Parler d'Amour
Lettre d’amour après une première rencontre

Lettre d’amour après une première rencontre

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Lettre d’amour de Louise après une rencontre imprévue :

 –  Quand j’ai vu tes yeux…Ce regard qui disait « je te veux, je veux rester là, finir la nuit près de toi », ce regard que tu as baissé et puis tes lèvres qui ont soudainement remué : « Je vais y aller, faut que je rentre ».

Ça fait tellement de bien les moments hors du temps, ceux que tu ne maîtrises pas. Il ne t’a même pas touchée, peut-être effleurée, peut-être une caresse furtive, sa main venant se poser sur ta hanche pour te laisser passer la première. Peut-être. T’as la tête dans l’alcool, la salle qui virevolte. Il se passe des trucs au fond de ton bas ventre, ce n’est pas des papillons qui s’agitent, c’est toute une animalerie.

Tu as envie mais tu ne peux pas. Il a envie mais il refuse. Il te refuse. Toi. Ou plutôt ta proposition idiote et bancale d’aller prendre un verre un de ces quatre.  « Ça sert à rien Lou. J’ai tellement envie de te voir prendre du plaisir. ». Il veut te baiser. « Ce que j’essaye de te dire c’est que j’ai eu un coup de cœur et que ça n’arrive pas souvent. A quoi ça servirait de se revoir si je peux juste regarder tes beaux yeux sans avoir la permission de dévorer ta bouche, de faire bouger tes reins, de te toucher, de glisser mon nez partout sur ton corps, d’enfouir mes doigts dans tes cheveux… Tout ça, sans avoir le droit d’avoir envie de toi. Lou, à quoi ça servirait de discuter de tout et de rien pendant des heures jusqu’à ce que je ne veuille plus jamais te lâcher. Et que tu me dises finalement de dégager. J’ai pas envie d’être une distraction. »

Se faire écrire une lettre par un écrivain public

Et puis il y a Placebo, et puis Milky Chance et puis Sexual Healing. Tu te laisses transporter, tu danses toute seule dans le 8ème arrondissement de Paris, dans cette salle qui abrite deux cœurs qui battent un peu trop fort l’un pour l’autre. Tu ne sais pas trop ce que ça signifie, ce que tu voudrais. Il est assez différent de toi, et en même temps très proche. Ne serait-ce pas simplement l’alchimie ? Je ne parle pas de « feeling », je te parle de corps. Du sien et du tien. T’en crève d’envie. Plaque-moi contre ce mur, encercle mon cou de tes deux mains, embrasse-moi, dévore-moi, respire-moi, découvre mes formes, lèche, mords, caresse. Ne retire jamais ton regard du mien, je veux sentir la chaleur de nos deux souffles s’entremêler, je veux sentir ton désire violent, ardent, brutal. Je veux aussi goûter à ta douceur. La même que celle qui se glisse dans ta voix. J’aime ta voix.

Tu flippes, on ne va pas se mentir. C’est qui « on », c’est qui « tu », c’est qui « je », c’est qui « il » ? Il n’aime pas lire, ça commence mal. On fera l’amour jour et nuit, on ne parlera pas poésie !

A demain, à jamais, à hier…

Louise

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