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A quoi reconnait-on un(e) célibataire endurci(e) ?

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Très souvent associé au terme péjoratif de vieille fille ou de vieux garçon, le ou la célibataire endurci(e) a généralement mauvaise réputation. On le qualifie d’instable ou de solitaire, de coureur de jupons et de séductrice. Ou, au contraire, d’ours et d’asociale vivant avec ses chats. Les clichés négatifs ont la vie dure concernant cette image du ou de la célibataire « de longue durée ». Bien souvent on est, aux yeux des autres, célibataire endurci à cause de nos traits de personnalité trop marqués : un sale caractère, un excès d’indépendance, une trop grande timidité. Même si le statut de célibataire est de plus en plus courant, il reste perçu comme un « défaut de réussite de couple » à partir de la trentaine. C’est comme si, socialement, et pas seulement sentimentalement parlant, on avait raté quelque chose, on était incomplet et anormal. Les petites phrases lors des fêtes de famille ou entre amis « Alors toujours célibataire ? Pas trop dur d’être seul(e)?, Quand nous présentes-tu quelqu’un ? » sont un bon résumé de ce regard social sur les célibataires endurcis. Alors concrètement, un(e) célibataire endurci(e), c’est quoi ? A quoi reconnait-on un célibataire endurci ?

Célibataires endurcis : hommes et femmes, même combat ?

Les hommes, coureurs de jupon et vieux garçons ?

Longtemps, le terme de célibataire endurci n’a été utilisé que pour qualifier les hommes, et de deux façons.

Premièrement, associé à l’idée de séducteur, de coureur de jupons, on lui prête des mœurs  légères, celles d’un homme qui n’a pas envie de s’engager avec une femme, de se marier, de fonder une famille.

Son credo, c’est d’avoir un tableau de chasse et de fuir toute relation suivie, qui peut potentiellement devenir sérieuse. Cette idée est souvent liée à celle de l’homme qui privilégie sa carrière à sa vie privée et mise tout sur son ascension sociale et sa réussite. Pour ce célibataire endurci là, l’engagement n’est possible que dans la sphère professionnelle.

Deuxièmement et a contrario même, on parle de vieux garçon pour désigner un célibataire endurci.

On a l’image d’un homme trop timide avec les femmes, complexé, qui est resté trop longtemps chez ses parents, voire même qui aurait un problème à régler avec son complexe d’Œdipe. Mal à l’aise avec les femmes, enfermé dans un quotidien familial et social figé, cerné par ses habitudes. Les années défilent sans qu’il ne trouve ou ne cherche même à tomber amoureux d’une femme et à construire une vie de couple et de famille.

Dans les deux cas, il y a une part de vérité, accompagnée d’une bonne dose de clichés.

Lire aussi : Faut-il réapprendre à être en couple après une longue période de célibat ?

Les femmes, séductrices et vieilles filles ?

Ce jugement sur le fait d’être célibataire, passé la trentaine, est encore plus vrai pour les femmes. La société continue de penser que leur vocation première est de se mettre en couple et de fonder une famille. Si une femme est célibataire après trente ans, c’est forcément qu’elle a un problème. Déjà à 25 ans, on fête ironiquement leur célibat avec la Sainte-Catherine et ses chapeaux !

L’image de la vieille fille aigrie qui va finir sa vie seule chez elle, entourée de ses chats, a la vie dure.

On la caricature en robe de chambre sur son canapé devant des séries à l’eau de rose, à parler toute seule, et à pleurer sur son seul et unique amour de jeunesse perdu.

Mais aujourd’hui, les femmes célibataires ne sont plus vues uniquement comme des victimes, avec le terme d’endurci, on les considère comme responsables de leur statut, comme les hommes. Une femme de plus de 30 ans est seule ? Alors c’est forcément une célibataire endurcie, c’est de sa faute, elle séduit tous les hommes, telle une mante religieuse.

Célibataires endurcis, ces clés ou clichés qui les définissent

Il ou elle enchaîne les conquêtes

A chaque soirée il ou elle repart avec une personne différente. Le célibataire endurci n’a pas l’air d’avoir un style en particulier. Il semble aimer tout le monde ou presque, c’est peut-être ça le problème d’ailleurs, cet esprit de conquête !

Sa dernière relation sérieuse remonte à très longtemps

Des plans d’un soir, des aventures, oui mais une relation de couple, le célibataire endurci n’en a pas vécu depuis des années, voire parfois pas du tout.

Il ou elle a peur de l’engagement

Vivre ensemble, se marier, avoir des enfants sont des caps importants et souvent légitimes dans un couple. Mais pour le célibataire endurci, cela est synonyme de contrainte et peut révéler une vraie phobie, celle de l’engagement.

Les moments entre amis avant tout

Les soirées et les weekends sont systématiquement ou presque dédiés à ses amis, et ça ne semble pas négociable. Célibataire endurci depuis plusieurs années, il a pris l’habitude d’organiser son emploi du temps en fonction de ses amis qui occupent une place prédominante dans sa vie.

Son travail passe avant tout le reste

Le ou la célibataire endurci(e) se réalise souvent par le biais de sa vie professionnelle. Elle occupe la place principale dans sa vie en terme d’enjeux, de temps et donc de disponibilités. Partir du bureau à 20 heures, ce n’est pas rare pour lui. Personne ne l’attend à la maison alors pourquoi se dépêcher ?

Sa liberté et sa routine comme mode de vie

Seul depuis longtemps, le célibataire endurci a un style de vie qui est ancré dans son quotidien. Il a trouvé son bonheur ainsi, en créant sa propre routine. Il n’aura qu’une hâte après le travail, c’est de retrouver ses amis pour un verre ou un dîner ou, au contraire, se réfugier chez lui pour mettre ses vêtements inavouables et s’enfoncer dans son canapé devant une série, un livre ou internet.

Même en début de relation, il conserve ses habitudes de célibataire. Quand on fait cavalier seul depuis si longtemps, on a perdu l’habitude de faire des concessions.

Une solitude revendiquée

Ses habitudes en solo rendent le célibataire endurci heureux, d’ailleurs, il ne comprend même plus le besoin qu’ont les autres de partager leur vie. Du moins c’est ce qu’il affirme. Pourquoi vouloir partager sa vie lorsqu’il sait par avance que son confort sera bousculé ? C’est ainsi que pensent les célibataires qui ont perdu le goût en l’amour.

Une pointe d’aigreur subsiste ?

Mais le cynisme et l’aigreur refont parfois surface, à tel point que, si un proche lui parle de la nouvelle personne qui partage sa vie, la seule chose que le célibataire endurci entend est la petite voix dans sa tête, qui lui dit que ça ne durera pas. Il met tout le monde dans le même panier, pour lui l’idée de couple représente un danger. Alors, sous couvert d’humour, se cache parfois aigreur et cynisme. Quelle peur cela cache-t-il ?

Voilà ce qui définit un célibataire endurci. Entre vérités et clichés, il faut s’y retrouver ! Vieille fille ou vieux garçon, coureur de jupons ou séductrice.

Là où on les plaignait au départ, aujourd’hui on les considère responsables de leur statut, on leur prête des mauvaises intentions ou des mauvaises mœurs. On les juge, parce que ce n’est pas la norme socialement parlant.

Et si on considérait simplement que le célibat de longue durée peut tout aussi bien être un choix de vie assumé ? Au moins pour une période de sa vie ?

Etre célibataire endurci, un choix dans une société où le couple reste la norme ?

Parmi les célibataires, beaucoup prouvent qu’il est possible de s’épanouir en dehors d’une vie de couple. Le célibat peut être un vrai vecteur d’épanouissement personnel car être célibataire c’est aussi « se fréquenter soi-même, être davantage à son écoute ».

Il peut être sain pour une durée plus ou moins longue de se retrouver seul à un moment de sa vie afin de se recentrer et réfléchir à son vécu. Le célibataire trouve des domaines de réalisation de soi autre que le couple et ils sont nombreux : professionnel, sportif, artistique, associatif, humanitaire, bénévole…

Exister autrement qu’à deux est possible, mais cela continue de susciter des interrogations. Bien que la société actuelle pousse à l’individualisme et que le modèle de la famille traditionnelle ait quelque peu périclité, force est de constater que l’incitation à être en couple reste encore forte.

Et on continue ainsi d’user et d’abuser de cette expression, désignant sous le cliché parfois moqueur, souvent jugeant, de célibataire endurci une personne, trentenaire et plus, qui n’est pas en couple.

A partir du moment où le célibat, comme le couple, reste un choix de vie, chacun est libre de vivre à sa façon, seul ou à deux. L’important est d’être en accord avec soi-même et de ne pas mentir sur ses intentions aux personnes rencontrées.

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