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La peur de l’engagement en amour, comment l’expliquer et la surmonter ?

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Qui n’a jamais entendu « Je ne me sens pas prêt-e pour une relation sérieuse, je ne veux pas m’engager » ? Relation suivie, cohabitation, voire même de simples vacances en amoureux, autant de projets qui font fuir les phobiques de l’engagement amoureux. Alors, avoir peur de passer le reste de ses jours avec la même personne peut sembler légitime, ce type d’engagement ne se prend pas à la légère. Mais pour certains, le vertige d’une telle perspective est insurmontable. Ils refusent la vie de couple malgré le temps passé ensemble car l’engagement en amour leur renvoie l’image d’une vie contraignante, faite uniquement d’obligations et de devoirs, assimilé à une forme d’emprisonnement et de perte de leur liberté. La peur de l’engagement dans une relation est une problématique de plus en plus présente dans notre société, comme si on avait de plus en plus peur d’aimer vraiment, d’aimer longtemps la même personne. D’où vient cette peur de l’engagement en amour et comment la vaincre ? La peur de l’engagement en amour, comment l’expliquer et la surmonter ?

Définition de la peur de l’engagement en amour

L’idée de passer toute sa vie avec la même personne peut effectivement faire peur. À l’ère où nous consommons plus que nous approfondissons nos relations sentimentales, il n’est pas étonnant que beaucoup aient développé cette crainte très concrète de s’investir auprès de quelqu’un.

En réalité souvent, la majorité de ces phobiques ne se sentent pas à l’aise de s’engager, et ce, dans toutes les sphères de leur vie. Que ce soit pour la vie commune, la rencontre avec la belle-famille, un achat immobilier, le pacs ou le mariage, la fondation d’une famille, ou même la planification de voyages en amoureux, ils reculent au moindre signe d’investissement personnel. Ils se sentent pris au piège dès que la relation prend un virage plus sérieux.

La peur de l’engagement en amour, une véritable phobie ?

 La peur de l’engagement  est comparable à la claustrophobie, à la différence que ce ne sont pas les espaces confinés ou les lieux clos qui sont étouffants mais le fait d’être dans une forme d’intimité avec quelqu’un d’autre. Cette intimité renvoie à un sentiment d’enfermement et c’est ce sentiment que le phobique fuit.

Il est convaincu que choisir un partenaire est un engagement à vie et il a l’impression de signer pour la prison à perpétuité, à l’inverse des personnes sereines avec cette notion qui ne considèrent pas le fait de s’engager comme une privation de liberté mais plutôt comme un choix, une envie et une preuve d’amour.

Ce type d’angoisse se traduit par un stress intense lorsqu’une décision doit être prise. La personne concernée aura tendance à se sentir oppressée lorsqu’elle doit s’investir. Si la peur est une émotion normale, elle devient problématique lorsqu’elle prend une ampleur incontrôlable. Le phobique de l’engagement amoureux pourra avoir tendance à préférer la fuite, plutôt que de tenir une promesse sans être certain de maîtriser la suite des événements.

Hommes et femmes, même peur face à l’engagement ?

On attribue souvent la peur de l’engagement aux hommes. Est-ce une rumeur infondée ou une vérité absolue ? Aujourd’hui, alors que les mœurs ont évolué, où le modèle familial n’est plus figé, dans lequel les femmes ne sont plus uniquement des femmes au foyer et des mères, où le mariage n’est plus le modèle familial et social unique, la question ne se pose plus ainsi. Hommes et femmes ont peur de s’engager par crainte de perdre leur liberté.

C’est une réalité très contextuelle, de plus en plus liée à l’idée actuelle que l’on se fait du couple et de la vie de famille, souvent dévalorisés, et de l’amour, qu’on ne considère plus comme une base suffisamment solide pour construire sa vie avec quelqu’un.

La peur de l’engagement en amour, vraie peur ou prétexte ?

La peur de l’engagement est souvent incomprise et jugée puisqu’elle fait souffrir la personne qui tente de partager une relation avec un-e phobique de l’engagement. Ainsi, le partenaire qui est directement concerné en souffre. Même si, dans la plupart des cas, les causes de la difficulté à s’engager sont complexes et que le partenaire n’a rien à voir avec celles-ci, il subit irrémédiablement la situation.

Il faut distinguer la phobie de l’engagement en amour, vraie peur qui nécessite un travail sur soi-même, et la simple envie de ne pas s’investir, et qui là, semble toucher de plus en plus de monde.

Lire aussi : Mon mec a peur de l’engagement, que faire ? 

Aussi, celles et ceux qui se cachent derrière cette notion pour ne pas s’investir ne sont pas toujours des personnes  souffrant de cette phobie. Ils usent juste de cette peur très -trop- à la mode comme prétexte pour ne pas aller plus loin avec leur partenaire, ou pour collectionner les relations légères et éphémères.

Quelles sont les causes de la peur de l’engagement ?

 La manie du doute

 Pour beaucoup, au fur et à mesure que l’histoire devient sérieuse, le doute s’installe : « Est-ce que je l’aime, est-ce que je me projette avec lui/elle » ? Des habitudes de notre partenaire sont perçues comme des manies, des défauts deviennent insupportables.

D’autres personnes attendent LA personne parfaite pour combler leur idéal d’amour perfectionniste. Ils fantasment sur une relation au-delà du réel et lorsque celle-ci ne reflète pas ce qu’ils avaient prévu, leur déception les ramène à une triste réalité d’échec et de quête éternelle.

Le poids du passé

La peur de l’engagement cache des peurs souvent liées au passé. Peur de l’échec, de souffrir, de décevoir, peur de l’abandon, d’être trahi. Elles proviennent souvent de l’enfance (divorce, violences…) ou de précédentes expériences malheureuses (rupture difficile, infidélité). Il s’agit souvent des blessures d’une relation antérieure qui n’ont pas encore cicatrisées, comme la jalousie maladive et la violence conjugale qui sont des motifs légitimes à la peur de s’engager de nouveau.

Ces peurs ont toutes à l’origine un dénominateur commun : le manque de confiance en soi.

Un manque de confiance en soi

En effet, les résistances à l’engagement sont souvent liées à une estime de soi défaillante, comme une peur de ne pas être à la hauteur de l’idéal que l’on s’est imaginé. « Est-ce que je serai à la hauteur dans cette relation face à la contrainte du quotidien et de la durée ? »

Or nous ne devrions pas le voir de cette façon, mais plutôt comme un engagement envers soi, l’occasion de se réassurer sur sa propre valeur grâce à notre partenaire qui nous a élu comme l’unique à ses yeux.

La confiance en soi est indispensable au sein de toute relation mais particulièrement dans une relation amoureuse. En effet, plus on est proche d’une personne, plus l’enjeu affectif est grand et plus on peut souffrir si la relation s’arrête. Il est tentant de se protéger de la souffrance en ne s’engageant pas à 100% dans la relation de couple mais c’est rarement épanouissant sur le long terme.

Le mieux est de renforcer son estime et sa confiance en soi afin de pouvoir s’investir complètement dans la relation. Ainsi, on peut se nourrir de la relation et en profiter pleinement, sans peur de souffrir atrocement et de ne jamais se relever si la relation se termine.

La peur de perdre sa liberté

Dans une relation, il est nécessaire de préserver sa liberté. Chaque individu est une entité à part entière et à ce titre, a besoin de son autonomie et de sa liberté pour être épanoui. Il faut connaître ses limites et les faire respecter. Certaines personnes ne parviennent pas à s’affirmer et subissent des décisions qui ne leur conviennent pas. Ainsi, ils développent de la rancœur et de l’agressivité vis-à-vis de leur partenaire et cela détériore la relation.

Quand on se sent enfermé et contraint, la tentation de fuir la relation est grande. Quand on se sent libre, on a envie de rester.

Les croyances limitantes

Selon notre histoire personnelle, on a tous intériorisé certaines croyances limitantes et handicapantes pour notre vie actuelle. Par exemple, si vous avez mal vécu le divorce de vos parents, vous avez peut-être assimilé inconsciemment la croyance qu’un couple n’est pas fait pour durer et qu’il est synonyme de souffrance. Vous allez donc chercher par tous les moyens à donner raison à cette croyance en choisissant des personnes qui ne vous conviennent pas ou que vous n’aimez pas vraiment. Ainsi, vous aurez à chaque fois une bonne raison de vous dire que vous n’êtes pas fait pour l’amour.

Pour sortir d’un schéma inconscient qui se répète, il faut d’abord prendre conscience de ce schéma et l’identifier. Ensuite, vous devez remplacer votre croyance limitante par une autre qui sera plus proche de votre réalité actuelle et qui vous aidera à avancer.

En effet, les croyances sont faites pour évoluer tout au long de notre vie. Il est donc important de mettre à jour régulièrement vos croyances afin d’avancer le plus sereinement possible dans votre vie.

Comment vaincre sa peur de l’engagement ?

Identifier et affronter les causes de sa peur

La peur irrationnelle de s’engager s’explique donc toujours par une autre peur sous-jacente. Il est important dans un premier temps de comprendre d’où vient cette angoisse et de l’affronter, pour être en accord avec soi-même et dans une future relation.

Prendre son temps

Les phobiques de l’engagement ont tendance à se lancer corps et âmes dans leur nouvelle relation, puis à fuir dès qu’ils se sentent un peu trop engagés. Mieux vaut y aller doucement mais sûrement.

Ne pas se perdre dans la relation

L’erreur de la plupart des couples est souvent de se fondre l’un dans l’autre. Il est nécessaire de garder son identité pour ne pas se perdre et se réveiller un jour avec cette boule au ventre qui remet tout en question parce qu’on ne sait plus qui on est.

Désacraliser le couple

Oui, le couple est important dans une vie. Il doit même être très solide pour traverser les épreuves. Mais savoir qu’on est épanoui dans autre chose que son couple peut aider à dédramatiser le couple. On ne mise pas tout sur lui.

Si vous tentez ou êtes dans une relation avec un-e phobique de l’engagement

La peur la plus importante pour ce genre de personne est de perdre quelque chose qu’elle a déjà. Il est important alors de s’intéresser à ses fausses barrières et de la rassurer. Il faut utiliser les bons mots et les arguments pour lui prouver qu’une relation sérieuse n’est pas synonyme d’enfermement.

Pour autant, il ne faut pas rester passif et tout accepter.

Si la cause de l’incertitude est liée à votre comportement ou à vos différences, prenez-en conscience. Et si vous souhaitez changer pour réussir votre relation de couple, faites-le.

Si vous vous aimez et que vous entretenez une bonne complicité, vous pourriez tout à fait faire cette analyse de manière séparée dans un premier temps puis conjointe pour essayer de trouver une solution.

Parfois notre comportement est remis en question par le fait de trop aimer. En effet, plus ces personnes sentent notre amour, plus ils auront tendance à fuir, se sentant piégés. Ils voudront alors couper court bien qu’ils aient des sentiments naissants. Et bien que ces personnes aimeraient s’engager, la peur vaincra, aussi soit elles saboteront la relation, soit elles disparaîtront alors que tout allait bien, car l’angoisse de voir disparaître leur liberté aura été la plus forte.

Alors, ne restez pas dans une zone d’attente et d’incertitudes, protégez-vous et n’ayez pas peur de rompre si vous voyez que votre relation n’a pas d’avenir.

 En conclusion, la peur de l’engagement est-elle plus répandue aujourd’hui ?

 Pour les vrais phobiques de l’engagement, la question à se poser avant tout est : Est-ce que vous avez toujours eu peur de vous engager ?

  • Si c’est la première fois, pourquoi avez-vous peur de vous engager dans cette relation alors que ce n’était pas le cas précédemment ?
  • Est-ce que cette peur est liée à votre partenaire actuel ? A votre passé familial ou sentimental ?

Il faut garder à l’esprit que dans nos relations amoureuses, nous pensons, ressentons et agissons souvent en fonction de notre passif familial et amoureux. Ce n’est qu’en répondant à ces questions et en analysant ce que nous avons vécu qu’il sera possible de sortir de cette peur de l’engagement.

Et les deux vraies questions qui restent en suspens sont les suivantes :

  • Les vrais phobiques de l’engagement ont-ils vraiment envie de changer pour s’investir dans une relation de couple ?
  • Pour les autres qui jouent sur cette peur en l’utilisant à mauvais escient, pourquoi être en couple leur fait-il si peur?

Ne s’agit-il pas uniquement d’un prétexte comme écrit plus haut, de se cacher derrière cette peur afin de ne pas assumer son égoïsme et cette nouvelle tendance à la consommation ?

La nouvelle image de l’engagement amoureux est limitante, comme si être deux était forcément synonyme de contraintes et d’emprisonnement.

Espérons que cette peur de l’engagement en amour ne prendra pas plus d’ampleur et que les vrais phobiques trouveront en eux la force de se débarrasser de leurs peurs pour oser le bonheur à deux.

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