Solitude affective : je me sens incapable d’aimer

Dites-le avec une lettre

Il y a des choses qu'on aimerait dire à ceux qu'on aime. Mais on ne sait pas toujours par où commencer, comment trouver les bons, véhiculer la bonne intention. Aujourd'hui, on vous aide à vous lancer et envoyer la plus belle des lettres:

La solitude affective me tient compagnie depuis un moment maintenant. Et j’en suis arrivée à la conclusion que si je suis encore seule, c’est de ma faute. Je suis responsable de mon célibat. En me disant cela, je ne cherche pas à me culpabiliser ni à dire que le célibat est une tare. Non, en exprimant cela, je prends juste conscience de cet état de fait. Je n’y arrive plus. Je me sens inapte, incapable, déconnectée, insensible. Comment refaire confiance, comment être avec quelqu’un, comment y croire et me projeter ? Pourtant  » la reine de l’introspection », j’ai cherché à comprendre, j’en ai parlé, je me suis tournée vers le développement personnel et la psychologie. J’ai bien compris les notions de deuil amoureux, de confiance en soi, de dépendance affective, de peur de l’abandon. Tout cela je l’entends, l’assimile, le comprends. J’en ai pleinement conscience. Mais mon problème se situe à un autre niveau. Tout ce que je sais, c’est que j’ai réglé toutes mes angoisses affectives et pourtant je suis aujourd’hui comme amputée d’une partie vitale de moi-même ; mon cœur. Avec ce qu’il contient d’émotions et de sentiments. Aujourd’hui je suis seule dans ma solitude affective car je me sens incapable d’aimer à nouveau.

Solitude affective : j’ai la sensation de ne pas avancer sentimentalement

J’ai la sensation que je suis figée dans une situation malgré moi. Ou à cause de moi ? J’ai pourtant tout fait pour essayer d’avancer mais je n’y arrive pas. C’est comme si un immense sens interdit me barrait la route de ma vie sentimentale et m’empêchait de connaitre l’amour. Je sais pourtant que j’ai fait le seuil de mon passé, mais peut-être pas de mes erreurs, de mes échecs ?

J’ai cette fierté de savoir de plus en plus qui je suis aujourd’hui, car quoi qu’on en dise, la solitude créée par le célibat a du bon. On se  retrouve seule face à soi-même et dans mon cas cela a été bénéfique, salutaire même. Car j’avais besoin de savoir qui je suis vraiment, ce que je veux, ce que j’attends d’une relation. Seulement j’ai beau avoir assimilé tout cela, être en paix avec moi-même, je n’arrive pas à l’être avec les autres.

Est-ce par peur de reproduire les mêmes schémas encore et encore ? Ma confiance en moi est-elle  encore trop vacillante ? Est-ce que la méfiance en les hommes est encore trop forte ? Ma culpabilité face à certaines relations passées, qui m’ont mise à terre, est-elle vraiment réglée ?

A cause de ma solitude affective, j’ai rencontré les mauvaises personnes sur le chemin de ma vie amoureuse

Depuis ma séparation d’avec le père de mon enfant, je n’ai pas fait que de belles rencontres. Au début, on se dit qu’on n’a pas de chance. Puis on se dit que les hommes sont tous les mêmes. Ou que c’est comme ça aujourd’hui, que les relations sont faussées. Mais ensuite, on se pose la question de sa responsabilité.

J’ai fini par me demander si le problème ne venait pas de moi. Si ce n’était pas moi qui envoyais les mauvais signaux. Et attirais donc les mauvaises personnes.

En voulant me protéger, j’ai activé ma carapace et j’ai donné une fausse image de moi. Parfois trop agressive, constamment sur le qui-vive, pas à l’aise, pas sûre de moi, pas rassurée donc pas totalement moi-même. Et en développant ce schéma, en faisant semblant d’assumer une femme que je n’étais pas, en taisant ma sensibilité ou au contraire en la laissant jaillir trop vite par peur, par méfiance, je me suis perdue en route. Et j’ai sans doute aussi perdu la possibilité de rencontrer celui qui aurait tout changé.

J’ai attiré les mauvaises personnes. Sûrement parce qu’inconsciemment je n’étais pas prête à ouvrir mon cœur à nouveau, à en prendre le risque. Et aussi  au-delà de ce réflexe, par autodestruction. Oui c’est dingue d’en arriver à cela mais j’ai l’impression que j’avais besoin de tester mes limites, de me brûler les ailes, de me punir quelque part.

Pourquoi ? Pour confirmer ma mauvaise opinion des hommes ? Ou pour saboter encore un peu plus l’image que j’ai de moi-même ? Tout cela a eu des conséquences. J’ai perdu du temps et de la confiance en moi. J’ai laissé la possibilité à un homme de m’utiliser et de me faire souffrir au-delà de ce que les mots peuvent décrire.

Et cette blessure là, n’est, je crois, toujours pas cicatrisée. J’ai peur, je suis morte de trouille en fait.

Solitude affective : guérir de son passé pour croire à la sincérité et la réciprocité amoureuse

Quand on vous a détruite à ce point, manipulée de toutes les façons possibles et imaginables, s’en remettre est un travail de longue haleine. Cela demande du temps, pour se reconstruire, pour retrouver confiance en soi, en ne développant pas une carapace blindée à nouveau.

Vous vous dites que la seule fois où vous avez rouvert votre cœur et fait confiance, on vous a fait souffrir. D’un mal jamais connu auparavant. D’une blessure d’ego certes mais surtout d’amour. C’est difficile de continuer à s’estimer un peu lorsqu’on vous a montré à quel point vous n’étiez apparemment pas aimable, au sens pas digne d’être aimée.

Le travail est long mais nécessaire. Et ensuite, on arrive à s’ouvrir enfin aux autres et à se dire qu’on mérite d’être deux à nouveau et de vivre de belles choses. Seulement là où avant on tombait sur les mauvaises personnes ou des hommes mal intentionnés, là se pose la question bête de la réciprocité.

Rencontrer un homme bien enfin, c’est rassurant. Seulement ce n’est pas toujours suffisant. Se mettre avec quelqu’un de bien juste pour se sentir réconfortée, à l’abri, c’est un bon début mais ça n’est pas toujours de l’amour.

Et c’est là que cette incapacité à aimer prend toute sa place. Retrouver confiance en soi, guérir de son passé, ne plus laisser de place à des personnes toxiques dans sa vie, c’est fait. Mais et l’amour dans tout ça ? Y croire ne suffit pas toujours pour le vivre et on se désespère parfois du temps qui passe et ne change rien aux battements de son cœur…

Solitude affective : est-ce que je pourrais encore tomber amoureuse et être aimée ?

C’est la question qui tourne en boucle dans ma tête. Tomber amoureuse, c’est quoi déjà ? Les papillons dans le ventre, les yeux qui pétillent, le sourire aux lèvres, la magie des regards échangés. Etre sur la même longueur d’onde, se manquer, se retrouver ? Avec naturel et facilité. Avec sincérité et réciprocité. Je doute autant de ma capacité à aimer aujourd’hui qu’à l’être en retour.

J’ai beau avoir déjà connu l’amour, j’ai beau savoir qu’on n’aime plus à mon âge comme avec l’insouciance de ses 20 ans, cela me pose question. L’amour se construit, on ne bâtit pas une relation saine sur un coup de foudre, une attirance physique, une simple question de désir. Bien sûr. Mais tout de même.

Pourquoi la vie nous fait rencontrer quelqu’un pour qui on a du désir et rien d’autre ? Parallèlement, pourquoi on rencontre quelqu’un avec qui on a une complicité émotionnelle et intellectuelle mais pas d’attirance ? Est-ce normal ? L’amour est-il si difficile à trouver ou plutôt à arriver ?

Je crois fortement en l’adage qui dit que dans la vie, il n’y a pas de hasards, il n’y a  que des rencontres. Elles nous apprennent quelque chose, nous enseignent des leçons de vie, parfois à nos dépends. L’accepter, c’est le moyen d’en tirer une expérience et de relativiser quand celle-ci était douloureuse.

Mais de ce fait je me dis que comme les mauvaises rencontres ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, il est normal que j’attende la rencontre qui bouleversera ma vie positivement. Qui m’apportera enfin sérénité et amour.

Car je veux croire en l’évidence du sentiment amoureux et non pas en sa tiédeur. Je ne sais pas faire les choses à moitié, sans cela je ne fais rien.

Solitude affective : la vie de célibataire m’empêche de me projeter avec quelqu’un

Après tout ce cheminement, la conclusion aujourd’hui est celle-ci. Je me sens incapable d’aimer à nouveau et de me projeter avec quelqu’un.

Deux visions s’opposent en moi lorsque je pense à cela.

D’un côté, je me dis que c’est parce que je n’ai pas encore rencontré la bonne personne.Quand cela arrivera, mes doutes et mes peurs s’évanouiront pour laisser place à une évidence. Mon cœur s’ouvrira à nouveau, je referai confiance et les choses se feront naturellement. Toutes mes questions existentielles sur l’amour n’auront plus lieu d’être.

D’un autre côté j’ai cette sensation d’être bloquée dans ma vie actuelle, dans un espace-temps dans lequel plus rien ne bouge. C’est une drôle de sensation. C’est une vie dans laquelle vous cherchez à faire ce qu’il faut pour vous et votre enfant. Une vie que vous avez construite à force d’efforts malgré les doutes et les angoisses.

Votre bulle, votre cocon, votre zone de confort. Et en sortir fait peur. Vous n’arrivez pas à vous imaginer dans une autre vie même si vous en avez envie, vous n’arrivez pas à vous projeter ailleurs, autrement avec un homme.

Et vous vous dites aussi que vous n’avez rien à offrir de positif. Bref vous vous dévalorisez encore et toujours. La solitude affective a ce pouvoir sournois, celui de vous faire douter constamment de vous et remettre en cause votre confiance en vous. A ce jeu-là, c’est à vous de rester maîtresse du jeu pour ne pas perdre vos acquis et tout ce travail effectué sur vous-même.

Entre ces deux visions, j’ai bien évidemment envie de retenir la version de celle avec l’homme attendue comme une évidence. Trop longtemps attendue. Et lorsque, comme ce soir, l’attente parait aussi longue et injuste, que la solitude prend toute la place, je retombe dans les affres de ce spleen qui n’est jamais loin.

Et je me pose mille questions, ou plutôt trois. Vais-je être capable d’aimer à nouveau un jour ? Vais-je connaitre l’amour ? Et surtout, quand ?

Cet article suscite le débat

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11 réflexions au sujet de “Solitude affective : je me sens incapable d’aimer”

  1. Merci pour ce témoignage dans lequel je me retrouve tant.
    A défaut d’apporter une réponse, vous me réconfortez néanmoins par le fait que finalement mon cas n’est pas isolé.
    Je suis dans cette situation depuis ma séparation il y a 3 ans, à la différence près qu’en plus des femmes que j’ai rencontré et qui m’ont fait encore plus de mal, j’en ai rencontré aussi des absolument géniales, belles, intelligentes et vraiment adorables avec moi…. mais je ne sais pour quelles obscures raisons mon coeur reste de glace… trop brisée sans doute.
    En tout cas merci pour votre article, ne pas se sentir seule dans une situation est rassurant.

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      • Je me suis totalement reconnue dans ce texte aussi.
        Il me vient souvent à l’esprit les paroles de Claude Dubois « j’ai besoin d’être aimé, tellement besoin d’aimer » .
        Larguée pour sa maîtresse il y a 2 ans, après 25 ans de couple, je ressens une profonde solitude. Je parrais bien, j’ai beaucoup de prétendants, mais je ne ressens rien. Incapable du moindre sentiment. Je les rejette tous. J’ai tellement envie d’aimer, mais je n’y arrive tout simplement pas.

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  2. Je suis exactement dans le même cas. J’ai même pleuré en lisant ce texte. Car personne semble me comprendre et je vois enfin que je ne suis pas un cas isolé…

    Je me demande si un jour, je serais capable d’aimer à nouveau. On dit de moi que je suis devenue froide, égoïste, manipulatrice. Mais au fond, je souffre, je me sens seule et je n’arrive plus à ressentir des papillons dans le ventre quand je rencontre quelqu’un. Si certains hommes sont sympas, le désir n’y est pas. Le désintéressement est présent. Je suis une coquille vide… Cette solitude, je l’accepte autant que je la méprise. C’est un cercle vicieux infernal. J’ai 22 ans et pourtant… J’ai déjà l’impression d’être une vieille aigrie. Cette solitude me rend égoïste et terriblement manipulatrice. Je suis devenue méchante et stratégique car j’ai cerné comment obtenir ce qu’on voulait d’un homme. Ils sont si simples d’esprit et primitifs.

    Une sorcière. Oui. Je suis devenue une sorcière. Mais j’aimerais redevenir une princesse innocente avec un coeur pur. Alors je me plonge dans des romances futiles et fantaisistes (séries, livres). Je ressens l’amour par procuration. Mais je ne le vis plus réellement. J’aimerais être l’héroïne de ces histoires… Pourquoi ne suis-je pas comme elle ? Et pourquoi les hommes sont-ils aussi creux dans la vrai vie ? Trop machos, trop manipulateurs ou trop fragiles, trop soumis… Et quand il y en a un qui me plaît, ça me fait immédiatement souffrir car j’ai peur de ne pas être à la hauteur. J’ai souvent tendance à tomber dans la dépendance car je veux qu’on prenne soin de moi même si je prétends que je suis forte et libre. En fait, je suis vraiment faible. Une grande sentimentale refoulée. Mais on voit toujours en moi une sale égoïste. C’est juste une stratégie de repli. Je ne veux plus donner. Car je n’ai jamais reçu. Personne ne m’a dit « Je t’aime » mise à part des hommes que je n’aimais pas. J’aimerais qu’on me dise « je t’aime » et que je puisse sincèrement répondre « moi aussi. »

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  3. Je suis un homme et me retrouve plus ou moins également dans ce témoignage. Je me soupçonne une blessure d’abandon dont une origine possible serait la simple naissance de mon frère.
    Depuis tout-petit, je (sur)vis avec ce sentiment de solitude, d’être inutile, pas aimable, une véritable blessure narcissique.
    L’infidélité de mon père vis-à-vis de ma mère n’a arrangé.
    Dépendance affective, peur de la solitude mais incapable d’aimer,
    j’en suis devenu manipulateur et ne me suis jamais laissé le temps de me retrouver réellement seul.
    Je me sens prisonnier de cette situation même si j’ai bien conscience que le problème vient du fait que je ne m’aime pas moi-même…

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  4. Je pensait être là seul à vivre cela. Ça fait 5 ans depuis mon ex que je ne suis plus capable d’aimer. J’ai eu 2-3 relation qui n’ont pas fonctionné et j’ai sais que s’est par ma faute.. Personne ne me comprend autour de moi! Merci pour ce témoignage! Je me sens moins seul maintenant!

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  5. Bonsoir
    Je ressens exactement la même chose , de déception en déception mon coeur est en morceaux , est ce le hasard de tomber sur des hommes qui ne sont pas là pour le reconstruire mais justement finir ce que d autres ont commencé…Je déteste cette solitude , j ai tellement besoin d aimer et d etre aimée…Je suis pourtant jolie , en place dans ma vie pro et avec mes enfants mais je ne tombe que sur des hommes fragiles , fauchés où c est encore à moi de les porter mais je n y arrive plus …

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  6. Bonjour je suis un homme et je comprends tout a fait ce que tu ressens. J’ai deux enfants et je sais ce que veux dire aimer ces enfants. Mais aimer une autre personne est quelque chose que je ne connais pas. J’ai été élevé par les parents qui n’ont jamais cessé de se détester. L’image du couple est celui de l’aigreur, de la violence et du reproche. L’autre c’est celui qui détruit. Mon ex femme, je me rends compte, je ne l’ai jamais aimé. Je l’ai respecté mais c’est tout. Je ne suis pas capable d’offrir de l’amour car je ne sais pas ce que c’est.

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  7. Je me suis totalement reconnue dans ce texte aussi.
    Il me vient souvent à l’esprit les paroles de Claude Dubois « j’ai besoin d’être aimé, tellement besoin d’aimer » .
    Larguée pour sa maîtresse il y a 2 ans, après 25 ans de couple, je ressens une profonde solitude. Je parrais bien, j’ai beaucoup de prétendants, mais je ne ressens rien. Incapable du moindre sentiment. Je les rejette tous. J’ai tellement envie d’aimer, mais je n’y arrive tout simplement pas.

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  8. Je me reconnais également dans votre texte et ça me réconforte a l’idée que je ne suis pas seule a vivre se vide a l’intérieur de moi, un vide inexplicable que je ressens depuis longtemps, trop longtemps.

    Je n’ai jamais eu vraiment la capacité de m’ouvrir, de donner et de ressentir de l’amour, mais depuis 3 ans ce vide émotionnelle s’est agrandi et est devenu un gouffres, je ne sais pas comment me sortir de la je me sent parfois si faible face a la vie et cette inaptitude a aimer me détruit de plus en plus chaque jours.

    Je suis une fille pourtant si simple naturelle et plaine de bonnes intention envers mes amis, pour les hommes en revanche rien n’arrive a attendre mon petit cœur, ni haine ,ni peur ,ni joie et encore moins de l’amour.
    J’ai seulement 21 ans j’ai toujours su me relever de toutes sortes de situations et en sortir plus forte mais l’amour est un sentiment tellement effrayant que j’ai l’impression de l’avoir supprimer de mon âme

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  9. Bonsoir,

    Je vous remercie pour votre témoignage et j’ai également lue tous les commentaires sous l’article, et je suis rassurée au fond de constater que je ne suis pas du tout la seule dans ce cas.
    Je n’ai que 21ans et il est impossible pour moi d’aimer depuis mon premier amour.

    J’ai toujours su me relever et apprendre de mes erreurs passées, je pourrais me décrire comme une femme très attachée à sa liberté et à son indépendance, pleine de joie de vivre et pleine de bienveillance pour mes amis/ma famille.

    Pourtant, je n’arrive plus à aimer, j’ai littéralement l’impression d’avoir un trou dans mon cœur à telle point que des qu’il s’agit de « couple » ou « d’engagement »,j’ai tendance à fuir. Mon plus gros problème reste le fait que j’arrive même au point oú recevoir de l’amour /de l’affection me fait du mal. Ce qui m’empêche même d’essayer à construire une relation et d’avancer, puisque j’ai cette peur de souffrir ou de faire souffrir l’autre.

    Et même si au fond de moi je sais que je suis clairement victime de solitude affective, j’avance et je me dis que la seule qui peut guérir ce cœur brisé c’est moi même. J’ai donc arrêté d’essayer et j’estime que cela viendra sûrement un jour et que cela me permettra sûrement, le jour où je serais libérée naturellement, de me dire qu’il s’agît du bon.

    En attendant, oui je n’ai pas de cœur mais je prend dorénavant mon temps en essayant tous les jours un peu plus de prendre soin de ma personne.

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