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Lettres d’amour de soldats pendant l’enfer de la Première Guerre Mondiale

Lettres d’amour de soldats pendant l’enfer de la Première Guerre Mondiale

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Le 11 novembre 2018. Cette date marque les cent ans de la fin de la Première Guerre Mondiale. Et, en hommage à tous les soldats qui ont combattu pour la France et qui ont subi un enfer qu’on ne pourra jamais imaginer, voici quelques lettres d’amour de soldats pendant l’enfer de la Première Guerre Mondiale.

En effet, rappelons que l’armistice fut signé en le 11 novembre 1918 et a marqué la fin des combat de la Première Guerre Mondiale, débutée en 1914 et la victoire des alliés ainsi que la défaite de l’Allemagne. Plus tard, le 28 juin 1919, le traité de paix sera signé à Versailles et mettra réellement fin à l’état de guerre.

Lettre d’amour de Pierre pendant la Première Guerre Mondiale, le 26 novembre 1916 à Verdun

« Ma bien-aimée,

Je n’ai pas eu beaucoup d’occasion pour vous écrire depuis mon retour sur le front mais si je vous écris en ce jour c’est pour vous expliquer la dureté et la violence de cette guerre. La bataille de Verdun est la pire que j’ai connue, non seulement physiquement car nous sommes restés huit jours sans dormir mais aussi mentalement : la puanteur des cadavres est devenue insupportable et je ne souhaite à personne de voir ce que j’ai pu voir ; nos amis, nos pères, nos frères, ils sont morts sous nos yeux et il n’y a pas de mot pour décrire cela. Les maisons, les écoles, les églises, il ne reste plus rien, tout a été ravagé, saccagé par les marmites, les arbres aussi sont maintenant inexistants. Il n’y a en fait plus aucune vie à cet endroit car tuer des êtres humains, ce n’est pas une vie…

S’ajoutent à cela, la boue, le froid, la pluie et malheureusement nos compagnons allongés sur le sol…

Il devient impossible de marcher dans notre nouvelle et peut-être dernière « demeure »… Il faut lutter pour survivre, prier pour que les rats ne mangent pas le peu de pain que l’on peut avoir, que les poux n’envahissent pas notre corps ou encore que la boue ne s’incruste pas dans le petit bol de soupe que l’on a. Le plus dur à supporter je pense est le froid ; le manque de chaleur est irremplaçable, les couvertures que l’on peut nous donner sont grignotées par les rats. L’hygiène est aussi déplorable, si vous saviez ce que je donnerais pour prendre une douche ! Il faut aussi que l’on porte des masques à gaz, j’ai entendu dire que les civils aussi en portaient ? Cela est préférable, nous lançons désormais du gaz sur l’ennemi, plus efficace d’après là-haut…

Je dois vous avouer que je n’ai plus beaucoup d’espoir en ce qui concerne la liberté, je n’ai même plus du tout d’espoir.

Je souffre… Comment vais-je survivre ? Je n’y arriverai pas. Votre présence me manque énormément. Mon sang coule encore et encore… Pourquoi en suis-je arrivé là ? Embrassez bien mes parents pour moi et les vôtres aussi, dites-leur bien que je suis sincèrement désolé de ne pas être revenu. Embrassez aussi ma petite Juliette et dites à Jean que son père était un héros. Et vous, ma douce, je suis malheureux de vous faire mes adieux sur un bout de papier, restez forte, ne m’oubliez pas. Votre amour qui pense à vous et qui vous aime de tout son cœur.

Pierre »

Lettre d’amour de Charles Guinant pendant la Première Guerre Mondiale, le 18 mars 1916 à Verdun :

« Ma chérie,

Je t’écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre.

S’il te plaît, ne pleure pas, sois forte. Le dernier assaut m’a coûté mon pied gauche et ma blessure s’est infectée. Les médecins disent qu’il ne me reste que quelques jours à vivre. Quand cette lettre te parviendra, je serai peut-être déjà mort. Je vais te raconter comment j’ai été blessé.
Il y a trois jours, nos généraux nous ont ordonné d’attaquer. Ce fut une boucherie absolument inutile.

Au début, nous étions vingt mille. Après avoir passé les barbelés, nous n’étions plus que quinze mille environ.

C’est à ce moment-là que je fus touché. Un obus tomba pas très loin de moi et un morceau m’arracha le pied gauche. Je perdis connaissance et je ne me réveillai qu’un jour plus tard, dans une tente d’infirmerie. Plus tard, j’appris que parmi les vingt mille soldats qui étaient partis à l’assaut, seuls cinq mille avaient pu survivre grâce à un repli demandé par le Général Pétain.

Dans ta dernière lettre, tu m’as dit que tu étais enceinte depuis ma permission d’il y a deux mois.

Quand notre enfant naîtra, tu lui diras que son père est mort en héros pour la France. Et surtout, fais en sorte à ce qu’il n’aille jamais dans l’armée pour qu’il ne meure pas bêtement comme moi.
Je t’aime, j’espère qu’on se reverra dans un autre monde, je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m’as fait passer, je t’aimerai toujours.

Adieu »

Lettre d’amour et de séduction de Jean à Georgette pendant son service militaire en 1911

J’ai une chance inouïe car l’oncle de mon chéri m’a donné un trésor : Un album de toutes les cartes postales que l’arrière grand-père de mon conjoint a envoyées à celle qu’il aimait lors de son service militaire de 1909 à 1911, avant la Première Guerre Mondiale. Il y en a des centaines ! En voici quelques-unes :

Le 09.06.1909

Chère amie,

Recevez de celui qui vous aime, son meilleur souvenir et de grandes amitiés.

Mille baisers de celui qui ne vous oubliera jamais.

Votre ami,

J, Viguier.

Le 28.07.1910

Ma chérie, 

Avec les plus doux baisers de votre petit ami qui ne cesse de penser à vous et qui vous aime.

Recevez ses meilleures amitiés.

Votre ami qui vous embrasse de grand coeur.

J, Viguier.

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