L’invention de l’amour : un court métrage qui donne des frissons

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Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

« Invention of love » d’Andrey Shushkov, est un petit court métrage qui raconte une histoire d’amour tragique entre un inventeur et une femme dotée d’une beauté légendaire ! L’invention de l’amour : un court métrage qui donne des frissons !

L’histoire en quelques mots

Sur son superbe cheval mécanique, un inventeur de génie rencontre un soir de clair de lune, une femme dont il tombe éperdument amoureux. Il lui offre une rose en gage de son amour et lui propose de venir avec lui ! Les deux jeunes amoureux décident de s’installer dans la grande ville ! Malheureusement pour ce jeune couple, le malheur ne va pas tarder à frapper à leur porte… Le jeune inventeur, obsédé par ses créations, y consacre tout son temps ; et la jeune femme tombe malade à cause de la forte pollution dans la ville. Suite à cela, l’inventeur fou se rendra compte que les machines ne peuvent en aucun cas remplacer l’amour.

Nous vous laissons découvrir le film

Si vous souhaitez aller un peu plus loin

Dès les premières images, on découvre que les personnages sont en noir sur des fonds colorés, tels des ombres. On peut y voir une certaine ressemblance avec le film « Princes et Princesses » de Michel Ocelot.

La première partie du film commence dans la nature, sur un fond de couleur bleu, ce qui renforce le côté poétique et pur de la nature et de leur amour, puis la deuxième partie se déroule dans la ville sur un fond de couleur marron qui accentue le côté industriel et l’absence de sentiments de la ville. Lorsque la mort du personnage féminin surgit dû à la pollution, le fond est jaune. Ce fond choisi, renforce le côté sale et dangereux de la ville.

On peut voir durant ce film des éléments qui renvoient à l’univers Steampunk (ballons dirigeables, machines bizarres aux rouages apparents,…). Ces éléments permettent de montrer aux spectateurs que les machines dominent la ville où logent les deux amoureux.

A la fin du film, l’inventeur fou tel Frankenstein amoureux, décide de construire une machine ressemblant à sa femme. Le réalisateur insiste bien sur le coeur en machine qui n’est qu’automatique et dépourvu de sentiments, pour nous montrer la tristesse d’un monde où la machine aurait pris le pas sur l’homme. Le dernier plan du film nous montre le visage de l’inventeur qui nous regarde, comme s’il se rendait compte qu’il était soudain observé et jugé…

La rose, symbole de leur amour, est présent lors des moments phares du film, et peut parfois faire office de pressentiments. A la fin, l’inventeur fou la garde sous un couvercle en verre, qui n’est pas sans rappeler le conte d’amour impossible « La Belle et la Bête ». Bête de machines, l’inventeur fou a tout remplacé petit à petit dans sa vie en machines, même sa femme. Lorsqu’il remplace la rose de leur rencontre, par une machine immonde qui ressemble à une fleur, on se rend compte que le personnage est dénué de sentiments et qu’il tend lui aussi à devenir une machine. Sa femme, effrayée de son geste, met sa vie en péril en récupérant sa rose jetée aux ordures.

Ce magnifique film poétique nous dresse un paysage d’horreur sur la cohabitation entre humains et machines poussée à l’extrême. A méditer… et à y faire bon usage !

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