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Lettre d’amour après une séparation

Lettre d’amour après une séparation

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Voici une lettre écrite par Xxxxx il y a plus d’un an en réponse à la lettre de son ex petit ami qui lui expliquait pourquoi il l’avait quittée sans un mot, à quel point il souffrait de son absence et qu’il n’arrêterai jamais de croire en leur amour.

Bonjour Adrien,

Tout d’abord je peux comprendre que tu sois surpris que je t’écrive après ce que je t’ai dit lors de notre dernière rencontre : un de mes grands défauts a toujours été l’indécision, je n’ai jamais su ce que je voulais, voilà pourquoi parfois je dis des choses et que je change d’avis après.

Sache également que je ne m’attendais pas à trouver tous ces dires dans ta lettre. Tu sais lorsque tu es parti ça m’a détruit également, je suis tombée dans cette spirale de souffrance face à ton mur de silence. Ce silence qui était omniprésent et qui faisait si mal. La raison pour laquelle j’avais accepté ton départ c’était que pour moi tu ne m’aimais plus, tu ne ressentais plus rien pour moi.

Lire ce que tu avais écrit fut très dur tu sais. Très dur, tout simplement car je ne suis pas vide Adrien, je ne l’ai jamais été en ce qui te concerne, et je n’ai jamais cessé de t’aimer, jamais. Je pense que quand on t’a aimé aussi fort que moi, avec tant d’amour et d’affection on ne cesse jamais d’aimer la personne, on s’habitue juste à vivre sans elle, à passer ses journées sans avoir de nouvelles, sans savoir ce qu’elle devient. Ce n’est pas pour autant que ton absence ne pèse pas et que ta présence ne me manque pas, bien au contraire.

Tu sais parfois, lorsque j’ai eu une très bonne journée et que je suis heureuse j’aimerais pouvoir te raconter, te faire partager, lorsqu’en cours on parle du film « Forrest Gump » je pense à toi et j’ai envie de te le dire, ou quand au contraire rien ne va j’aimerais que tu sois là pour me dire que tout ira bien, mais tu n’es pas là, tu n’es plus là. Il n’y a que le silence.

J’ai tellement souffert ces derniers mois, avec ou sans toi mais savoir que toi tu souffres ne fait qu’accroître la douleur. J’aimerais tellement pouvoir t’épargner la moindre souffrance, être capable d’éloigner cette douleur que tu ressens, pouvoir te protéger contre tout ça. Mais je ne peux pas, je n’ai pas pu, j’en ai été incapable. Et savoir que je ne peux rien faire pour t’empêcher de souffrir, sinon attendre que le temps fasse les choses, c’est dur.

Je veux juste que tu sois heureux, que tu puisses vivre chaque jour en étant joyeux. J’aurais voulu tellement de choses pour nous deux tu sais, qu’on puisse faire un bout de chemin ensemble, pouvoir te rendre heureux, mais tout cela a échoué, rien de ce que j’aurais voulu n’est arrivé.

Tout cet été, j’ai tellement souffert que toute cette souffrance s’est transformée en colère à ton égard : comment as-tu pu m’abandonner ? Pourquoi ? Où es-tu alors que j’ai besoin de toi ?

Dès que j’ai lu ta lettre, toute cette colère est retombée pour se transformer en une tristesse infinie. Il y a une phrase (dans un film que j’aime beaucoup) qui dit : «You’re supposed to break up with someone because you’re not in love with them, not because you’re completely in love with them. » A chaque fois que je lis cette phrase je me rends compte de l’injustice vis à vis de nous : si nous nous aimions nous n’étions pas supposés finir ainsi. Pourtant ça n’a pas échappé.

Tu as sûrement été plus courageux que moi, moi je n’ai pas pu prendre cette décision pour notre bien à nous deux, je n’ai pas pu partir car mon amour pour toi était trop fort, je ne pouvais pas. Te perdre était ma hantise, cela me rongeait comme un poison, rien qu’à l’idée de te perdre je peinais à respirer. Pourtant c’est arrivé, ma plus grande crainte se réalisa : je t’ai perdu.

Une fois face à cette douleur je n’ai plus eu d’autre choix que de l’affronter. J’ai du faire face à la réalité et avancer malgré la douleur et la peine que ton absence avait engendré.

Tu sais parfois je me regarde dans la glace et j’ai l’impression d’avoir changé, d’avoir grandi, d’avoir appris. Je suis loin d’être une adulte, j’ai encore plein de choses à vivre, à découvrir et à affronter. Mais j’ai grandi. Tout cela n’a pas été en vain. Lorsqu’on s’est rencontrés, j’avais 18 ans et quelques mois, j’étais une enfant, je n’avais pas conscience de la réalité, de la dure réalité. A présent je sais ce que cela fait de souffrir, je sais qu’on a beau redouter, faire tout pour empêcher la souffrance de nous atteindre, elle arrivera tôt ou tard à nous frapper en plein coeur peu importe tous les efforts qu’on aura mis en place pour éviter qu’elle nous touche. Et on tombera, on aura mal, on souffrira. Pourtant on devra se relever, bien que ce soit dur, on arrêtera peut être pas de souffrir, ça non, ça peut durer quelques temps comme ça peut durer une éternité, mais on avancera et on continuera à vivre, car peu importe ses obstacles la vie est un voyage magnifique à travers son immensité. Je suis loin d’être mature, ça non, je suis toujours une enfant, mais j’ai appris lors de cette souffrance que peu importe à quel point on a peur, à quel point on est tétanisé, on est effrayé, on doit prendre le temps de croquer la vie à pleines dents, de dire aux êtres qui nous sont chers qu’on les aime lorsqu’on a encore le temps, de faire les choses afin de ne jamais les regretter, et surtout on doit aimer. Je ne regrette pas de t’avoir aimé Adrien, après 4 mois de colère ce qui me revient de notre relation ce n’est pas la souffrance, ce sont tous ces moments si précieux que j’ai vécus à tes côtés. Parmi tous ces moments il y en a deux que je chéris particulièrement et à chaque fois que j’y repense je souris.

Se faire écrire une lettre par un écrivain public

«Les souvenirs, c’est quelque chose qui vous réchauffe de l’intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps. » Cette phrase est une citation d’Haruki Murakami et je la trouve vraiment très vraie car lorsque je pense à nous et à ce qu’on a vécu j’ai cette sensation : Je suis heureuse car je me souviens de ces beaux moments et en même temps j’ai tellement mal car tu n’es plus là.

Sache que je n’ai jamais voulu que tu sortes de ma vie, jamais. Je n’ai jamais choisi de rompre tout contact avec toi, je n’ai jamais voulu ça. Au final nos actions ont eu tant d’impact que nous nous comportons comme des étrangers comme si il n’y avait jamais rien eu entre nous, comme si nous ne nous connaissions pas et cela fait mal. Crois-moi c’est très dur pour moi de ne pas savoir ce que tu deviens, ne pas savoir si tu t’en sors, si tu vas bien, mais avons-nous une autre solution ? Je regrette de ne pas avoir accepté que tu me prennes dans tes bras lors de notre dernière rencontre, j’en avais tellement envie mais en même temps, et pour une fois j’ai essayé d’être raisonnable : j’ai préféré refuser sachant que si je rentrais en contact avec toi je n’aurais pas pu te laisser partir une seconde fois. Te revoir était tellement inespéré et si inattendu, j’aurais voulu rester bien plus longtemps dans la nuit sombre au bord du lac d’Annecy, pas forcément à parler de nous mais juste à discuter de tout et de rien, mais si j’étais restée je n’aurais pas eu la force de te laisser repartir une seconde fois.

Je ne sais pas quoi penser après ta lettre, je me suis triturée le cerveau maintes et maintes fois. Sache tout d’abord que même après tous ces mois de silence, mon coeur bat toujours pour toi. Cependant (et je suis consciente que tu ne me l’as jamais demandé) je ne vais pas t’attendre Adrien. Ne te méprends pas, mon souhait le plus cher est de t’avoir à nouveau dans ma vie, avoir une véritable relation avec toi, vraie et forte cette fois-ci mais à quoi bon si on n’est pas capables de se rendre heureux l’un et l’autre ? C’est pour ça que je ne t’attendrai pas, t’attendre m’empêcherait d’avancer et de vivre. De plus je ne sais pas quand tu reviendras, ni même si tu reviendras un jour. J’aimerais te dire que peu importe le temps et la distance qui nous séparent mon coeur t’appartiendra toujours mais je n’en sais rien. Je sais juste que si la vie décide qu’on doit se retrouver on se retrouvera. Si un jour tu dois me prendre dans tes bras à nouveau ce ne sera pas pour un au revoir, mais pour un nouveau bonjour, un nouveau départ.

Je veux que tu sois heureux, une partie de moi veut te dire que tu seras heureux avec une autre fille qui te fera m’oublier, qui aura tout ce que je n’ai pas et qui elle saura te rendre heureux, mais l’autre partie en est incapable car je ne suis pas sure de supporter qu’une autre fille détienne ton coeur et ait ton amour (surement mon côté égoïste qui ressort.) Alors je vais juste te dire : sois heureux Adrien, profite de ta vie, tu n’en as qu’une. Et je veux que tu saches une chose : «no matter how dark it gets, the sun’s gonna rise again. » Cette phrase signifie que peu importe à quel point il fait sombre, un jour la lumière reviendra. Ne désespère pas, bien que tu souffres en ce moment, sache que un jour tu te réveillera et la souffrance n’aura peut être pas disparue mais elle sera très enfouie au point que tu la sentiras à peine et que tu seras malgré tout heureux.

Ecrire cette lettre me fait me rendre compte à quel point tu me manques, tu me manques tant Adrien. J’aimerais tellement être suffisamment forte pour être à tes côtés. Avant d’écrire ces mots j’ai bien réfléchi avant d’être sûre de le penser et de le vouloir et à présent je suis sûre : Je n’ai pas envie de ne plus entendre parler de toi pour toujours, ni même pour le moment mais je sais également que nous avons besoin de temps et de distance. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas envie parfois de recevoir un message de toi qui me dit juste que tout va bien, qui me fasse penser que quelque part bien que tu sois loin tu penses encore parfois à moi. Je sais juste que nous ne sommes pas prêt pour avoir une relation en tant qu’amis, car mes sentiments pour toi sont trop forts, ni en tant que couple car nous n’avons pas la maturité nécessaire et nous foncerions dans le mur en faisant cela. Mais je ne veux pas non plus me dire que je ne te verrais plus, que je ne t’entendrais plus, que je te verrais plus sourire et rigoler.

Sache que je n’attends pas de réponse à cette lettre, je me doute que je n’aurais peut-être jamais de tes nouvelles, et que tu ne reviendras peut-être certainement jamais dans ma vie, cela me fait mal mais je m’y suis habituée, je me suis habituée à ton silence si assourdissant. Il y a encore quelques mois ton silence me faisait si peur, il me terrorisait, à présent il me fait toujours mal, mais je m’y habitue tant bien que mal.

Ce n’est pas facile pour moi de te dire tout ce que je ressens et de mettre ma fierté de côté pour t’avouer autant mes sentiments, mais je préfère avoir l’air faible et dire tout ce que je ressens, je préfère le faire et ne pas me réveiller un matin en ayant des regrets, les regrets de ne pas t’avoir dit ce que je ressentais au plus profond de moi, de ne pas t’avoir dit à quel point tu comptais pour moi.

Je ne sais pas comment finir cette lettre car te dire une nouvelle fois au revoir ne me tente pas mais d’un côté j’y suis bien obligée ne sachant pas si un jour j’aurais de tes nouvelles.

Alors au revoir Adrien, prends soin de toi et je t’aime.

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