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A la lumière du petit matin : Un roman qui donne le sourire

A la lumière du petit matin : Un roman qui donne le sourire

Auteur

Comme chaque année, je viens vous donner mon avis sur le nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand : A la lumière du petit matin.

Je dis souvent que Delphine de Vigan et Agnès Martin-Lugan sont les deux femmes m’ayant réconciliée avec les romans modernes (moi qui ai fait Hypokhâgne, Khâgne et qui avais du mal à me défaire des classiques).

A la lumière du petit matin : Résumé

À l’approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter. Jusqu’au jour où le destin la fait trébucher… Mais ce coup du sort n’est-il pas l’occasion de raviver la flamme intérieure qu’elle avait laissée s’éteindre ?

Peut-on être heureuse quand on se ment à soi-même ?

A la lumière du petit matin : Mon avis sur le roman d’Agnès Martin Lugan

J’étais très enthousiaste à l’idée de lire son nouveau roman puisque, comme certain.es d’entre vous le savent, je n’avais pas vraiment accroché avec le dernier : J’ai toujours cette musique dans la tête.

Après la lecture de son dernier roman, je suis encore plus convaincue que cette auteure est vraiment plus à l’aise dans la peau d’un personnage féminin. Dans son dernier, j’avais en effet trouvé que le ton n’était pas juste quand on se concentrait sur le personnage masculin.

Son roman, A la lumière du petit matin est frais, drôle, émouvant. Une chose est certaine, Agnès Martin Lugan maîtrise l’art du récit à la perfection, on ne peut le nier. Ce roman est un souffle d’air frais sur une femme qui décide enfin de son bonheur !

J’ai largement préféré celui-ci à son dernier, cela est incontestable.

Les personnages y sont tous attachants, même l’amant ! On s’identifie très bien à Hortense, même si nous ne sommes pas nous-même à l’origine d’un adultère. Agnès Martin Lugan a aussi un véritable talent pour décrire les paysages, les odeurs, les atmosphères. Souvent, après avoir lu ses romans, j’ai eu envie de partir dans le sud. Ça a été le cas dans celui-ci, tout comme dans « Désolée, je suis attendue« .

J’aurais aimé qu’elle creuse encore davantage sur les sentiments d’une maîtresse qui doit attendre son amant constamment car j’ai trouvé une grande justesse dans les descriptions des ressentis d’Hortense quant à son amant.

J’ai aussi beaucoup apprécié l’univers « danse » que je ne connais pas, c’était un régal d’y plonger !

Mon avis nuancé : Attention Spoiler

Lisant 2 à 5 romans par mois, je suis peut-être devenue plus exigeante. Ainsi, j’ai été quelque peu déçue par la « simplicité » du fond du roman. Je veux bien que cette Hortense ait de la chance, mais on ne fait pas si facilement et en si peu de temps (quelques mois à peine) le ménage dans sa vie selon moi. (Après, oui, c’est un roman…)

Le personnage masculin qui débarque dans la maison à cause d’un problème de voiture = on comprend tout de suite ce qui va se passer, j’aurais voulu plus de suspens. Aussi, j’ai trouvé leur histoire un peu simpliste et presque mielleuse. Quelle chance : Elle vient à peine de quitter A qu’elle tombe amoureuse de E (et bingo cela est réciproque).

Si, comme je l’ai dit, l’auteure maîtrise l’art du récit, j’ai néanmoins trouvé certaines longueurs dans son roman : Trop de descriptions sur des passages qui ne font absolument pas avancer l’histoire et ne touchent pas le lecteur (en tous cas, moi), et parfois aussi trop de dialogues inutiles avec des répétitions du type « tu vas bien ? » « Comme ça va ? ». Ceci étant, on l’imagine très bien en film du coup !

Pour conclure

J’ai aimé ce roman, j’ai pris plaisir à le lire mais je n’en garderai pas un souvenir mémorable comme ça l’a été pour « Les gens heureux lisent et boivent du café » ou encore « Entre mes mains le bonheur se faufile » qui m’ont réellement marquée.

Vous pouvez vous procurer ici A la lumière du petit matin.

Quelques extraits de « A la lumière du petits matin »

Je commençais à comprendre que je me battais depuis trois ans pour des chimères auxquelles je ne croyais pas moi-même, uniquement pour me protéger de la réalité, de la vraie vie.

– Je ne peux imaginer que tu sortes de ma vie… Tu m’aimes encore ?
– Bien sûr que je t’aime… Je t’aimerai toute ma vie, malheureusement ça ne suffit pas toujours.

Quand il avait l’occasion de me téléphoner… il partait du principe que j’étais forcément aussi disponible que lui. Il appelait donc jusqu’à ce que je finisse par décrocher. Peu lui importait que j’aie une vie et un travail. En revanche, une fois n’était pas coutume, il avait laissé un message à sa dernière tentative, « Hortense, rappelle-moi ! » Plutôt laconique, le message. Laconique mais au contenu exceptionnel : le rappeler !

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