes mains enchanteresses.

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