Et si je n’étais pas faite pour l’amour ?

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

Après des déceptions et des échecs amoureux, des mauvaises rencontres ou une longue période de célibat, on peut se demander si l’amour veut vraiment de nous. S’agit-il de malchance ? D’un mauvais karma ? De croyances limitantes plus ou moins inconscientes qui nous empêchent de rencontrer la bonne personne ? Est-ce notre faute, celle des autres, celle des relations d’aujourd’hui qui n’en sont plus vraiment au premier abord ? Pourquoi l’amour semble si difficile à trouver ? Et si je n’étais pas faite pour l’amour ? C’est la question que se pose Alexia, après la multiplication de déceptions et de désillusions. Célibataire depuis 4 ans, elle oscille aujourd’hui entre fatalisme et résignation. Voici son témoignage.

Témoignage d’Alexia :Et si je n’étais pas faite pour l’amour ?

Quand le père de ma fille et moi avons pris la décision de nous séparer, usés de ne plus se comprendre et de se faire souffrir, je n’ai à aucun moment imaginé que mon avenir amoureux ressemblerait à un tel désert. Un no man’s land !

Sur le coup, on ne pense pas à ça de toute façon. Prise dans la tourmente de cette séparation, dans le tumulte des décisions à prendre pour le bien-être de ma fille. Concentrée sur l’urgence de nous reconstruire une vie stable, ma vie sentimentale était le cadet de mes soucis.

Même si cette séparation était une volonté de ma part, il n’en demeure pas moins que j’ai eu besoin de temps pour moi après. Pour faire ce deuil amoureux, même si les sentiments s’étaient étiolés depuis longtemps. Mais me retrouver un peu seule et appréhender ma nouvelle vie de maman solo étaient mes priorités.

Je n’avais pas envie de redonner tout de suite mon cœur à un homme, de placer ma confiance en quelqu’un. De lier mon destin à nouveau. Cela m’a paru être sain comme comportement, de prendre mon temps.

Evidemment, je n’aurais jamais imaginé que ce laps de temps se transformerait en années. Au point de me demander aujourd’hui si je suis vraiment faite pour l’amour.

Une année environ m’a été nécessaire pour retrouver mon équilibre, faire la part des choses entre mon rôle de maman et ma vie de femme célibataire. Et pour accepter l’échec de ma précédente union. J’avais besoin de remettre de l’ordre dans mon existence et c’était chose faite.

Aussi, sans courir après l’amour à chaque coin de rue, sans en faire une obsession, j’étais prête pour une nouvelle et belle rencontre. Mais c’est là que je me suis prise la réalité en pleine figure.

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Un weekend sur deux, lorsque ma fille était chez son père, j’en profitais pour sortir avec mes amis. Pour voir du monde, pour prendre soin de moi. Durant ces deux jours, deux fois par mois, je remettais Alexia, la femme, au centre de ma vie. Je n’oubliais pas pour autant que j’étais mère et je n’ai d’ailleurs jamais caché que j’étais maman. Mais je ne voulais pas me définir uniquement par cela.

Bien dans ma peau, du moins je le croyais, ouverte à une belle rencontre, pas brisée par ma relation passée, je ne m’attendais pas à ce rien, ce vide, ce néant.

Ces relations vides de sens, faute de mieux. Cette totale absence d’émotions, de sentiments et cette peur de l’engagement prônée comme le nouveau symptôme amoureux à la mode !

Au cours des mois qui ont suivi, et ce depuis trois ans, je n’ai fait que des rencontres qui ne me correspondaient pas. Décevantes, faites de mensonges, de tromperies, de superficialité, d’immaturité. A tel point que je me suis demandée ce que je faisais mal.

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Etais-je indigne d’être aimée à nouveau ? Est-ce que je ne méritais pas de vivre une belle histoire d’amour ?

On dit qu’on attire à soi ce qu’on dégage. Alors quels signaux contradictoires envoyais-je pour n’attirer que des hommes qui mentaient sur leur statut amoureux ? Ou qui n’étaient en quête que du plaisir d’une nuit ?

Au début, on se dit qu’il ne s’agit que d’une mauvaise expérience, que cela arrive à tout le monde. La seconde fois, on évoque la malchance. La troisième, on pense qu’on est naïve, idiote ou pas assez bien pour retenir l’attention d’un homme. A la quatrième tentative, on pense être maudite. Et le travail de sape sur la confiance et l’estime de soi commence à faire son œuvre.

Moi qui étais une femme sociable, plutôt confiante en la vie et en l’avenir, je me suis renfermée dans ma coquille.

A quoi bon continuer à espérer rencontrer quelqu’un dans de telles conditions ? C’est comme si le jeu était faussé d’avance, que les dés étaient pipés.

Je n’avais plus ni envie qu’on me présente quelqu’un, ni qu’on m’aborde et encore moins de provoquer une rencontre. Virtuelle, réelle, peu importe, tout sonnait faux, surjoué, superficiel. C’est comme si je connaissais d’avance le scénario, il se répétait. Et il était décevant à chaque fois.

Depuis plusieurs mois, j’en suis là. Et si je n’étais pas faite pour l’amour est ce qui résume le mieux mes pensées actuelles.

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J’ai beaucoup pensé à tout ça, j’ai même éprouvé le besoin d’en parler, de me confier. Après des désillusions et une grosse déception, ma confiance en moi était sérieusement ébranlée. J’ai réussi à la retrouver, à me dire que je n’étais pas responsable, fautive, coupable. A comprendre certaines choses. A prendre du recul et à analyser exactement mes sensations et mes émotions.

Quand je dis que je ne suis pas faite pour l’amour, je ne veux plus dire que je ne le mérite pas. C’est plus une sensation de ne pas être en accord avec que ce qui fait les relations amoureuses actuelles.

J’essaie de ne pas faire de généralités, car je me dis que ce que j’espère, je ne dois pas être la seule à vouloir le ressentir et le vivre. Et donc les bons jours, je reste optimiste et positive en me disant que le temps fera son œuvre et que la vie n’a tout simplement pas encore mis sur mon chemin l’homme fait pour moi.

A d’autres moments de doute, de spleen, et je ne vais pas mentir, ils sont nombreux, cette phrase revient comme une ritournelle dans ma tête, obsédante : et si je n’étais pas faite pour l’amour ? Car on a beau y croire très fort, il est difficile après plusieurs échecs et des années de célibat de parvenir à garder l’espoir.

C’est comme si, malgré l’envie de partager et d’aimer à nouveau, on se sentait inapte à l’amour, comme si on ne savait plus comment faire.

Comment faire des rencontres, trouver quelqu’un, engager la conversation, rester soi-même, ne pas se mettre de pression, ne pas douter de ses intentions, et refaire une place dans sa vie…

C’est difficile de se défaire de ses peurs et de ses blocages quand on baigne depuis longtemps dans la solitude affective du célibat. Peut-être que c’est comme le vélo ou le fait de savoir nager, ça ne s’oublie pas…

Au fond de moi, je garde l’espoir d’une rencontre, une vraie, mais en attendant ce que je sais en tout cas, c’est que je ne suis pas faite pour les faux-semblants.

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