On s’aime mais on se fait du mal : témoignage d’Ariane

Comment retrouver la complicité des débuts dans son couple ?

Avec le temps, la relation de couple change. On s'éloigne, on communique moins, on s'engueule. Pourtant on s'aime toujours... Alors comment remettre son couple sur les bons rails et retrouver la complicité et les rires qui nous ont fait tomber amoureux ?

L’amour est la plus belle chose au monde mais c’est parfois aussi une source de souffrance. On peut s’aimer très fort, ne pas vouloir s’oublier ou se quitter, ne pas pouvoir imaginer sa vie sans que l’autre y tienne une place, pourtant on se blesse. A mal s’aimer peut-être, à ne pas savoir comment faire, quoi dire, à ne pas toujours se comprendre. Alors on pleure, on se dispute, on crie, on ne se parle plus, on souffre. Puis on revient, on oublie, on pardonne, on repart. Et ça recommence… Relation toxique à fuir absolument ? Dépendance affective ? Ou juste une façon d’aimer mal dosée, un amour impossible dont on n’arrive pas à se défaire ? Il y a autant de raisons qu’il y a d’histoires d’amour qui peuvent faire mal. On s’aime mais on se fait du mal, voici le témoignage d’Ariane prisonnière d’un amour compliqué dont elle ne parvient pas à se défaire.

On s’aime mais on se fait du mal : témoignage d’Ariane

Qu’est-ce que je peux bien écrire à propos de lui pour essayer de me faire comprendre, et de comprendre moi-même d’ailleurs ?

Je l’aime, tout simplement, je l’aime et puis c’est tout. On ne choisit pas d’aimer ou pas, de ne plus aimer. Ou peut-être que si, mais moi je n’y arrive pas.

C’est plus fort que moi, c’est lui et pas un autre. Pourtant, il n’a rien du prince charmant ni de l’homme idéal. Il est bourré de défauts, m’exaspère souvent, ne me rend pas toujours heureuse. Mais je n’y peux rien, c’est lui, c’est moi, c’est nous.

On a beau se blesser plus que de raison, il n’y a qu’avec lui que je crois encore en l’amour. Peut-être que c’est ma définition même de l’amour qui est fausse. Je le sais.

Mais mes sentiments, eux, sont vrais, et peu importe ce qui se passe entre nous, mon cœur bat à l’unisson du sien.

Il me connaît si bien, il n’y a qu’avec lui que je peux être totalement moi-même. Je n’ai pas peur d’être jugée, d’être incomprise. C’est paradoxal parce que ce sont justement nos incompréhensions qui nous blessent et nous éloignent quand ça ne va pas.

Notre relation est compliquée, chaotique, et la distance n’arrange rien. Je me suis déjà dit que je me compliquais la vie pour une relation qui ne me mènerait nulle part mais c’est plus fort que moi. Je n’arrive pas à décrocher.

Il y a comme un fil rouge invisible entre nous deux qui nous relie malgré moi. On ne peut pas se passer l’un de l’autre. On revient toujours l’un vers l’autre après une dispute, un silence, un froid.

C’est impossible pour moi d’imaginer ma vie sans lui.

J’ai peut-être tort, je ne comprends sans doute pas l’amour mais j’ai la conviction qu’il est mon âme sœur. Et ce en dépit des obstacles et des épreuves qui nous séparent, des mots qu’on se dit et qui font mal, des maux qui nous abîment.

Mais les années passent et je suis incapable de l’oublier, de le quitter, de tourner la page.

On dit souvent qu’entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas. Que l’amour fait souffrir. Je commence à me dire que je ne sais peut-être pas aimer comme il faut.

Est-ce que je me trompe d’homme, d’histoire, de façon d’aimer ?

On s’aime mais on se fait du mal, et cette souffrance nous abîme.

Je n’ai pas l’impression d’être dans une relation toxique comme on en voit hélas tant. Il ne me fait pas de mal au quotidien par ses mots, ses gestes ou ses actes. Il n’est jamais violent, jamais irrespectueux.

Non, c’est émotionnellement qu’on se fait du mal, parce que nos deux sensibilités se heurtent, parce que notre relation est compliquée avec la distance.

Alors la frustration prend beaucoup de place et en laisse peu à l’amour léger, à l’insouciance, au bonheur d’être ensemble. On alterne les moments parfaits avec les larmes, la déchirure de la séparation, la blessure du manque. Et alors c’est là qu’on se blesse. Par des incompréhensions, des interprétations, des suspicions.

Quand le doute s’installe, que l’angoisse s’invite, on se sent seule, perdue, mal aimée. Et dans ces moments-là, j’ai beau relativiser, me raisonner, c’est plus fort que moi. Il me faut des preuves d’amour alors même qu’on s’est fait du mal avant.

En fait, le paradoxe est là, à s’aimer et se faire du mal en même temps. Car c’est la personne à cause de laquelle on souffre, parfois pour rien, qui détient le pouvoir de nous faire aller mieux. Parce qu’on l’aime et qu’elle est la seule à pouvoir nous rassurer.

Alors on s’aime mal, on s’aime trop, on ne s’aime pas comme il faut.

Je le sais. Mais c’est plus fort que tout, plus fort que moi-même. Un jour peut-être que cela changera car notre relation sera plus apaisée. Ou parce qu’on aura compris qu’on ne peut pas continuer ainsi, qu’on se fait plus de mal que de bien.

Je n’ai pas la réponse pour le moment, je sais juste que malgré le mal qu’on peut se faire inconsciemment, l’amour qu’on a l’un pour l’autre l’emporte, inéluctablement.

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